Photo d'Oscar Wilde

Le génie d'Oscar Wilde méritait au moins une bibliothèque. ©Cmgww.com/DR.

(Blogmensgo, 25 novembre 2011) C’est aujourd’hui vendredi 25 novembre 2011 que la ville de Paris inaugure un bâtiment de 420 m2 au nom d’Oscar Wilde (1854-1900). Il s’agit de la bibliothèque Saint-Fargeau, créée en 1975 dans le XXe arrondissement, qui devient désormais la bibliothèque Oscar-Wilde.

La capitale française ne possédait encore aucun lieu public au nom de cet écrivain irlandais. Wilde vécut les dernières années de sa vie à Paris et il repose au Père-Lachaise, cimetière situé dans le même arrondissement que la bibliothèque Oscar-Wilde.

Esprit libre et brillant, aussi étincelant à la fin du XIXe siècle que Jean Cocteau le fut entre les deux guerres mondiales, Oscar Wilde fut un essayiste, romancier et poète de talent. Il reste surtout connu en tant que dramaturge. Le fonds de la bibliothèque Oscar-Wilde est justement spécialisé dans le théâtre contemporain (avec 2 800 œuvres de théâtre sur plus de 30 000 ouvrages au catalogue dont 20 000 livres en section adultes), ce qui n’est sans doute pas une simple coïncidence.

Wilde n’avait pas seulement la particularité de posséder trois noms intermédiaires (il s’appelait Oscar Fingal O’Flahertie Wills Wilde). Il était également homosexuel pendant l’époque victorienne, qui fut l’une des plus intolérantes à l’encontre de la communauté et condamna l’auteur du Portrait de Dorian Gray à passer deux ans en prison pour homosexualité, de 1895 à 1897.

« Ce n’est pas par excès d’individualisme que j’ai péché. Ma grande erreur, la faute que je ne puis me pardonner, c’est d’avoir, un jour, cessé de m’obstiner dans mon individualisme, cessé d’y croire pour écouter autrui, cessé de croire que j’avais raison de vivre ainsi, douté de moi. »
Oscar Wilde, cité par le Journal d’André Gide (8 mai 1927).

Philca / MensGo
(via toute la presse du 24 novembre 2011, dont Actualitté et Livres-Hebdo)

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Affiche festival Les Bisqueers Roses

Une banane rose, pour nourrir les neurones… ©Exaequoreims.com

(Blogmensgo, 9 novembre 2011) Depuis le 7 novembre et jusqu’au 12 novembre 2011, la ville de Reims se donne une teinte rose grâce au festival gay et lesbien Les Bisqueers Roses organisé par l’association Ex-æquo (site | blog). Oui, d’accord, j’ai raté le début. Mais la suite du programme propose encore de fort jolies choses, gratuitement ou à prix très attractifs.

Dès ce soir 9 novembre, la compagnie Attention aux chiens créera une pièce intitulée L’homosexualité expliquée aux gens. Le 11 novembre, on fera l’armistice au cinéma avec une toile de Robert Aldrich en début d’après-midi et une autre de Claude Miller en fin d’après-midi, le soir étant dévolu à Pedro Almodóvar. Si j’en parle, c’est surtout pour la table ronde consacrée au « Travestissement dans le cinéma espagnol, anglo-saxon et français (1960-1980) » qui servira d’intermède entre 16 h 30 et 17 h 30.

Et en guise de fil rouge depuis le 26 octobre à La Cartonnerie, l’exposition photographique « 55 écrivaines, extraits » évoquera Marguerite Yourcenar (dont j’ai parlé sur BlogMensGo), Colette, Marguerite Duras et d’autres écrivaines, à travers le travestissement de Stéphane Foenkinos et devant l’objectif de Stéphanie Murat. Pour en savoir plus sur leur démarche, lire cet article. Et pour la programmation complète, cf. le blog des organisateurs.

Commentaire. Cette dixième édition du festival, on l’aura compris, s’intéresse plus particulièrement aux travesti(ssement)s. Avec une programmation qui n’hésite pas à mêler les genres et à rester ludique sans pour autant oublier la culture. Bref, un festival qui donne la banane – rose – d’une manière point idiote.

Philca / MensGo
(via France 3 du 7 novembre 2011)

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Photo du film Romeos

Lukas, dans la tête d’un homme et dans le corps d’une femme. ©Medialuna.biz.

(Blogmensgo, 17 octobre 2011) La 17e édition du festival Chéries-Chéris a décerné son grand prix au long métrage Romeos de la scénariste et réalisatrice allemande Sabine Bernardi. Quelque 9 100 cinéphiles ont assisté à ce « festival de films gay, lesbiens, trans et +++ de Paris », qui se tenait du 7 au 16 octobre 2011 au Forum des images. La programmation incluait une centaine de films de toute nature, dont 17 longs métrages, 35 courts métrages et 8 documentaires en compétition.

Déjà primé aux festivals de Honolulu et Oslo, Romeos conte l’histoire de Lukas (Rick Okon), jeune homme de 20 ans né dans le corps d’une femme, qui a conservé ses attributs féminins et ne sait trop où se situer dans l’espace – transgenre – qui est le sien.
[Ci-dessous la bande-annonce en version originale allemande. La même bobine est disponible avec sous-titrage anglais dans les liens que j’ai placés juste au-dessous de la vidéo.]

Bande-annonce de Romeos, format Flash ou QuickTime.

Le palmarès des longs métrages inclut un prix du jury attribué à Sur le départ, du réalisateur français Michaël Dacheux, et un prix d’interprétation qui récompense ex-æquo Sarah Kazemy et Nikohl Boosheri pour leur performance dans le film américain En secret.

Du côté des courts métrages, le grand prix Chéries-Chéris honore Julie Carlier pour Le genre qui doute. Le grand prix Chéries-Chéris du documentaire est allé à House of Shame – Chantal All Night Long de la réalisatrice allemande Johanna Jackie Baier (fiche du film | extraits musicaux).

La chaîne Pink TV a choisi de récompenser le court métrage Je ne veux pas rentrer seul de Daniel Ribeiro et le documentaire homo@lv de Kaspars Goba.

Et pour les cinéphiles globe-trotters, on signale que le festival Image+Nation monopolisera les salles obscures à Montréal, du 26 octobre au 6 novembre 2011, avec une programmation énorme en qualité comme en quantité.

Philca / MensGo
(via courriel de Chéries-Chéris, reçu le 17 octobre 2011)

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