L’Aide Suisse contre le sida organise la riposte contre les IST

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L’Aide Suisse contre le sida organise la riposte contre les IST

(Blogmensgo, blog gay du 10 avril 2018) Trente années de prévention du sida n’ont pas aboli les clichés et la méconnaissance concernant les autres infections sexuellement transmissibles (IST). Pour preuve, en Suisse, on constate depuis une décennie l’augmentation des cas de gonorrhée (ou blennorragie), syphilis, hépatites, infections à papillomavirus humains (HPV), infections à chlamydia et autres IST. C’est pourquoi l’association Aide Suisse contre le sida coordonne une vaste offensive de communication et de dépistage des IST en Romandie et dans toute la Suisse. Autrement dit, contrairement aux années précédentes, l’effort ne se borne plus au dépistage de la syphilis ou du VIH/sida.

La campagne menée par Aide Suisse contre le sida concerne à la fois les hommes gays et les personnes hétérosexuelles. On s’intéressera surtout ici aux hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (ou HSH, selon le sigle consacré).

Tester le risque de transmission d’une IST ? C’est aussi simple et rigolo que la vidéo ci-dessous…

En mai 2018, fais-toi dépister !

Les deux volets majeurs de la campagne contre les IST sont l’information et le dépistage. On s’informera sur les IST en consultant deux sites spécifiques, celui plus généraliste du safer sex check (en allemand, français, italien, anglais) lancé par l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) et celui, destiné aux gays, de la campagne Starman (en français, allemand, italien). Outre l’information et les recommandations sanitaires proprement dites, les deux sites préconisent le dépistage ponctuel ou systématique non seulement du virus de l’immunodéficience humaine (VIH), mais aussi des autres grandes IST. Une liste des centres de conseil et de dépistage (en français, allemand, italien) est également mise en ligne.

À noter que Starman offre aux hommes gays « un dépistage des IST bactériennes asymptomatiques (syphilis, gonorrhée, chlamydia) pour seulement 30 CHF » (25 euros). Cela paraîtra bien cher au béotien, mais en Suisse, un dépistage des principales IST coûte entre 800 et 1.000 CHF (679 à 848 euros) !

L’Aide Suisse contre le sida a par ailleurs négocié, avec plusieurs laboratoires en Romandie et dans le reste de la Suisse, des tarifs de 100 à 200 CHF (85 à 170 euros) pour le « dépistage des principales IST ». On présume qu’il s’agit là des cinq IST majeures : VIH, syphilis, hépatites (A, B et C), chlamydia, gonorrhée.

safer sex check

Quels risques d’IST ? Un bref questionnaire vaut mieux qu'un long discours. ©aids.ch

Pourquoi le dépistage ?

Si le préservatif reste une protection efficace contre le VIH, il ne constitue pas un rempart absolu pour s’en prémunir. L’anulingus, par exemple, comporte un risque de transmission du VIH – mais aussi des hépatites B et C – en cas de saignement.

Même sans saignement, l’anulingus (la fameuse « feuille de rose ») risque de transmettre plusieurs IST, de même que les autres types de rapports bucco-génitaux, notamment la fellation – même avec préservatif – consécutive à une pénétration anale.

Le risque est d’autant plus grand que les symptômes de l’infection n’apparaissent pas immédiatement et qu’ils peuvent même ne pas apparaître du tout. La personne infectée, ignorant qu’elle est porteuse d’une IST, se transforme alors en vecteur de contamination.

Starman

Lui superhéros. Lui te dire si toi être clair ou potentiellement infecté. ©drgay.ch

Quelle stratégie adopter ?

Des IST comme les papillomavirus humains et les hépatites A et B sont vaccinables. Les autres IST, y compris le VIH, ne sont que dépistables. Encore faut-il savoir quoi vacciner ou dépister. D’où la pertinence du questionnaire préliminaire de safer sex check et des recommandations personnalisées que propose le site.

Les gays sexuellement actifs devraient se faire dépister jusqu’à deux fois par an, selon la fréquence et la diversité des pratiques à risque. Le nombre de prélèvements et leur coût unitaire diminuent si l’on réalise un dépistage simultané de plusieurs IST. Faut-il encore savoir qu’une prise de sang permet le dépistage du VIH ou de la syphilis, mais qu’il existe une panoplie de prélèvements (d’urine, ou par frottis génitaux, anaux ou pharyngés) correspondant chacun à des pathologies bien précises.

De plus, les médecins ne prescrivent que rarement toute une gamme de prélèvements et d’examens en l’absence de symptômes, surtout si les patients ne leur livrent aucun indice révélateur de pratiques sexuelles à risque.

Bref : en mai, fais ce qu’il te plaît, mais fais-toi d’abord dépister – il ne t’en coûtera que quelques billets.

Philca / MensGo

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