Et les villes françaises les moins/plus homophobes sont…

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Et les villes françaises les moins/plus homophobes sont…

(Blogmensgo, 11 avril 2013) Paris et Amiens s’adjugent la meilleure note ex-æquo de l’Idahomètre 2013, « palmarès des villes [françaises] contre l’homophobie » publié le 10 avril 2013 par le Comité Idaho France et République et Diversité. Sur les 50 villes classées, pas moins de 27 villes obtiennent une note mauvaise (en rouge) ou exécrable voire négative (en noir), avec Boulogne-Billancourt et Courbevoie classés derniers.

Idahomètre : Introduction | Classement (en PDF)

Infographie Idahomètre

Idaho c'est l'Amérique, mais la France c'est pas le Pérou… ©Idahofrance.org.
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Les deux associations présidées par Louis-Georges Tin ont établi leur palmarès à la manière des agences de notation financière. Les critères étudiés portent sur les actions relatives aux thématiques LGBT, sur la célébration de pacs en mairie, l’activisme homophobe du maire, l’implication de la municipalité en interne ou en direction des administrés, etc. Le classement s’appuie, sur 100 points, sur une triple enquête par questionnaires aux villes et associations locales, par visites de terrain et par recherches en ligne.

Aucune ville n’atteint la note maximale de AAA au regard de sa « contribution à la lutte contre l’homophobie » en 2012.

Seules quatre villes obtiennent une très bonne note (en vert) : A+ pour Paris et Amiens, A- pour Nancy (3e) et Toulouse (4e).

Dans le ventre mou du classement, de B+ à C-, figurent des villes comme Nantes (6e) et Grenoble (8e) en jaune, Lyon (16e) et Lille (17e) en orange.

La longue litanie de villes en rouge, de D+ à D-, inclut des villes souvent citées dans les faits divers, par exemple Marseille (23e) et Saint-Denis de la Réunion (33e).

Enfin, la note de E- vaut à huit villes d’êtres drapées de noir : Orléans (ville de mes parents, qui n’ont jamais rien fait pour la communauté, dirai en forme de litote), Avignon et Aix-en-Provence à la 43e place ex-æquo, devancent Mulhouse et Toulon en 46e position, puis Nîmes seul 48e et enfin, fermant la marche à la 49e place ex-æquo, Boulogne-Billancourt et Courbevoie.

À l’intention de toutes ces villes mais aussi de celles qui ne figurent pas dans le classement, les deux associations ont rédigé, en tenant compte des enseignements du baromètre, le premier Guide des bonnes pratiques contre l’homophobie, à l’usage des maires de France.

Commentaire. Le classement des cinquante plus grandes villes de France en matière de lutte contre l’homophobie émane d’un jury présidé par Louis-Georges Tin, qu’on ne présente plus. Jury inattaquable au regard de sa composition. Les cinq autres membres du jury sont en effet, par ordre alphabétique :

  1. L’ancienne ministre Roselyne Bachelot-Narquin, qui fut aussi l’unique députée de droite à militer activement pour le pacs ;
  2. Le chercheur et écrivain Frédéric Martel, auteur du tout récent livre Global Gay, Comment la Révolution gay change le monde (Flammarion), que j’ai en version numérique et dont je parlerai ici si j’ai le temps de le lire cette année ; mais d’après un rapide survol, ça semble très bien et c’est archidocumenté ;
  3. L’avocate Caroline Mécary, dont on parle ici même dès que l’actualité s’y prête ;
  4. Le président-fondateur de l’association Le Refuge (dont on parle ici aussi), Nicolas Noguier ;
  5. Et l’historienne Florence Tamagne, spécialiste des thématiques liées au genre et à l’homosexualité.

Il serait intéressant d’indiquer, en regard de chaque ville, si elle a pour maire une personne appartenant à la communauté LGBT. Nul doute que les maires gay ne se recrutent guère dans la partie noire de la liste.

C’est pas pour faire de la lèche, mais l’idée de Louis-Georges Tin est excellente. On s’étonne, devant une telle évidence, que nul n’ait publié en France un palmarès de cette envergure et selon ce type de critères appartenant au registre de l’action volontariste des élus locaux.

Philca / MensGo
(via Le Monde et Le Figaro du 11 avril 2013)

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