Initiatives contre l’homophobie en milieu scolaire dans les cantons de Vaud et Genève

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Initiatives contre l’homophobie en milieu scolaire dans les cantons de Vaud et Genève

Photo d'élèves

« Il est super ce nouveau manuel d'homosexualité ! » ©Photoxpress/Marzanna Syncerz.

(Blogmensgo, 24 septembre 2012) Comment faire en sorte que le milieu scolaire soit moins dévastateur pour les élèves de la communauté LGBT ? En « formant » à la diversité sexuelle, dans ces établissements, les enseignants et le personnel de santé. C’est ce que s’apprête à faire dans deux établissements scolaires Élisabeth Thorens-Gaud, attachée aux questions d’homophobie et de diversité pour les cantons de Genève et Vaud (cf. notre article du 19 novembre 2010).

Les deux projets pilotes retenus concernent pour l’instant le premier degré de l’enseignement secondaire dans le canton de Genève, à travers le cycle d’orientation des Coudriers et le collège de Saussure.

L’objectif immédiat est d’une part de sensibiliser le personnel enseignant et sanitaire aux thématiques LGBT en milieu scolaire, d’autre part de contribuer à instaurer un climat plus friendly dont bénéficieront les jeunes gays et lesbiennes scolarisés dans ces établissements. L’objectif plus global, en faisant comprendre que les LGBT sont statistiquement deux fois plus dépressifs et quatre à sept fois plus suicidaires que les hétéros, est précisément d’infléchir ces statistiques en soulageant le mal-être des élèves LGBT.

Élisabeth Thorens-Gaud a constaté des réticences à tous les niveaux de la chaîne éducative. Chez les directeurs d’établissement, peu empressés à parler de diversité sexuelle dans leurs bâtiments ; chez les enseignants, mal à l’aise avec cette thématique ou qui « craignent de faire faux » en attisant par maladresse un mal-être existant ou potentiel ; chez les parents d’élèves, dont beaucoup confondent éducation sexuelle et éducation à la diversité sexuelle, pensant que l’on parle ici de relations sexuelles (fornication) et non pas de sentiment (amour).

Les deux projets pilotes consisteront donc en partie à former les enseignants et personnels de santé afin qu’ils soient plus réceptifs aux questions LGBT, et mieux à même de les évoquer en présence des élèves, sans gêner ni choquer quiconque.

Philca / MensGo
(via Tribune de Genève du 21 septembre 2012)

1 réponse

  1. Niina

    Ca me rappelle une fois, alors que je donnais des cours de soutient dans un centre éducatif, bon j’étais super jeune, c’était il y a 12-15 ans et je précise aussi que je ne suis pas lesbienne, je suis hétéro.
    Et j’avais un cours de biologie a expliqué à un mome qui ne comprennait pas la différence entre deux termes, si je me souviens bien c’était homozygote et hétérozygote. Du coup, je lui est expliqué ce que voulais dire HOMO et HETERO au sens large du terme donc, mais en utilisant comme exemple homosexuelle et hétérosexuelle (pour même et opposé et puis ca fait moyen mnémotechnique pour le môme).
    Eh bien qu’en j’ai dit ca, la responsable m’a regardée d”un air, j’ai cru qu’elle allait m’écarteler Oo

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