Archives pour la catégorie “culture”
 L'animatrice n'a pas précisé si elle-même est homosexuelle… © Publicsenat.fr.
(Blogmensgo, 14 février 2010) La chaîne de télévision française Public Sénat diffuse depuis le 11 février 2010, un débat consacré à « Homosexualité en terre d’islam », que j’ai découvert par hasard en zappant. Une durée beaucoup trop courte pour analyser le sujet en détail, mais un débat passionnant grâce au choix des invités et à la qualité de leurs interventions.
On a eu plaisir à voir et entendre Louis-Georges Tin et l’écrivain homosexuel marocain Abdallah Taïa. Les interventions érudites et pertinentes des trois intervenants, y compris du philanthrope et spécialiste des religions Odon Vallet (fiche Wikipédia), ont offert une passionnante mise en perspective du sujet.
Émission à revoir sur la chaîne ; il ne reste plus que trois rediffusions à venir, dont une aujourd’hui et les deux dernière demain. On peut aussi visionner l’émission directement sur le site de la chaîne. Pas sûr que cela reste en ligne très longtemps, la politique française des droits de diffusion étant très stricte.
Philca / MensGo
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 David Copperfield : peut-être gay, certainement magique… © Alphagalileo.org.
(Blogmensgo, 3 février 2010) L’universitaire britannique Holly Furneaux affirme que pour si sait lire entre les lignes, les œuvres de Charles Dickens fourmillent d’allusions à une sexualité plus diversifiée que la norme, voire à d’authentiques évocations homosexuelles. Mieux encore, l’auteure de Queer Dickens pense que l’œuvre du grand écrivain se place dans une mouvance de littérature victorienne à mille lieues du rigorisme et du puritanisme sexuels que l’on tenait pour acquis au regard de cette époque.
Le sous-titre du livre en suggère le propos : dans Queer Dickens – Erotics, Families, Masculinities, Holly Furneaux questionne la sexualité et le genre à travers le contenu potentiellement « homoérotique » des relations humaines, familiales et viriles. Et d’appuyer sa thèse sur le fait que chez Dickens, les hommes ont une furieuse tendance à tomber amoureux de la sœur de leur meilleur ami (ainsi de John Westlock et Ruth dans Martin Chuzzlewit). Plusieurs situations et thèmes récurrents seraient autant d’indices queer dans l’œuvre de Dickens : amitié cicatrisante (ainsi de Herbert soignant Pip dans Great Expectations), pères célibataires, résistance contre ses propres pulsions, besoin d’éduquer autrui, structures familiales originales – tout cela procéderait d’un « désir homoérotique » et attesterait un « corpus clairement queer ».
Dickens ne serait d’ailleurs pas un cas isolé dans la littérature victorienne. Furneaux place à cet égard Dickens dans une mouvance littéraire dont les auteurs les plus connus sont les poètes britannique Alfred Tennyson (dont la sœur était fiancée à son meilleur ami) et américain Walt Whitman (qui était probablement homosexuel, selon sa fiche Wikipédia).
Bref, Holly Furneaux va jusqu’à penser que les Victoriens n’étaient « ni aussi punitifs ni aussi pudibonds qu’on l’imaginait autrefois ».
Queer Dickens – Erotics, Families, Masculinities, de Holly Furneaux. Oxford University Press, décembre 2009, relié, 296 pages, 52,25 £ (Amazon UK) ou 61,59 € (Amazon FR).
Commentaire. Mouais. Si l’époque victorienne était aussi permissive, pourquoi a-t-elle condamné Oscar Wilde à deux ans de prison pour homosexualité ?
Philca / MensGo
(via ActuaLitté du 2 février 2010)
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 Rien n'est dû au hasard, selon Balthazart… © Mardaga.be.
(Blogmensgo, 21 janvier 2010) L’éditeur belge Mardaga publie, le 4 février 2010, un livre de Jacques Balthazart intitulé Biologie de l’homosexualité. Le neurologiste Jacques Balthazart s’assigne pour mission d’y « rendre accessible à un large public la littérature scientifique sur les bases biologiques de l’orientation sexuelle et donc de corriger les conceptions erronées très répandues au sujet des origines de l’homosexualité ». Le sous-titre du livre en résume le programme : « On naît homosexuel, on ne choisit pas de l’être ».
Professeur à l’université de Liège, Jacques Balthazart espère susciter « une acceptation plus large de l’homosexualité dans la population et réduire la souffrance des personnes concernées » en montant que l’on ne devient pas homosexuel comme on change de coiffure, mais que l’on naît homosexuel comme on naît gaucher ou droitier, garçon ou fille, avec des yeux bleus ou verts.
