La police de Genève s’ouvre au dialogue contre l’homophobie

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La police de Genève s’ouvre au dialogue contre l’homophobie

(Blogmensgo, blog gay du 2 décembre 2015) L’association Dialogai dispensera dès 2016, à l’intention de la police municipale genevoise, une formation visant à mieux traiter les cas de violences et de discriminations homophobes. Exactement la même formation que Dialogai pratique, depuis 2013, en direction de la police cantonale de Genève.

menottes roses

Bientôt des dépôts de plainte sur formulaires roses ? ©Pink Cop.

Dialogai forme les policiers de la ville et formera bientôt ceux du canton – Genève désigne une ville et un canton suisses – à travers un module identique. L’objectif est que les policiers de la ville et des quarante-quatre autres communes du canton apprennent à mieux connaître et comprendre les spécificités LGBTI, afin de mieux accueillir et traiter les plaintes des gays, lesbiennes, trans et intersexes.

La formation se fait en deux heures et en trois temps, avec l’appui de Pink Cop, association suisse de policiers gays.

Dans un premier temps, des personnes LGBTI viennent devant les « apprenants » policiers et exposent leur histoire : comment elles se sont fait insulter, molester, harceler, calomnier, etc., pour la seule raison que ces personnes ne sont pas hétéros ou identifiables comme telles ; et comment elles ont été – mal – reçues par les agents de police chargés de recueillir leur déposition.

Puis les flics de Pink Cop sortent leurs menottes explications, afin de montrer pourquoi et comment leurs collègues n’ont pas fait correctement leur boulot. Enfin vient la phase de débriefing, où chaque « apprenant » constate avoir dorénavant de nouveaux outils pour agir grâce à un pistolet chargé une meilleure appréhension de la situation.

Dialogai chiffre à environ 50 % les cas d’agression physique ou verbale et de harcèlement qui entraînent le dépôt d’une plainte. Or, selon les victimes, 30 % à 40 % de ces dépôts de plainte donnent lieu à une prise en charge policière insatisfaisante.

Les victimes qui se rendent au poste de police, précise Dialogai, se heurtent « à des réactions inappropriées, parfois volontaires, mais la plupart du temps liées à une simple méconnaissance de l’homosexualité qui laisse les préjugés s’exprimer ».

À noter que la Suisse ne prévoit pas de sanctions pénales spécifiques pour les actes et comportements homophobes. Pink Cop milite en faveur d’une loi réprimant l’homophobie, rejoignant en cela Dialogai et toutes les autres organisations LGBT suisses.

Philca / MensGo
(via Dialogai du 30 novembre 2015)

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