Autotests sida en vente dans les pharmacies françaises

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Autotests sida en vente dans les pharmacies françaises

(Blogmensgo, blog gay du 15 septembre 2015) Des autotests de dépistage du VIH/sida sont disponibles dans les pharmacies françaises depuis le 15 septembre 2015. Leur commercialisation aura subi plusieurs reports successifs pour des raisons techniques, médicales administratives.

Ci-dessous, un clip vidéo de Sida Info Service explique comment fonctionne l’autotest (avec sous-titrage pour les malentendants) :

On avait déjà évoqué le sujet dans un article du 12 juin 2015. La presse d’aujourd’hui en parle abondamment, donc je me bornerai ci-dessous à un simple résumé.

Où trouver l’autotest ?

Les autotests du fabricant français AAZ-LMB sont commercialisés sans ordonnance sous la marque Autotest VIH. Ils ne sont pas remboursés par la Sécurité sociale.

Arborant l’estampille CE, chaque boîte d’autotest coûte environ 23 € à 26 € (frais de port en sus) dans les pharmacies en ligne que j’ai consultées. Plusieurs d’entre elles signalent que ce nouveau produit est déjà en rupture de stock.

À quoi sert l’autotest ?

L’autotest s’utilise pour détecter une éventuelle contamination au virus de l’immunodéficience humaine (VIH). Cette contamination peut correspondre soit à une simple séropositivité, soit un développement plus ou moins avancé du syndrome d’immunodéficience acquise (sida).

En France, une personne sur cinq – soit 30.000 personnes au total – serait porteuse du VIH/sida sans le savoir. L’autotest permet donc de lever le doute sur soi-même ou sur son partenaire.

Si deux partenaires décident de faire le test, alors ils devront acheter chacun un autotest. Il s’agit d’un dispositif médical à usage unique et utilisable par une seule personne.

Outre le fait de connaître son propre statut sérologique, on peut se tester si l’on envisage de ne plus utiliser de préservatifs lors de rapports sexuels avec son partenaire habituel (et fidèle).

L’autotest est-il fiable ?

Il est efficace à 99 %, selon son fabricant. On n’obtient une véritable certitude que sous trois conditions cumulatives :

  1. Effectuer le test une seconde fois. La fiabilité statistique atteint alors 99 ‰, mais là aussi, à condition que la contamination éventuelle date de plus de trois mois (cf. ci-dessous).
  2. Effectuer le même test à trois mois d’intervalle. Un trimestre, c’est le délai d’incubation du VIH, c’est-à-dire le temps qu’il faut entre une contamination et le déclenchement de la séropositivité. Après un rapport non protégé, on peut donc rester 90 jours porteur du VIH sans marqueur de séropositivité. Autrement dit, on est susceptible de transmettre soi-même la maladie sans avoir conscience d’en être porteur.
  3. Continuer d’utiliser un préservatif pendant ces trois mois d’incubation potentielle. Faute de quoi, il faudrait refaire un test trois mois après le rapport non protégé. Ne pas utiliser de préservatif, même pendant les trois mois qui suivent un premier test négatif, revient à prendre un risque mortel (car, on le rappelle, le sida tue encore).

Qui peut l’acheter ?

Toute personne majeure ou mineure, de sexe masculin ou féminin. Les mineurs n’ont pas besoin d’autorisation parentale. Pas besoin de prescription médicale pour acheter ce produit.

Comme il s’agit d’un médicament et bien que l’autopiqueur intégré ne soit utilisable qu’une fois, le dispositif doit être rapporté en pharmacie et non pas jeté avec les ordures ménagères.

Comment utiliser l’autotest ?

Le plus simple est de regarder la vidéo ci-dessous, tout y est expliqué en images. Le processus ressemble à un autotest de glycémie.

Il faut patienter entre un quart d’heure et une demi-heure pour visualiser le résultat positif (séropositivité) ou négatif (séronégativité) sur la bandelette fournie avec la boîte d’autotest.

Que faire en cas de résultat positif ?

Vérifier d’abord que l’autotest dit vrai. Donc se faire dépister par prélèvement sanguin dans un centre de dépistage anonyme ou dans un laboratoire d’analyses médicales.

On doit aussitôt en parler à son médecin afin d’obtenir des conseils circonstanciés. Le praticien peut aussi décider de prescrire un traitement préventif postexposition par médicaments antirétroviraux s’il le juge nécessaire.

Ceux qui préfèrent agir en solitaire doivent refaire le test par eux-mêmes. Et confirmer le résultat trois mois plus tard avec un second test (cf. ci-dessus).

Dans tous les cas, ne jamais avoir de rapport sexuel non protégé (la meilleure protection étant le préservatif, donc la bonne vieille capote) si l’on pense être possiblement séropositif ou avoir un partenaire séropositif.

Philca / MensGo (via toute la presse française du 15 septembre 2015)

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