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 Sean Hayes. Un front immense et un talent qui ne l'est pas moins. © Advocate.com.
(Blogmensgo, 11 mars 2010) L’acteur américain Sean Hayes a confirmé qu’il est effectivement gay, dans une très longue interview au mensuel gay The Advocate daté d’avril 2010. Son homosexualité était devenue un secret de polichinelle depuis quelque temps à Hollywood, mais Sean Hayes ne l’avait jamais publiquement dévoilée, sans pour autant s’inventer des aventures hétérosexuelles. Il gagnerait à être plus connu de ce côté-ci de l’Atlantique, car en plus d’être un beau gosse de 39 ans il semble avoir les neurones qui vont avec.
C’est son interprétation de Jack McFarland dans la sitcom Will & Grace qui l’a fait connaître du grand public. Jack, l’extravagant voisin gay qu’il incarna de 1998 à 2006, lui a valu quatre récompenses professionnelles dont un Emmy de meilleur second rôle (l’équivalent d’un « 7 d’or ») – et ses premières interviews dans la presse gay. C’est alors que Sean Hayes a usé d’une géniale pirouette afin de cacher son homosexualité sans mentir : il affirmait que sa meilleure technique pour apparaître aussi crédible dans le rôle d’un gay que dans la peau d’un hétéro consistait à en dire le moins possible sur sa vie sexuelle. Et la presse LGBT a gobé ça !
Plus fort encore. Sean Hayes, lourdement estampillé « interprète de rôles gay dans des sitcoms », prépare sa reconversion dans la comédie musicale. Il incarnera prochainement Chuck dans Promises Promises, comédie musicale de Burt Bacharach sur un livret de Neil Simon (inspirée du film La garçonnière de Billy Wilder) qui fut jouée de 1968 à 1972 avant quatre décennies d’hibernation. « J’arrive à tenir une note », se défend Sean Hayes. De fait, il était pianiste classique avant de devenir acteur professionnel.
Le beau Sean n’est pas non plus dépourvu d’humour, option autodérision : « Je crois que j’ai prodigieusement contribué à l’avancement du mouvement gay en Amérique, et si quelqu’un le conteste on peut toujours en discuter. » Le plus beau compliment vient de Neil Simon. « Pourquoi ce spectacle n’a plus été donné pendant quarante ans ? Mais parce qu’il a fallu quarante ans pour dénicher Sean Hayes ! »
Philca / MensGo
(via News de stars du 10 mars 2010)
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 To be or not to be? Au Danemark, le mariage gay religieux fait débat et l'évêque Karsten Nissen (photo) n'en veut pas. © Viborgstift.dk.
(Blogmensgo, 10 mars 2010) Environ 63 % des Danois sont favorables au mariage religieux des couples homosexuels et seulement 25 % y sont hostiles, selon un sondage publié le 10 mars 2010 par le quotidien Kristeligt Dagblad, qui lui consacre tout un dossier dans son édition d’aujourd’hui.
La Danemark fut en 1989 le premier pays à instaurer un pacs (appelé « partenariat enregistré ») donnant aux couples homosexuels des droits presque identiques à ceux des couples hétérosexuels. Seules les mairies peuvent unir des couples de même sexe. L’Église luthérienne (qui revendique 90 % de la population) a refusé de bénir des mariages gay à l’église, alors qu’une majorité des douze évêques de l’époque y semblait pourtant favorable. Plusieurs pasteurs pratiquent toutefois de telles célébrations, mais en catimini.
Le sondage de Capacent Research, réalisé le 5 mars sur un échantillon de 1 304 personnes, intervient alors même que la ministre des Cultes, Birthe Rønn Hornbech, envisage d’autoriser la célébration de « partenariats enregistrés » dans les lieux cultuels sans pour autant autoriser le mariage religieux. La ministre ne tranchera qu’après avoir pris livraison du rapport qu’elle a commandé sur cette question.
