Posts Tagged “homoparentalité”
 José Sócrates. Sur ce dossier, le Premier ministre aura fait du bon boulot… © Portugal.gov.pt.
(Blogmensgo, 12 février 2010) Le projet de loi sur le mariage homosexuel a été entériné le 11 février 2010 en seconde lecture par les députés. Le texte avait été facilement adopté en première lecture un mois auparavant (cf. notre article du 8 janvier 2010).
La version définitive du projet de loi, comme celle adoptée en première lecture, supprime du code civil la notion de mariage entre personnes de sexes différents et interdit aux couples homosexuels mariés le droit à l’adoption.
Si ce projet de loi socialiste a fait le plein des voix de gauche au Parlement, il doit maintenant être ratifié par un catholique pratiquant, le président de droite Aníbal Cavaco Silva. Le chef de l’État n’a pas dit s’il opposerait son veto, mais sa formation politique est hostile au mariage gay. Un éventuel veto présidentiel obligerait le Parlement à revoter.
Philca / MensGo
(via Le Figaro du 11 février 2010)
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 David Cameron. « Une seule chose est pire que de commettre une erreur : ne pas le reconnaître. » © Attitude.co.uk.
(Blogmensgo, 10 février 2010) Le chef du Parti conservateur britannique, David Cameron, suggère que le Royaume-Uni accueille favorablement les demandeurs d’asile persécutés en raison de leur homosexualité. Il n’a pas de mots assez durs contre l’ostracisme qui frappe les donneurs de sang gay. C’est ce qu’il révèle dans une très longue interview publiée le 4 février 2010 par le magazine gay britannique Attitude. Pourtant, le possible futur Premier ministre était notoirement homophobe il y a seulement cinq ans…
David Cameron considère que le Royaume-Uni ne doit plus renvoyer chez eux les homosexuels qui fuient les persécutions homophobes dont ils sont victimes chez eux, à condition que ces persécutions soient bien réelles. La convention de 1951 relative au statut des réfugiés s’applique implicitement aux gays persécutés, dit-il, puisqu’ils sont « membres d’un groupe social » tel que les définit cette convention.
S’il devient Premier ministre, Cameron veut en finir avec l’interdiction faite aux gays de donner leur sang, mais aussi avec l’homophobie érigée en institution par certaines Églises et dans des écoles religieuses. Cameron souhaite que l’Église, toutes obédiences confondues, fasse elle-même sa révolution copernicienne et qu’elle reconnaisse l’homosexualité et les homosexuels comme parfaitement naturels et normaux. Le problème est qu’en soutenant aussi ostensiblement qu’il le fait l’enseignement confessionnel, Cameron risque ipso facto d’engendrer des usines à homophobie.
Le chef des conservateurs déclare en outre qu’il y a « des cas où les couples gay font de très bons parents adoptifs ». C’est dire combien David Cameron ne se contente pas seulement de militer en faveur du mariage gay.
Il est en revanche moins incisif quant aux moyens d’éradiquer les violences homophobes, que ce soit à l’école ou dans les chansons. Cameron se refuse par exemple à faire interdire les couplets homophobes.
Peut-on faire confiance à un politicien qui militait ouvertement contre l’homosexualité dans les années 1990 et jusqu’en 2005 ? David Cameron affirme qu’il n’était pas tenu d’aller aussi loin dans sa récente croisade gay-friendly. Non content d’avoir inscrit moult gays en position éligible sur les listes du Parti conservateur, Cameron se dit en effet le seul homme politique au monde ayant fait applaudir le mariage gay lors d’un meeting de son parti.
Philca / MensGo
(via le blog de Johann Hari du 4 février 2010)
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 « Nous aurons trois autres enfants, vous pourriez nous signer une délégation d'autorité parentale en blanc, m'sieur le juge ? » © Photoxpress.com / Hunta.
(Blogmensgo, 2 février 2010) Par une décision du 13 janvier 2010 rendue publique hier, le tribunal de grande instance de Créteil (région parisienne) a accordé le partage de l’autorité parentale à une femme pacsée depuis 2003 avec la mère biologique de l’enfant.
La maman, S., a accouché en juin 2008 grâce à une insémination artificielle effectuée en Espagne. Cette jeune ébéniste de 30 ans, qui a un souffle au cœur, présente selon le tribunal « un risque professionnel » alors que sa compagne N., 39 ans, jouit d’une situation professionnelle et financière stable. Le jugement reconnaît que ce couple offre à l’enfant un cadre chaleureux et stable susceptible de motiver la « délégation-partage de l’autorité parentale ».
