Livre Les ondes de la tourmente

Pas encore disponible en livre… audio. ©Ondesdelatourmente.free.fr.

(Blogmensgo, 23 septembre 2011) Puisqu’on évoquait hier encore ici même les mânes de Rudolf Brazda, l’article d’aujourd’hui s’intéressera une nouvelle fois aux Triangles roses, quoique d’une manière très indirecte. C’est en effet Marc Devirnoy que je vais évoquer ci-dessous, non pas comme créateur des sites Projet Triangles roses 2004 et Hexagone gay (cf. notre article du 24 mars 2010), mais comme auteur du roman Les ondes de la tourmente. Un roman historique, forcément.

Le roman de Marc Devirnoy parle bien évidemment d’homosexualité. Mais pas que. L’auteur dresse le tableau de l’univers radiophonique et de la montée du nazisme dans les années 1930, à travers l’évocation de Radio Strasbourg, de Radio Cité et de Lyon, à travers aussi la vie artistique à Paris, Lyon et Berlin, en Alsace et en Lorraine. Lire la suite »

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Livre de Rudolf Brazda

« Un vieillard qui meurt, c'est une bibliothèque qui brûle. » (Amadou Hampâté Bâ) ©Amazon.fr.

(Blogmensgo, 4 août 2011) Rudolf Brazda est mort dans son sommeil le 3 août 2011, à l’âge de 98 ans, dans l’établissement hospitalier de Bantzenheim (Haut-Rhin) où il était placé depuis juin. Le défunt était le dernier survivant des quelque 10 000 Triangles roses déportés par les nazis en raison de leur homosexualité. Il fut détenu presque trois années dans le camp de concentration de Buchenwald.

C’est à Mulhouse, où il résidait depuis la Libération, qu’auront lieu la semaine prochaine les obsèques de Rudolf Brazda. Ses cendres reposeront à côté de celles de son compagnon pendant un demi-siècle, « Edi » (Édouard Mayer).

Rudolf Brazda était né tchèque et avait vécu une trentaine d’années en Allemagne. Naturalisé français en 1960, il connaissait la notoriété depuis qu’il s’était fait connaître comme l’unique Triangle rose encore en vie, juste avant l’inauguration en mai 2008 du mémorial de la déportation homosexuelle à Berlin (cf. notre article du 29 mai 2008). Il honora de sa visite le mémorial berlinois le 28 juin 2008, un mois après son inauguration officielle. Il fut depuis lors couvert d’honneurs et fréquenta souvent les écoles et les commémorations afin d’y apporter son témoignage.

Pour plus de détails sur la vie de Rudolf Brazda, on pourra consulter sa fiche Wikipédia ou lire son autobiographie intitulée Rudolf Brazda, itinéraire d’un triangle rose.

Philca / MensGo
(via toute la presse du 4 août 2011, dont AFP, Libération et Le Figaro)

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Flyer Gallavin

Non, Gallavin ne chante pas à la terrasse des cafés… ©Gallavin.com.

(Blogmensgo, 26 mai 2011) Charade. Mon premier est une association de « personnes concernées par l’homosexualité ». Mon second est un ancien président de cette même association. Mon tout est un artiste de jazz. Tu ne vois pas ?

Réponse : Gallavin, pseudonyme de Steven William Derendinger, lequel dirigea l’association VoGay de 2004 à 2010. Eh oui, c’était une charade suisse ! :mrgreen:

« Gallavin est un projet indépendant. Gallavin n’est signé chez aucun label. » Dixit le communiqué de presse. « Gallavin entend par son interprétation rétablir certains des plus beaux et grands standards de jazz dans leur essence originelle. » Dixit le prière d’insérer. « Hi everyone! over 1500 viewers and not one comment! Don’t be shy and let us know what you think about the video! » Dixit l’artiste sur YouTube.

Explication de texte. Gallavin vient de sortir un single de « Mad about the Boy », titre en version radio disponible sur Deezer de même que l’album éponyme sorti en 2010 (on peut le commander en version CD sur le site de l’artiste ou en version dématérialisée sur iTunes, Amazon.fr et Amazon.com).

Cette chanson est surtout connue à travers l’interprétation de Dinah Washington, qu’une pub pour des jeans Levi’s a immortalisée en 1992. Chanson typique pour voix féminine… Sauf qu’elle fut écrite par Noël Coward en l’honneur de son petit ami, l’acteur sud-africain Graham Payn. D’où cette « essence originelle » que Gallavin se propose de restituer. Il l’a déjà fait en plusieurs versions : au disque en solo, mais aussi sur la scène du cabaret bruxellois Chez Maman (cf. le clip sur YouTube qui accompagne cet article) avec une troupe de transformistes, et le refera bientôt encore, mais cette fois-ci en accompagnement piano, en Suisse, plus exactement à Pully, les 9 et 10 septembre 2011.

Pour en savoir plus sur la chanson « Mad about the Boy », lire la fiche que Wikipedia lui consacre… en omettant de mentionner la reprise par Gallavin. Ne pas confondre ce titre avec « About a Boy », chanson écrite, composée et interprétée par Patti Smith dans Gone Again (l’un des meilleurs albums des années 1990, soit dit en passant) en hommage à Kurt Cobain.

Quoi qu’il en soit je suis une truffe en jazz. Alors, que l’on ne me demande pas un avis érudit et circonstancié sur le répertoire de Gallavin et sur son interprétation de ce tube mythique. Disons que j’aime bien son interprétation, peut-être pour sa tonalité vaguement rock et pas seulement jazzy. Il me semble que la voix de cet artiste serait encore plus à l’aise dans un répertoire de music-hall ou de soul, quelque part entre Tom Jones et Barry Manilow.

Le reste de l’album semble parfaitement écoutable, pour le peu que j’en puisse juger. Seules me hérissent le poil dans le mauvais sens quelques envolées de guitare électrique pas très euphoniques. En revanche, son site web est très chouette et la photo qui illustre cet article me paraît magnifique.

[Update du 7 juillet 2011. On lira avec profit, notre blog en anglais, cet article très circonstancié que Matt consacre à Gallavin.]

Philca / MensGo
(via courriel de Gallavin, reçu le 26 mai 2011)

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