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Publié par philca dans Voyages, associations, culture, société, tags: ailleurs, associations, cinéma, culture, événements / manifs, Gay Pride, homophobie, société
(Blogmensgo, 6 juillet 2010) En septembre 2010, Budapest deviendra la seule ville au monde ayant vu circuler, d’une manière très officielle, à la fois une Gay Pride (le 10 juillet) et une « Hétéro Pride » (le 4 septembre). La capitale de la Hongrie a en effet autorisé la tenue d’un défilé LGBT, mais aussi celle d’une contre-manifestation ouvertement homophobe. Cela n’empêchera pas les contre-manifestants de vociférer leurs slogans aux abords de la Gay Pride, comme ils l’ont déjà fait d’une manière violente le 5 juillet en marge d’un événement LGBT.
 Budapest est donc le berceau de l'homosexualité, en quelque sorte. © Budapestpride.hu.
Environ 2 000 personnes sont attendues dans le cortège de la Budapest Pride 2010, soit peut-être moins de manifestants que de contre-manifestants. Ce sera toutefois le point d’orgue d’une série d’événements LGBT festifs qui se tiennent dans la capitale hongroise depuis le 4 juillet et se poursuivront jusqu’au 11 juillet, avec une dominante cinématographique et culturelle.
La Budapest Pride est orchestrée par la Fondation Rainbow, avec le soutien officiel des ambassades néerlandaise et américaine. L’ambassade britannique y participe aussi en prêtant des locaux. Une partie de la classe politique hongroise soutient discrètement l’événement.
J’ai appris des tas de choses en lisant l’excellente source qui sert de support à cet article. Par exemple que c’est un écrivain hongrois du XIXe siècle, Károly Kertbeny (fiche Wikipédia), qui inventa et popularisa le vocable « homosexuel ». Honte à moi, je l’ignorais – et n’ai jamais lu la moindre œuvre de cet écrivain.
Commentaire. C’est au nom de la liberté d’expression que Budapest autorise la très homophobe Hétéro Pride. Nul doute que les dirigeants de la capitale hongroise autoriseraient, au nom de cette même liberté d’expression, des marches prônant l’assassinat des Noirs, l’extermination des Juifs, l’ostracisme à l’encontre des Polonais, l’asservissement des femmes ou les bombardements sur la Palestine…
Philca / MensGo
(via Hu-lala du 5 juillet 2010)
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 Colin est plus connu que son frère Eamon… qui est pourtant plus beau et plus musclé ! © Colinfarrell.org
(Blogmensgo, 22 avril 2010) L’acteur et chanteur irlandais Colin Farrell parraine la campagne antihomophobie Stand Up! (Lève-toi) lancée le 8 avril 2010 par l’association LGBT irlandaise BeLonG To. Le beau gosse de 33 ans se souvient encore avec rage des agressions que son frère Eamon subissait à l’école pour le simple fait d’être homosexuel.
Colin Farrell explique avoir été traumatisé par les fréquents tabassages et railleries que subissait son frère lorsque les deux garçons étaient scolarisés à Dublin. « Je ne comprenais pas à l’époque cette notion de “différence”. Il était alors, comme aujourd’hui, tout simplement mon grand frère », résume l’acteur hollywoodien.
« La haine est une maladie », poursuit Colin Farrell. Et de rappeler que l’« intolérance n’est pas héréditaire, elle est acquise. On l’apprend chez soi, à l’école, partout où les gens se réunissent. » C’est la peur qui enfante l’intolérance, et Colin Farrell ne supporte pas l’intolérance. Il plaide pour le droit à la différence.
Eamon Farrell vit sa différence au Canada, après s’être marié dans le Massachusetts. Avec pour témoin de mariage une vedette mondiale : son propre frère Colin.
Philca / MensGo
(via 20 Minutes du 20 avril 2010)
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 Sean Hayes. Un front immense et un talent qui ne l'est pas moins. © Advocate.com.
(Blogmensgo, 11 mars 2010) L’acteur américain Sean Hayes a confirmé qu’il est effectivement gay, dans une très longue interview au mensuel gay The Advocate daté d’avril 2010. Son homosexualité était devenue un secret de polichinelle depuis quelque temps à Hollywood, mais Sean Hayes ne l’avait jamais publiquement dévoilée, sans pour autant s’inventer des aventures hétérosexuelles. Il gagnerait à être plus connu de ce côté-ci de l’Atlantique, car en plus d’être un beau gosse de 39 ans il semble avoir les neurones qui vont avec.
C’est son interprétation de Jack McFarland dans la sitcom Will & Grace qui l’a fait connaître du grand public. Jack, l’extravagant voisin gay qu’il incarna de 1998 à 2006, lui a valu quatre récompenses professionnelles dont un Emmy de meilleur second rôle (l’équivalent d’un « 7 d’or ») – et ses premières interviews dans la presse gay. C’est alors que Sean Hayes a usé d’une géniale pirouette afin de cacher son homosexualité sans mentir : il affirmait que sa meilleure technique pour apparaître aussi crédible dans le rôle d’un gay que dans la peau d’un hétéro consistait à en dire le moins possible sur sa vie sexuelle. Et la presse LGBT a gobé ça !
