La France lance une charte contre l’homophobie dans le sport

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La France lance une charte contre l’homophobie dans le sport

Photo de Gareth Thomas

Le club gallois des Celtic Crusaders fait de Gareth Thomas la star de son équipe. © Crusadersrfl.com.

(Blogmensgo, 25 octobre 2010) Rama Yade, secrétaire d’État aux Sports, a profité du match entre la France et le pays de Galles pour présenter officiellement, le 23 octobre 2010, la charte française contre l’homophobie dans le sport. La charte est parrainée par Gareth Thomas, premier joueur professionnel de rugby à XV ayant dévoilé son homosexualité en cours de carrière (cf. notre article du 21 décembre 2009) avant de se reconvertir dans le rugby à XIII, où il porte le maillot national du pays de Galles.

La charte contre l’homophobie dans le sport fait partie des mesures annoncées le 17 mai 2010, à l’occasion de la Journée mondiale contre l’homophobie. Ses principales dispositions prévoient des « sanctions adéquates contre toute attitude homophobe », l’homophobie étant reconnue « de manière explicite » comme une discrimination. La nature et l’échelle des sanctions ne sont pas précisées.

La Fédération française de rugby à XIII a signé le texte de la charte. Plusieurs autres fédérations se sont engagées à signer elles aussi cette charte, notamment les fédérations de rugby à XV, de basket-ball, de tennis, de judo, de karaté, de lutte et de football.

Plusieurs clubs professionnels de football (Paris, Auxerre, Nice) ont déjà signé le texte, de même que la Ligne de football professionnel (LFP, dès le 8 juin 2010), mais pas encore la Fédération française de football (FFF). C’est ce qui explique l’inertie fédérale face aux brimade homophobes que le footballeur Yoann Lemaire a récemment subies de la part de son club, le FC Chooz (cf. notre article du 2 septembre 2010).

Commentaire. Mouais. Le rugby à XII, combien de divisions ? On en reste pour l’instant dans le registre des bonnes paroles et de l’autosatisfaction à bon compte. Les choses auront vraiment évolué quand des supporteurs qui hurlent « sale pédé » seront interdits de stade, devront effectuer des travaux d’intérêt général ou seront invités en séjour carcéral.

Philca / MensGo
(via toute la presse, dont Le Point du 22 octobre et France Info du 24 octobre 2010)

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