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Publié par philca dans Voyages, associations, société, Événements, tags: ailleurs, associations, éducation / enseignement, événements / manifs, homophobie, religion, société
(Blogmensgo, 28 avril 2010) O Parasita, journal des étudiants en pharmacie à l’université de São Paulo, incite ses lecteurs à gagner des invitations à une soirée en lançant des excréments sur des gays. Ce journal publié par courriel une fois par semestre n’est pas signé et n’a pas d’existence officielle.
 La journée de marche ne sera pas une journée de merde ! © Abglt.org.br.
Ni le rectorat, ni la direction de l’université, ni les représentants des élèves en pharmacie ne sont en mesure de dire qui publie effectivement O Parasita. L’affaire en question semble être une plaisanterie de mauvais goût plus qu’une réelle tentative de pogrom scatologique antigay. Le journal de six pages est parsemé de plaisanteries homophobes accréditant la thèse d’un humour potache particulièrement lourdingue.
Une enquête judiciaire – au nom de la loi contre l’homophobie en vigueur dans l’État de São Paulo – et une enquête administrative ont été diligentées afin d’identifier les auteurs du journal étudiant.
Cette affaire survient au moment même où l’Association brésilienne des LGBT (ABGLT) prépare la première Marche nationale contre l’homophobie, qui se tiendra le 19 mai 2010 à Brasilia. Quelque 237 entités affiliées à l’ABGLT sont invitées à converger des 27 États brésiliens vers la capitale fédérale.
Le manifeste revendicatif (en PDF) se focalise sur le « fondamentalisme religieux » et sur les atteintes aux libertés qu’il engendre. L’ABGLT n’aura pas eu le temps d’inclure dans son manifeste la lutte contre certains étudiants en fèce de pharmacie…
Philca / MensGo
(via R7 Notícias du 23 avril [São Paulo] et Idaho du 26 avril 2010 [marche])
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(Blogmensgo, 15 avril 2010) La Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL, prononcer fidèle) lance, à compter du 15 avril 2010, une campagne antihomophobie dans les lycées français. L’initiative, parrainée par l’humoriste Michaël Youn, est soutenue par le gratin des organes LGBT français et bénéficie d’un site web spécialement conçu pour l’occasion.
 Sale PD, c'est une insulte ; joli PD, c'est une invitation ! © Homophobie.fidl.org.
La campagne, présentée comme une grande première en France, se fera à grande échelle : dans tout l’Hexagone, mais aussi à la radio, sur le Web et dans la publicité. Avec pour slogan « L’homosexualité n’est pas un problème, l’homophobie en est un ». Et avec six images chocs, dont deux seulement sont visibles ici à l’heure où j’écris ces lignes. Un sondage accompagne l’opération ; on peut répondre au sondage lui-même sur le site de la campagne, et lire l’explication commentée du questionnaire.
Pourquoi une telle campagne ? Pour cause de 17 mai, Journée mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie, bien sûr. Mais aussi et surtout parce que la FIDL reconnaît à la fois l’importance de l’ostracisme anti-LGBT dans les lycées et les tentations suicidaires trois fois plus importantes chez les jeunes homos que chez les jeunes hétéros.
Commentaire. Michaël Youn remonte dans mon estime. Avant son implication dans la campagne de la FIDL, je le plaçais en tête des humoristes français les plus ringards, juste devant Chevallier et Laspalès. J’approuve toutefois sans réserve le choix de cette personnalité : aussi peu talentueux soit-il, Michaël Youn jouit d’une incontestable popularité chez les ados. Et c’est bien là l’essentiel.
Philca / MensGo
(via toute la presse, dont Europe 1 du 14 avril 2010)
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 C'est aussi en mère de famille que la présidente de VoGay entend mener une croisade antihomophobie dans les écoles. © Vogay.ch.
(Blogmensgo, 27 mars 2010) L’association homosexuelle suisse VoGay a porté, le 25 mars 2010, par un vote unanime, Josiane Chavaillaz à sa présidence pour un mandat d’une année. La présidente de VoGay, par ailleurs marraine de l’association LGBT estudiantine Plan-Queer, est une femme hétérosexuelle et mère de famille.
L’élection de Josiane Chavaillaz s’est faite à l’unanimité, certes, mais à l’issue d’un débat serré. Que la nouvelle présidente ne soit pas un homme ni une lesbienne, cela n’a eu aucune incidence sur le vote, comme le suggère la profession de foi de l’association : « VoGay a pour objectif de rassembler les personnes concernées par l’homosexualité, qu’elles soient directement (personnes homosexuelles et bisexuelles) ou indirectement (parents, amis et sympathisants) concernées par l’homosexualité. » Le seul élément de friction potentielle était de savoir si une femme hétérosexuelle peut parler au nom des hommes homosexuels qui composent la très grande majorité des adhérents.
