Homosexualité au Cameroun et à Marrakech

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Homosexualité au Cameroun et à Marrakech

Photo de Marrakech

L'homosexualité existe à Marrakech, un universitaire l'a rencontrée. © Tourisme-marrakech.org.

(Blogmensgo, 4 mai 2011) Le quadrimestriel L’espace politique publie, dans sa première livraison de l’année 2011, un numéro consacré à la « (Géo)politique du sexe ». On y trouve notamment deux articles sur l’homosexualité – consultables gratuitement en texte intégral voire téléchargeables en PDF – concernant d’une part le Cameroun et d’autre part la ville de Marrakech, au sud du Maroc. Une initiative aussi désintéressée est suffisamment rare pour que l’on prenne ici la liberté d’en dire quelques mots.

Notons tout d’abord qu’il s’agit de texte rédigés dans un contexte universitaire. D’où une architecture et une phraséologie qui n’évitent pas toujours le jargon, voire l’amphigouri trop fréquents dans les textes de ce genre. Le titre des deux articles en donne une idée. Celui de Gianfranco Rebucini s’intitule « Lieux de l’homoérotisme et de l’homosexualité masculine à Marrakech ». Celui de Patrick Awondo, issu d’une thèse en cours de rédaction, a pour titre « Identifications homosexuelles, construction identitaire et tensions postcoloniales entre le Cameroun et la France ».

Patrick Awondo évoque, entre autres, les problématiques du Camerounais « “réfugié (homo)sexuel” en France » et de la lutte contre le VIH/sida au Cameroun.

Dis-moi où tu dragues, je te dirai si tu es fortuné. Tel est en effet le constat que fait Gianfranco Rebucini après avoir étudié les lieux de socialisation homosexuelle à Marrakech dasn la première moitié des années 2000. L’auteur constate que les classes populaires fréquentent surtout les cafés et les faubourgs, tandis que les classes plus aisées et les touristes étrangers préfèrent (se faire) draguer dans les bars et les discothèques.

Commentaire. Je n’ai pas lu ces articles dans leur intégralité, c’était juste pour en signaler l’existence et la présence gratuite sur le Web. J’y décèle aussi une quadruple coïncidence.
Les deux articles ont été mis en ligne le 3 mai 2011, Journée mondiale de la liberté de la presse, mais cette coïncidence n’est peut-être pas fortuite. Malencontreuses et douloureuses sont, en revanche, la proximité de l’attentat qui vient d’endeuiller Marrakech et le décès de Bernard Stasi, inspirateur de la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde), organisme dont on annonce la mort imminente, au moment même où un projet de loi risque de faire des ravages chez les sidéens en tentant de restreindre en France le droit d’asile pour raisons médicales.

Philca / MensGo

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