Quatre textes visant à légaliser le mariage gay à l’église sont sur le bureau du Parlement. Le centre-gauche (opposition) y est plus particulièrement favorable, mais plusieurs voix de la majorité font elles aussi savoir que ce serait une bonne chose. Le Parlement pourrait statuer avant le 4 juin (qui semble marquer la fin de la session parlementaire au Danemark).
Même l’épiscopat luthérien y est désormais majoritairement favorable : sept évêques sur dix seraient favorables à la célébration religieuse d’unions homosexuelles à part entière. Les pasteurs sont aujourd’hui autorisés à célébrer des unions homosexuelles, mais avec un rituel tronqué afin qu’elles n’apparaissent pas comme des unions à part entière. Dans une interview du 9 mars 2010, l’évêque Karsten Nissen, hostile au mariage gay, refuse de passer du pacs au mariage pur et simple : « un partenariat enregistré n’est pas un mariage, car un mariage dans le sens biblique est conclu entre un homme et une femme », affirme le prélat.
Au royaume du Danemark, le protestantisme luthérien est une religion d’État.
Philca / MensGo
(via toute la presse du 10 mars 2010, dont Le Figaro et La Croix)
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 Guy Marchand personnifie un Triangle (rose) dans un film un peu trop carré. © Advitamdistribution.com.
(Blogmensgo, 8 mars 2010) Le palmarès des Oscars a préféré l’interprétation de Jeff Bridges dans Crazy Heart à celle de Colin Firth incarnant un professeur gay dans A Single Man (cf. notre article du 2 mars 2010).
La cérémonie des Oscars, du 7 au 8 mars 2010, ne consacrera donc pas pour la deuxième fois consécutive – après Sean Penn dans le rôle-titre Harvey Milk – un acteur ayant incarné un homosexuel au grand écran. La prestation de Colin Firth dans le premier film du couturier Tom Ford avait pourtant été unanimement saluée par la critique. L’acteur aura peut-être payé le prix d’une mise en scène trop maniériste et pas assez captivante pour Hollywood.
Quoi qu’il en soit, les cinéphiles peuvent s’en mettre plein les mirettes ces temps-ci, grâce à la présence de bons films à l’affiche. De même que Colin Firth porte à lui seul le film de Tom Ford, l’acteur français Guy Marchand (photo ci-dessus) enchante L’arbre et la forêt dans un rôle à contre-emploi. Le film cosigné par Olivier Ducastel et Jacques Martineau évoque – hélas ! d’une manière trop démonstrative – le thème de la déportation homosexuelle par les nazis.
Guy Marchand, symbole du latin lover un tantinet macho, incarnant un ancien « Triangle rose » ? Il fallait oser. Et l’on découvre, au fil des interviews, un Guy Marchand bien plus cérébré qu’on ne l’eût imaginé – et surtout, mais sans en faire des tonnes, un formidable militant du droit à la différence.
 Et si Ander était la bonne surprise ciné de 2010 ? © Bodegafilms.com.
Et pour ceux qui préfèrent les histoires d’amour à l’amour de l’Histoire, signalons la sortie en Europe de l’Ouest, depuis la mi-février 2010, du film Ander du réalisateur espagnol Roberto Castón. Dommage que le titre L’amour est dans le pré était déjà pris, ça résumait bien le pitch : l’attirance amoureuse d’un fermier basque pour un ouvrier agricole péruvien.
Philca / MensGo
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 John Roberts. Le président de la Cour suprême invite les bigots homophobes à se faire voir ailleurs. © Wikipedia.org.
(Blogmensgo, 3 mars 2010) Les couples homosexuels peuvent se marier à Washington dès aujourd’hui et 200 candidats au mariage gay sont attendus ce jour à l’ouverture du bureau des affaires matrimoniales. Le 2 mars 2010, la Cour suprême a en effet refusé de surseoir à l’entrée en vigueur d’une loi autorisant la célébration de mariages homosexuels à Washington (cf. notre article du 2 décembre 2009).