Mais au fait, pourquoi une mère de famille plutôt que n’importe quel gay ? Pour VoGay et son ancien président Steven Derendinger, cette nomination entend répondre à un défi majeur : ouvrir les portes des écoles à VoGay, afin que l’association puisse y faire entendre son discours contre l’homophobie. Nul mieux qu’une femme hétérosexuelle et mère de famille ne saurait désamorcer les soupçons de prosélytisme communautaire que l’administration scolaire nourrit systématiquement à l’endroit des organisations militantes en général et LGBT en particulier.
Commentaire. Cette nomination est à la fois originale et astucieuse, donc susceptible d’intéresser les médias généralistes. En termes de communication, on appelle cela un coup de génie.
Philca / MensGo
(via 24 Heures du 27 mars 2010)
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 Pascal Broulis. Le président du Conseil d'État de Vaud signe un rapport très contesté. © Vd.ch.
(Blogmensgo, 4 février 2010) Dans un rapport sur « les discriminations dont sont victimes les homosexuels » rendu public le 20 janvier 2009, le Conseil d’État du canton de Vaud (Suisse) se contente d’un statu quo, jugeant « qu’il convient désormais de laisser le temps à la société d’évoluer et que des préjugés parfois fort anciens ne peuvent pas disparaître du jour au lendemain ». Les organisations LGBT suisses n’apprécient pas, mais pas du tout cette position autosatisfaite et timorée.
C’est la députée de gauche Anne Papilloud qui a demandé au Conseil d’État de faire un rapport sur la discrimination dont sont victimes les gays et les lesbiennes. Dans son document de sept pages, daté du 16 décembre 2009, le Conseil d’État estime en substance que l’on a déjà beaucoup fait comme cela et qu’il faut donner du temps au temps. La haute instance paraît se contenter des deux principaux acquis de ces dernières années : l’introduction de la prévention de l’homophobie dans les cours d’éducation sexuelle et l’adaptation dans le droit vaudois du pacs institué à l’échelle fédérale.
Le rapport laisse dans l’ombre la question cruciale du suicide chez les jeunes homosexuels et de sa prévention. « Un tiers des suicides de jeunes en Suisse sont liés à leurs questionnements sur leur orientation sexuelle », rappelle pourtant un article de GayRomandie, journal interactif de Vogay. Quant à l’organisation d’assises contre l’homophobie à l’image de celles de Genève (cf. notre article du 3 septembre 2009), le Conseil d’État n’en voit pas l’utilité.
Philca / MensGo
(via 24 Heures du 4 février 2010)
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(Blogmensgo, 22 janvier 2010) Un court-métrage d’animation du réalisateur homosexuel français Sébastien Watel, intitulé Le baiser de lune, destiné aux élèves de CM1 et CM2 (9-11 ans), suscite la polémique en France car il traite ouvertement de l’homosexualité masculine. Le film évoque à la fois l’amour que Félix le poisson-chat porte à Léon le poisson-lune et la manière dont la très hétérosexuelle grand-mère de Félix perçoit cet amour. La controverse enfle alors même que le « tournage » du film ne se terminera qu’en mars 2010.
 Félix le poisson-chat, scandaleux héritier du déjà scandaleux Félix the Cat… © Le-baiser-de-la-lune.fr.
Pas de quoi fouetter un poisson-chat ? Voire. Plusieurs organes de presse de la droite nationaliste mènent un combat contre le court-métrage de 26 minutes et contre le « lobby homosexuel » en général. L’inspection académique du département d’Ille-et-Vilaine ne soutient plus le film ostensiblement et attend de visionner le produit final avant de se prononcer sur sa (non-)diffusion dans les écoles du département.
Le film, spécifiquement destiné à un public d’enfants et conçu dans un cadre pédagogique, veut pourtant « lutter contre l’homophobie survenant à l’adolescence » en donnant à combattre la naissance des préjugés qui naissent à la fin de l’enfance, explique le réalisateur. Et Sébastien Watel de préciser qu’il « souhaite apporter une meilleure représentation des relations amoureuses entre les personnes du même sexe. Il s’agit de montrer que deux hommes ou deux femmes peuvent s’aimer, même si leurs amours paraissent différents ou impossibles. »
Les promesses de subventions permettent presque au budget de production d’atteindre son objectif, soit 150 000 euros. Tout le monde se dit prêt à épauler le film, depuis la ville de Rennes jusqu’à la région de Bretagne, en passant par les départements des Côtes-d’Armor et du Finistère, sans oublier des entités LGBT aussi connues que le magazine Têtu ou l’association SOS Homophobie.
Mais les revirements de dernière minute n’étant pas exclus, une souscription en ligne est lancée auprès des particuliers et des entreprises.
Philca / MensGo
(via Ouest-France du 22 janvier 2010, ici et là)
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