« C’est la première fois qu’un ouvrage est publié sur la question en français », signale le blog Gay Kosmopol, selon qui le livre est écrit « dans une prose précise et agréable, et surtout bien structurée et compréhensible ». Cet ouvrage est donc susceptible d’ouvrir à lui seul une brèche dans la muraille de la désinformation – fût-elle de bonne foi – et de l’homophobie.
Le livre est annoncé en France, au prix public de 29 euros selon Amazon.fr, et bien sûr aussi en Belgique.
Commentaire. Pour le grand public, aucun doute : on choisit son orientation sexuelle comme on choisit son orientation professionnelle. Le livre du professeur Balthazart combattrait beaucoup plus efficacement cette idée reçue s’il était vendu à un prix accessible au plus grand nombre…
Philca / MensGo
(via le blog Gay Kosmopol du 20 janvier 2010)
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 Mieux vaut écouter Elton John chanter en regardant Stephan Weiler… plutôt que l'inverse. © Tara Gore / Eltonjohn.com.
(Blogmensgo, 15 décembre 2009) Elton John, Freddie Mercury et Stephen Fry chez les hommes, Judy Garland, Kylie Minogue et Madonna chez les femmes sont, dans cet ordre, les plus grandes icônes mondiales gay de tous les temps. Tel est le début du palmarès selon un sondage de l’institut britannique OnePoll effectué auprès de 5 000 internautes et rendu public le 10 décembre 2009.
Seul un hétéro, le footballeur David Beckham, apparaît dans la catégorie masculine, alors que le palmarès féminin se compose essentiellement de femmes non lesbiennes. C’est la preuve, selon OnePoll, que les sondés s’intéressent plus aux valeurs de tolérance véhiculées par les personnalités qu’à leur appartenance effective à la communauté homosexuelle.
Si l’on prend les deux lauréats de chaque sexe, le palmarès est très cohérent. Elton John vivait depuis douze ans avec David Furnish lorsqu’il se pacsa avec lui en décembre 2005, le jour même où l’Angleterre légalisait les unions homosexuelles. Freddie Mercury, mort en 1991 d’une maladie opportuniste consécutive au sida, assuma ostensiblement son homosexualité à la scène comme à la ville. Quant aux deux principales lauréates, elles ont toujours affiché une attitude voire un militantisme parfaitement gay-friendly et n’ont jamais hésité à se produire dans des lieux ou lors d’événements LGBT.
Pour la liste complète du palmarès, cliquer sur la photo.
Commentaire. Électorat britannique oblige, le palmarès ignore superbement la chanson française en général et Dalida en particulier. Le football français (Yohann Gourcuff) et portugais (Cristiano Rinaldo) est tout aussi snobé.
Tout aussi incompréhensible est la mise à l’écart du beau et sympa Sergio Lara, alias Mister Gay Europe 2009 (cf. notre article du 31 août 2009), qui ressemble d’ailleurs un peu à David Beckham, sauf quand il joue au ballon. Et n’avoir pas retenu Stephan Weiler, l’hétéro au regard de braise élu Mister Suisse 2008 (cf. notre article du 27 août 2008), apparaît comme une faute de goût.
Philca / MensGo
(via Yahoo Actualités du 14 décembre 2009)
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 Contrairement aux apparences, Evergon n'est pas barbant… © Evergon.ca.
(Blogmensgo, 8 décembre 2009) Le photographe canadien Evergon expose, jusqu’au 12 décembre 2009, ses dernières photos et vidéos à la Galerie Verticale de Laval (Québec). Son exposition, intitulée « Jeux de la passion », réunit 11 grands clichés et 16 vidéos qui « interrogent les modes de préservation de lieux et de pratiques gay ». Et le résultat n’est pas banal !
Montréalais d’adoption, l’artiste n’hésite pas à mettre devant l’objectif son propre corps atypique et sexagénaire. Ses œuvres s’intéressent au corps en tant que concept à la fois physique (la chair) et intellectuel (le désir).
Evergon donne volontiers à voir des images surprenantes ou dérangeantes, que ce soit par les thèmes abordés, par les postures représentées, mais aussi par un certain goût pour le tératologique. Ceux qui n’ont pas la possibilité d’aller dans la Belle Province pourront quand même jeter un coup d’œil à son portfolio.
Philca / MensGo
(via Courrier Laval du 7 décembre 2009)
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