Posts Tagged “homophobie”

Photo antiexécutions en Iran

RDV vendredi 3 septembre 2010, à 20 h, place du Trocadéro à Paris. © Facebook.com/SaveEbrahim.

(Blogmensgo, 3 septembre 2010) Ce soir vendredi 3 septembre 2010, à 20 heures, sur la place du Trocadéro, à Paris, aura lieu un kiss-in contre l’homophobie. L’événement vise à manifester contre l’homophobie en général, et en particulier contre la pendaison que l’Iran promet à Ebrahim Hamidi, 18 ans, au prétexte qu’il serait homosexuel.

Tous les explications sont données la page Facebook du kiss-in. Précisons que ce kiss-in est réservé… à tout le monde, quels que soient l’âge, le sexe et l’orientation sexuelle des participants. Il s’agit d’embrasser, à 20 heures pétantes, son/sa partenaire du moment ou toute personne trouvée sur place pour la circonstance.

L’objectif de ce « kiss-in d’urgence » n’a rien d’exhibitionniste. Les participants chercheront juste à montrer l’inanité des lois et jugements homophobes, tout en faisant monter la pression en direction de l’Iran, comme le font de nombreuses voix à travers le monde, afin de faire libérer Ebrahim Hamidi dans délai ni conditions préalables.

Outre les habituelles déclarations politiques et diplomatiques, la pression internationale se manifeste dans cette affaire par le truchement d’une vingtaine d’écrivains d’expression française emmenés par les « têtes de gondole » Philippe Besson et Gilles Leroy. Parmi les personnalités de cette liste que j’apprécie tout particulièrement, il y a l’éditeur Paul Otchakowsky-Laurens (le fameux POL des éditions du même nom !) et l’écrivain Arnaud Cathrine.
On peut également signer une pétition en ligne (et en anglais) réclamant la libération du jeune Ebrahim Hamidi.

Philca / MensGo
(via Têtu du 2 septembre 2010)

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Livre de Yoann Lemaire

Yoann Lemaire (ici en couverture de son livre) sait maintenant de la FC Chooz a choisi la lâcheté. © Textesgais.com.

(Blogmensgo, 2 septembre 2010) Le club de football de Chooz a refusé à son libero de 28 ans, Yoann Lemaire, une licence pour la saison 2010-2011, « dans un souci de protéger les deux parties », c’est-à-dire le club et le joueur gay, afin « d’éviter de nouveaux incidents ». Yoann Lemaire [et non pas Yohann Lemaire comme je l’avais écrit par erreur dans un précédent article] avait pris une année sabbatique en quittant son club après un coming out médiatisé (cf. notre article du 1er mars 2010).

Le FC Chooz ne prend donc pas pour prétexte l’homosexualité de Yoann Lemaire pour évincer son joueur, mais le fait que sa réintégration nuirait à la sérénité du club et de son ex-libero. Yoann Lemaire avait dénoncé sur Canal Plus les propos et comportements homophobes qu’il subissait depuis deux saisons, puis il avait quitté le club et publié un livre de témoignage autobiographique.

La décision de réintégrer le jeune joueur avait pourtant été prise en juin 2010, à l’issue d’une conciliation impliquant le club et la mairie de Chooz, la fédération et la ligue régionale de football, Yoann Lemaire et un coéquipier qui l’avait insulté lors d’une interview TV. Yoann Lemaire était sociétaire du FC Chooz depuis quatorze ans.

Le joueur évincé préfère maintenant se battre contre l’homophobie plutôt qu’intenter un procès. En revanche, le Paris Foot Gay n’exclut pas de saisir la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde), voire de porter l’affaire en justice.

Philca / MensGo
(via AFP du 2 septembre 2010)

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Photo de Crispin Blunt

Crispin, il est parfois crispant. Mais quel beau et large front d'intellectuel… © Crispinbluntmp.com.

(Blogmensgo, 30 août 2010) Marié depuis vingt ans et père de deux enfants, le ministre britannique délégué aux Affaires pénitentiaires, Crispin Blunt, 50 ans, a dévoilé son homosexualité, le 27 août 2010, dans un bref communiqué. Crispin Blunt a « décidé d’accepter son homosexualité », s’en est expliqué avec sa famille et a quitté sa femme.

Crispin Blunt s’est plusieurs fois signalé, en tant que député, par des propos quasi homophobes. Il a notamment déclaré, lors d’un débat parlementaire en 1998, que l’homosexualité ne pouvait être considérée « comme l’égale de l’hétérosexualité ». En presque vingt années de députation, Blunt a plusieurs fois voté contre – d’une manière effective ou en choisissant de s’absenter lors d’une dizaine de votes – des textes visant à légaliser l’adoption homoparentale ou l’accès des couples lesbiens à la procréation médicalement assistée.

Toujours en 1998, le député conservateur Crispin Blunt s’était également opposé à l’abrogation de la loi interdisant aux militaires de dévoiler leur homosexualité. Fils d’un officier, Blunt est lui-même un ancien militaire de carrière : il servit pendant une décennie dans l’armée britannique, qu’il quitta en 1990 avec le grade de capitaine.