Plus fort encore. Sean Hayes, lourdement estampillé « interprète de rôles gay dans des sitcoms », prépare sa reconversion dans la comédie musicale. Il incarnera prochainement Chuck dans Promises Promises, comédie musicale de Burt Bacharach sur un livret de Neil Simon (inspirée du film La garçonnière de Billy Wilder) qui fut jouée de 1968 à 1972 avant quatre décennies d’hibernation. « J’arrive à tenir une note », se défend Sean Hayes. De fait, il était pianiste classique avant de devenir acteur professionnel.
Le beau Sean n’est pas non plus dépourvu d’humour, option autodérision : « Je crois que j’ai prodigieusement contribué à l’avancement du mouvement gay en Amérique, et si quelqu’un le conteste on peut toujours en discuter. » Le plus beau compliment vient de Neil Simon. « Pourquoi ce spectacle n’a plus été donné pendant quarante ans ? Mais parce qu’il a fallu quarante ans pour dénicher Sean Hayes ! »
Philca / MensGo
(via News de stars du 10 mars 2010)
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 Guy Marchand personnifie un Triangle (rose) dans un film un peu trop carré. © Advitamdistribution.com.
(Blogmensgo, 8 mars 2010) Le palmarès des Oscars a préféré l’interprétation de Jeff Bridges dans Crazy Heart à celle de Colin Firth incarnant un professeur gay dans A Single Man (cf. notre article du 2 mars 2010).
La cérémonie des Oscars, du 7 au 8 mars 2010, ne consacrera donc pas pour la deuxième fois consécutive – après Sean Penn dans le rôle-titre Harvey Milk – un acteur ayant incarné un homosexuel au grand écran. La prestation de Colin Firth dans le premier film du couturier Tom Ford avait pourtant été unanimement saluée par la critique. L’acteur aura peut-être payé le prix d’une mise en scène trop maniériste et pas assez captivante pour Hollywood.
Quoi qu’il en soit, les cinéphiles peuvent s’en mettre plein les mirettes ces temps-ci, grâce à la présence de bons films à l’affiche. De même que Colin Firth porte à lui seul le film de Tom Ford, l’acteur français Guy Marchand (photo ci-dessus) enchante L’arbre et la forêt dans un rôle à contre-emploi. Le film cosigné par Olivier Ducastel et Jacques Martineau évoque – hélas ! d’une manière trop démonstrative – le thème de la déportation homosexuelle par les nazis.
Guy Marchand, symbole du latin lover un tantinet macho, incarnant un ancien « Triangle rose » ? Il fallait oser. Et l’on découvre, au fil des interviews, un Guy Marchand bien plus cérébré qu’on ne l’eût imaginé – et surtout, mais sans en faire des tonnes, un formidable militant du droit à la différence.
 Et si Ander était la bonne surprise ciné de 2010 ? © Bodegafilms.com.
Et pour ceux qui préfèrent les histoires d’amour à l’amour de l’Histoire, signalons la sortie en Europe de l’Ouest, depuis la mi-février 2010, du film Ander du réalisateur espagnol Roberto Castón. Dommage que le titre L’amour est dans le pré était déjà pris, ça résumait bien le pitch : l’attirance amoureuse d’un fermier basque pour un ouvrier agricole péruvien.
Philca / MensGo
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 Un rôle idéal pour Colin Firth (à droite) : rouler des patins aux beaux gosses de Hollywood. © Marsfilms.com.
(Blogmensgo, 2 mars 2010) A Single Man est le premier film du couturier Tom Ford en tant que réalisateur. C’est aussi dans cette adaptation du roman Un homme au singulier, de Christopher Isherwood, que l’acteur britannique Colin Firth interprète l’un de ses meilleurs rôles. Reste à savoir s’il obtiendra, le 7 mars 2010, l’oscar du meilleur acteur.
Après Sean Penn dans Harvey Milk en 2009 (cf. notre article du 23 février 2009), Colin Firth sera-t-il le deuxième acteur d’affilée récompensé pour un rôle principal de gay ? Il lui faudra d’abord l’emporter sur quatre autres prétendants dont les trois premiers sont nettement plus connus que lui : Jeff Bridges, George Clooney, Morgan Freeman et Jeremy Renner. Firth l’a déjà emporté à la dernière Mostra de Venise et aux Bafta britanniques, alors pourquoi ne récidiverait-il pas aux Oscars de Los Angeles ?
 Un look à mi-chemin entre Yves Saint Laurent et Truman Capote… © Marsfilms.com.
Britannique en Californie, hétéro interprétant le rôle d’un professeur gay. Cette double contradiction n’a pas empêché Colin Firth de livrer une interprétation marquante. Le plus difficile pour lui ne fut pas d’incarner un homosexuel mais de rester crédible pendant les scènes d’amour. « C’était difficile d’embrasser comme un gay », confesse l’acteur de 49 ans, visiblement plus émoustillé par sa compatriote Julianne Moore.
Le film raconte l’histoire de George Falconer (Colin Firth), professeur gay enseignant dans la Californie de 1962, qui projette de se suicider après la mort accidentelle de son compagnon Jim (Matthew Goode). Tourné en 2008, A Single Man est diffusé dans les salles obscures ouest-européennes depuis le 24 février 2010.
Philca / MensGo
(via toute la presse, dont 20 Minutes du 23 février 2010)
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