Les deux femmes avaient fait une demande d’adoption que leur a refusée l’administration française, malgré leur fort désir d’élever un enfant. Elles ont dû exciper d’une jurisprudence de la cour de cassation pour obtenir en justice un partage de l’autorité parentale que certains tribunaux n’accordent pas systématiquement aux couples homosexuels. Le tribunal de grande instance de Créteil a d’ailleurs sous-entendu que sa décision était « justifiée par les circonstances » et non par la jurisprucence.
Philca / MensGo
(via toute la presse du 1er février 2010, dont Le Figaro et NouvelObs.com)
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 José Sócrates, un Premier ministre sacrément gay-friendly. © Ricardo Oliveira.
(Blogmensgo, 8 janvier 2010) Un projet de loi en faveur du mariage homosexuel a été adopté en première lecture, le 8 janvier 2010, par les députés portugais. Presque tous les députés de gauche ont voté en faveur du texte, contrairement à ceux de droite qui réclamaient un référendum.
Le texte adopté en première lecture exclut toutefois l’adoption homoparentale. Le Parlement a en outre rejeté deux propositions de loi favorables à l’homoparentalité, présentées par les écologistes (LV) et l’extrême gauche (BE). Les députés n’ont pas plus retenu un texte émanant de la droite et prônant un pacs à la portugaise intitulé « union civile enregistrée » identique au mariage mais sans possibilité d’adoption.
Le Premier ministre socialiste, José Sócrates, a lui-même défendu devant le Parlement ce projet de loi qui entend « réparer des décennies d’injustices faites aux homosexuels ». Le Portugal a classé comme crime l’homosexualité jusqu’en 1982. La légalisation du mariage entre personnes de même sexe « nous semblera à tous évidente », a ajouté le Premier ministre, « comme nous semblent aujourd’hui évidents l’égalité des sexes, le droit à l’avortement ou le concubinage ».
La légalisation du mariage gay ne suscite aucune véritable polémique au Portugal. La droite s’y abstient de tout jugement moral et des associations d’obédience catholique se contentent de militer discrètement contre le projet de loi. Même la hiérarchie catholique, pourtant hostile au mariage gay, s’abstient de participer officiellement au débat.
Le vote définitif du texte interviendra après son examen en commission parlementaire. Une fois adopté, le projet de loi entrera en vigueur par décret présidentiel.
Philca / MensGo
(via toute la presse, dont Le Monde du 7 janvier, AFP et Le Figaro du 8 janvier 2010)
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(Blogmensgo, 22 décembre 2009) Le mariage entre personnes de même sexe est autorisé dans le district fédéral de Mexico depuis le 21 décembre 2009. L’amendement législatif entrera en vigueur au plus tard 45 jours après sa publication au journal officiel. Le territoire de la capitale fédérale avait déjà instauré un pacs homosexuel en novembre 2006.
 Pour lé mariage, yé déya la cigayette et lé litron ! © Photoxpress.com / Gianpiero Marcenò.
Sur 64 votants, 39 députés ont voté pour cette proposition de loi, 20 députés ont voté contre et cinq députés se sont abstenus. Une première mouture du texte interdisait explicitement l’adoption homoparentale, mais cette interdiction a été retirée de la version soumise au vote.
La proposition de loi émane du Parti de la révolution démocratique (PRD), parti de gauche majoritaire à Mexico mais minoritaire à l’échelle nationale. Son adversaire politique majoritaire dans le pays mais minoritaire dans la capitale, le Parti de l’action nationale (PAN), annonce qu’il tentera de faire invalider le mariage gay pour motif d’inconstitutionnalité. Le PAN affirme en outre qu’« aucune institution n’est aussi importante que le mariage entre un homme et une femme », sous prétexte que le mariage homosexuel menace la survie de l’espèce.
Le mariage homosexuel à Buenos Aires (cf. notre article du 16 novembre 2009) ayant été invalidé par une cour d’appel, l’initiative de Mexico constitue par conséquent une première en Amérique latine. Il est toutefois peu probable que le mariage gay soit étendu à l’ensemble des 32 États (district fédéral inclus), dans ce pays très catholique où 18 États interdisent l’avortement.
Philca / MensGo
(via NotieSe du 21 décembre et NouvelObs.com du 22 décembre 2009)
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