Blunt est le onzième député conservateur a avoir publiquement révélé son homosexualité. Le premier d’entre eux fut Iain Duncan Smith, en 2002… et Blunt en avait alors profité pour demander la démission de Smith.

Crispin Blunt a néanmoins toujours été favorable au pacs et à la création d’un délit pénal pour discrimination fondée sur l’orientation sexuelle.

Le coming out de Crispin Blunt a suscité une vague d’interrogations, toutes tendances politiques confondues. D’aucuns évoquent une possible duplicité du ministre : il n’aurait jamais pu financer sa carrière politique sans son épouse, une riche héritière qui n’a lésiné ni sur son argent, ni sur son entregent, ni sur son abnégation personnelle. Juste avant de quitter officiellement la prison de l’hétérosexualité, Blunt était donné comme probable partant lors du prochain remaniement ministériel.

Aucun lien de parenté avec le chanteur James Blunt. En revanche, Crispin Blunt est l’oncle de l’actrice Emily Blunt.

Philca / MensGo
(via toute la presse britannique, dont BBC News et The Guardian du 27 août, et The Daily Mail du 28 août 2010)

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(Blogmensgo, 25 août 2010) Le général James Conway, chef d’état-major des Marines américains, a affirmé le 24 août 2010 que ses soldats rechignaient à partager leur chambre avec des militaires ouvertement homosexuels et qu’il serait peut-être préférable, au moins dans un premier temps, de recourir au volontariat.

Photo du général Conway

Le général James T. Conway semble préférer un soldat idiot, macho et fou de Dieu à n'importe quel militaire gay ou lesbienne. © Military.mil / Lance Cpl. Bryan J. Nygaard.

Le général Conway est lui-même hostile à l’abrogation de la loi « Don’t ask, don’t tell » (Ne rien demander, ne rien dire) prohibant la présence de militaires ouvertement homosexuels au sein de l’US Army. Selon lui, « une écrasante majorité [de Marines] n’aimerait pas faire chambre commune avec une personne ouvertement homosexuelle ». Cette allergie aux homosexuels, affirme le patron de l’infanterie américaine, concerne surtout les Marines « très religieux » et ceux pour qui l’homosexualité est contraire à leurs valeurs morales.

La légalisation de l’homosexualité au sein des troupes va engendrer « cent problèmes qu’il conviendra de résoudre », mais le corps des Marines se conformera immédiatement à toute modification réglementaire. C’est du moins ce promet le général Conway, expliquant le fort taux d’homophobie au sein des Marines par le machisme inhérent à son corps d’armée.

Philca / MensGo
(via toute la presse du 24 août 2010, dont AFP en anglais et en français)

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Photo de Mariela Castro Espín

À Cuba, la cause LGBT peut compter sur Castro : Mariela Castro Espín ! © Cenesex.sld.cu

(Blogmensgo, 24 août 2010) La cinéaste cubaine Marilyn Solaya a réalisé Le Corps qui s’est trompé, documentaire sur l’homosexualité dont la première projection à La Havane, le 19 août 2010, a attiré une foule de spectateurs. Ce documentaire de cinquante-deux minutes a pour « vedette » Mavi Susel, 49 ans, qui fut la première personne à subir une opération de changement de sexe à Cuba, en 1988. La réalisatrice et la protagoniste évoquent dans ce film la difficulté d’être une personne transsexuelle et veulent ainsi dénoncer l’homophobie, le machisme et la transphobie qui sévissent à Cuba malgré une tolérance de façade.

Les deux femmes espèrent contribuer à faire évoluer les mentalités dans le bon sens, afin que les Cubains comprennent mieux ce qu’est la transsexualité et ne stigmatisent plus les personnes transsexuelles. Mavi a elle-même subi les pires avanies avant de vivre pleinement sa vie et sa sexualité de femme. Elle a subi des abus sexuels, été martyrisée à l’école, été méprisée par son père, tenté plusieurs fois de se suicidé lorsqu’elle vivait dans le corps d’un garçon.

Mariée depuis 1991, Mavi n’a révélé que plus tard à son mari ce qu’elle avait vécu avant de l’épouser. « J’ai rencontré une femme, tu es une femme », lui a-t-il répondu.

Malgré le soutien officiel du Parti communiste et l’implication personnelle de la nièce du président Castro en faveur des personnes transsexuelles (cf. notre article du 29 mai 2009), le fossé d’incompréhension voire d’animosité tarde à se résorber. Il a fallu vingt ans pour que l’État recommence, en 2009, à financer les opérations chirurgicales de réassignation sexuelle.

La télévision publique a l’intention de diffuser Le Corps qui s’est trompé, après avoir déjà signalé sa sortie sur les écrans de la capitale. Le documentaire sera également présenté dans d’autres salles en province.

Philca / MensGo
(via toute la presse du 19 août 2010, dont AFP)

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