Gay Pride réussie à Bruxelles, avortée en Biélorussie

1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars (Pas encore d'évaluation)
Loading...

Gay Pride réussie à Bruxelles, avortée en Biélorussie

Photo Gay Pride Bruxelles

Mais que deviendrait la mytiliculture sans la Gay Pride de Bruxelles ? © ThePride.be 2009.

(Blogmensgo, 17 mai 2010) La Gay Pride belge a rassemblé quelque 35 000 participants à Bruxelles le 15 mai 2010, tandis que la Gay Pride biélorusse, interdite par les autorités, était dissoute le même jour par la police dès l’affichage du premier drapeau revendicatif à Minsk. Les policiers biélorusses ont arrêté une dizaine de militants, dont Sergueï Androsenko, président du Groupe de défense des homosexuels en Biélorussie.

En Biélorussie comme en Belgique, les revendications portaient notamment sur l’égalité des droits pour l’ensemble de la population, quelle que soit l’orientation sexuelle des gens. Les deux cortèges présentaient toutefois des différences notables. À Minsk, aucune personnalité officielle n’a participé à la « Gay Pride slave » et les policiers ont dispersé le cortège en procédant au passage à une dizaine d’interpellations musclées. En Belgique, les élections du 13 juin prochain ont incité de nombreuses formations politiques à participer au cortège. Bref, un défilé festif à Bruxelles, en catimini à Minsk.

Les autorités biélorusses avaient interdit la Gay Pride au prétexte que son itinéraire passait à proximité d’une ligne de métro.

La Gay Pride bruxelloise a mis l’accent sur le droit à l’homosexualité à l’étranger, en particulier au Moyen-Orient et en Afrique. C’est ce même thème qu’ont retenu les cinq sénateurs Verts français, qui ont profité du 17 mai 2010, Journée mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie, pour déposer une proposition de résolution européenne « pour le respect des droits des personnes lesbiennes, gays, bi et trans (LGBT) ». Une résolution symbolique, puisque sans caractère contraignant.

L’Europe elle-même s’efforce d’inclure, dans la révision de l’Accord de Cotonou qui sera signée en juin 2010, un texte invitant à la non-discrimination fondée sur l’orientation sexuelle. Texte non contraignant là aussi. Il est toutefois probable que la version adoptée effacera toute référence à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre. L’Accord de Cotonou régit les relations entre l’Union européenne et les pays de la zone ACP (Afrique, Caraïbe, Pacifique).

Philca / MensGo
(via toute la presse du 17 mai 2010, dont Le Figaro [Biélorussie], 20 Minutes Online [Belgique] et AFP [France])

Pas de commentaire.

Ajouter un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *