Les États-Unis autorisent le Stribild, quadrithérapie à prise unique

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Les États-Unis autorisent le Stribild, quadrithérapie à prise unique

(Blogmensgo, 28 août 2012) La Food and Drug Administration (agence américaine du médicament) autorise à compter du 27 août 2012 la mise sur le marché du Stribild, quadrithérapie antirétrovirale à prise quotidienne unique conçue par Gilead Sciences. Le nouvel antirétroviral associe quatre molécules, dont deux molécules déjà commercialisées (emtricitabine et fumarate de ténofovir disoproxil, disponibles depuis 2004 sous la marque Truvada) et deux molécules qui n’avaient pas encore obtenu l’agrément des autorités sanitaires (elvitégravir et cobicistat).

Chronologie des médicaments Gilead

Le Stribild relègue le Truvada à l’âge de Pierre (qui survit à son sida… et à sa quadrithérapie). © Gilead.

Les résultats du Stribild (nouvelle dénomination du Quad) sont équivalents ou supérieurs à ceux de deux autres combinaisons d’antirétroviraux à prise quotidienne : la trithérapie Atripla (associant Truvada et efavirenz) et une quadrithérapie (associant Truvada, atazanavir et ritonavir). La combinaison antirétrovirale effectivement administrée à chacun des 1 408 patients pendant quarante-huit semaines résultait d’un choix préalable effectué d’une manière aléatoire : première cohorte avec Stribild ou Atripla, seconde cohorte avec Stribild ou autre quadrithérapie. À l’issue du test, la présence du VIH dans le sang était devenue indétectable pour 88 % des patients de la première cohorte ayant pris du Stribild contre 84 % pour l’Atripla, et pour 90 % des patients ayant pris du Stribild dans la seconde cohorte contre 87 % pour la quadrithérapie avec Truvada.

Gilead affirme que les effets secondaires du Stribild se limitent généralement à des nausées et diarrhées. Cette quadrithérapie peut toutefois, dans certains cas, engendrer des troubles sévères voire mortels au niveau du sang (accumulation d’acide lactique) et du foie. Des effets secondaires sérieux sont également possibles : troubles rénaux, dyslipidémie et syndrome de reconstitution immune, notamment. Le Stribild s’adresse exclusivement, comme lors des tests, à des patients séropositifs au VIH-1 qui n’ont jamais reçu de traitement antirétroviral au préalable (cf. notice pharmacologique complète en PDF).

L’Union européenne, le Canada et l’Australie n’ont pas encore validé l’autorisation de mise sur le marché du Stribild demandée par Gilead. Il s’agit là du troisième antirétroviral à prise unique commercialisé par Gilead, après l’Atripla (depuis 2006) et le Complera (depuis 2011).

Philca / MensGo
(via toute la presse du 28 août 2012, dont Le Figaro et Le Monde)

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