(Blogmensgo, 6 janvier 2012) Les scientifiques recensent pas moins de 25 types de personnes intersexuées. C’est l’une des choses que j’ai apprises en regardant, sur Arte, un documentaire de l’émission X:enius intitulé Hermaphrodite : ni homme, ni femme ?. Le lien ci-dessus et le film ci-dessous risquent d’être désactivés dans quelques jours, Arte n’offrant une rediffusion en ligne que pendant une semaine. Donc, à visionner de toute urgence.

X:enius est certainement – à mon avis – le meilleur magazine de vulgarisation scientifique diffusé en France, si l’on excepte l’émission C’est pas sorcier à vocation plus strictement pédagogique.

Donc, l’émission d’hier s’intéressait plus particulièrement aux personnes intersexuées, c’est-à-dire nées avec un sexe indéterminé ou contraire à leur caryotype. Nombre d’enfants et de jeunes adolescents intersexués ont subi des ravages chirurgicaux irréversibles consécutifs aux oukases du corps médical ou même de leurs parents, faisant mal en prônant le bien, croyant pouvoir dicter leur bien-être aux enfants, enfouissant la nature sous des tombereaux de stigmatisation et de culpabilité.

Résultat, un profond mal-être physique, psychique, social et sociétal. Et une proportion faramineuse de tentatives de suicide (40 % de la population intersexuée, si j’ai bonne mémoire). Encore la demi-heure de reportage se focalise-t-elle sur l’Allemagne, pays pourtant plus « tolérant » à cet égard que la plupart des autres États européens. On imagine le désastre ailleurs.

Comment mettre fin à la stigmatisation et à la boucherie pseudo-médicale ? Plusieurs intervenants suggèrent soit de légaliser la création d’un « troisième sexe », soit d’abolir la mention du genre sur les documents et formulaires officiels.

Commentaire. Sur la page de rediffusion, ce reportage n’affiche actuellement qu’une note de 2,32 sur 5, après 113 votes. C’est dire le poids des préjugés.

Quoi qu’il en soit, le documentaire d’hier m’a appris des tas de choses. À visionner impérativement.

Philca / MensGo

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(Blogmensgo, 4 janvier 2012) L’Agence française de recherches sur le sida et les hépatites virales (ANRS) teste dès janvier 2012, auprès de 300 gays et trans séronégatifs, un système de prévention du VIH/sida par traitement antirétroviral. Nom de code : Ipergay, acronyme signifiant « Intervention préventive de l’exposition aux risques avec et pour les gays ».

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Photo de boîte Durex

Pas d’hiver sans gel ni capote ! ;) ©Durex.com.

(Blogmensgo, 18 décembre 2011) Le groupe britannique Reckitt Benckiser et son compatriote Futura Medical mettront sur le marché européen, dès 2012, un préservatif visant à remédier aux dysfonctions érectiles. Contrairement au Viagra et au Cialis, la capote révolutionnaire pourra être délivrée sans ordonnance médicale. L’Union européenne a donné son feu vert en août 2011.
[Bon, d’accord, le titre de cet article était un peu tiré par les cheveux mais il ne fera pas de mal au référencement, bien au contraire…] :)

Les deux partenaires disposent chacun d’un atout majeur : parmi les nombreux produits de Reckitt Benckiser figure le préservatif Durex, tandis que le gel Zanifil de Futura Medical permet de lutter contre les dysfonctions érectiles grâce à un ingrédient qui stimule la circulation sanguine à l’intérieur du pénis.

Futura Medical affirme que le Zanifil tonifie l’érection, augmente temporairement la taille du pénis et allonge la durée du rapport sexuel, grâce à son effet vasodilatateur. Le gel sera placé vers l’extrémité du préservatif, au niveau du gland. Il n’est pas précisé si une version sans latex – pour les allergiques – figure au programme de la nouvelle capote.

Selon une étude d’Acupoll pour Futura Medical, jusqu’à 22 % des hommes auraient des problèmes d’érection lorsqu’ils ont des rapports sexuels avec préservatif et 49 % des non-adeptes du préservatif envisageraient d’acheter le futur produit miracle.

Commentaire. On ignore pour l’instant à quel prix ce préservatif miracle sera vendu. Sans doute encore plus cher que les modèles classiques, dont le prix est déjà scandaleusement élevé. Les problèmes financiers de Futura Medical ne laissent guère présager une commercialisation à prix d’ami.

L’accord entre les deux groupes britanniques porte sur le modèle CSD500, qui adoptera peut-être un nom plus glamour avant d’arriver en pharmacie. Reckitt Benckiser et Futura Medical préparent d’ores et déjà un produit similaire, le MED2002, « qui utilise la même substance active que le CSD500 », sans toutefois préciser ce qui distinguera le MED2002 du CSD500.

Philca / MensGo

(via Bloomberg Businessweek du 15 décembre 2011)

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