Le président de la Cour suprême, John G. Roberts Jr, 55 ans, explique dans un arrêt (en PDF) que son institution n’a pas à invalider le mariage gay en attendant la tenue d’un référendum d’initiative populaire. La Cour suprême, explique-t-il, n’a pas à s’immiscer dans cette affaire à caractère local tant que les voies de recours juridiques ne sont pas épuisées au sein même du District de Columbia (circonscription qui englobe la capitale Washington). Une intervention prématurée de la Cour suprême des États-Unis apparaît d’autant moins opportune, poursuit Roberts, que le Congrès n’a pas choisi de bloquer cette loi dans le délai légal de trente jours.
L’arrêt de la Cour suprême porte sur la forme et non pas sur le fond de l’affaire. Plusieurs voies de recours s’offrent encore aux adversaires du mariage entre personnes de même sexe à Washington, emmenés par un pasteur du cru. Le premier de ces recours consiste à organiser un référendum local. C’est ce qu’a voulu faire le lobby hostile au mariage gay, en ajoutant une question sur le mariage homosexuel à un autre référendum déjà programmé. La municipalité y a mis son veto et cette décision fait l’objet d’un recours devant la cour d’appel du District de Columbia.
Les mariages entre personnes de même sexe peuvent donc être contractés dès le 3 mars dans la capitale américaine. Il faut toutefois compter, à Washington, un délai légal de trois jours francs ouvrés entre le dépôt du dossier et la célébration du mariage. Autrement dit, aucun mariage homosexuel ne deviendra effectif avant le 9 mars 2010.
Philca / MensGo
(via toute la presse, dont Business Week du 2 mars, Associated Press et Le Figaro)
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 Un rôle idéal pour Colin Firth (à droite) : rouler des patins aux beaux gosses de Hollywood. © Marsfilms.com.
(Blogmensgo, 2 mars 2010) A Single Man est le premier film du couturier Tom Ford en tant que réalisateur. C’est aussi dans cette adaptation du roman Un homme au singulier, de Christopher Isherwood, que l’acteur britannique Colin Firth interprète l’un de ses meilleurs rôles. Reste à savoir s’il obtiendra, le 7 mars 2010, l’oscar du meilleur acteur.
Après Sean Penn dans Harvey Milk en 2009 (cf. notre article du 23 février 2009), Colin Firth sera-t-il le deuxième acteur d’affilée récompensé pour un rôle principal de gay ? Il lui faudra d’abord l’emporter sur quatre autres prétendants dont les trois premiers sont nettement plus connus que lui : Jeff Bridges, George Clooney, Morgan Freeman et Jeremy Renner. Firth l’a déjà emporté à la dernière Mostra de Venise et aux Bafta britanniques, alors pourquoi ne récidiverait-il pas aux Oscars de Los Angeles ?
 Un look à mi-chemin entre Yves Saint Laurent et Truman Capote… © Marsfilms.com.
Britannique en Californie, hétéro interprétant le rôle d’un professeur gay. Cette double contradiction n’a pas empêché Colin Firth de livrer une interprétation marquante. Le plus difficile pour lui ne fut pas d’incarner un homosexuel mais de rester crédible pendant les scènes d’amour. « C’était difficile d’embrasser comme un gay », confesse l’acteur de 49 ans, visiblement plus émoustillé par sa compatriote Julianne Moore.
Le film raconte l’histoire de George Falconer (Colin Firth), professeur gay enseignant dans la Californie de 1962, qui projette de se suicider après la mort accidentelle de son compagnon Jim (Matthew Goode). Tourné en 2008, A Single Man est diffusé dans les salles obscures ouest-européennes depuis le 24 février 2010.
Philca / MensGo
(via toute la presse, dont 20 Minutes du 23 février 2010)
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