Kiss-in de Lyon, des baisers à la bombe lacrymo

1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars (Pas encore d'évaluation)
Loading...

Kiss-in de Lyon, des baisers à la bombe lacrymo

Photo de la cathédrale Saint-Jean

Des saluts nazis au nom de la religion ? Elle a bon dos, la religion… © Benoît Morgat.

(Blogmensgo, 19 mai 2010) Le kiss-in de Lyon devait se dérouler le 18 mai 2010 à 19 h 30 devant la cathédrale Saint-Jean. Il n’a effectivement eu lieu que deux heures plus tard, après un affrontement par slogans interposés entre militants LGBT d’un côté, militants catholiques, ultranationalistes ou néonazis de l’autre. Puis la police a dispersé tout le monde, sans préavis, en usant de bombes lacrymogènes et de Flash-Ball.

La manifestation du kiss-in était dûment autorisée par les autorités préfectorales, place Saint-Jean, devant la cathédrale Saint-Jean-Baptiste. Mais en arrivant sur place, les gays et lesbiennes amateurs de gros bisous ont trouvé un attroupement de contre-manifestants catholiques sur le parvis de la cathédrale. Plusieurs dizaines de policiers ont joué le rôle de tampon pendant deux heures. Ils ont pu voir et entendre les deux camps s’affronter par slogans et banderoles interposés. Résumé des slogans : « Halte à l’homophobie » d’un côté, « Halte à la cathophobie » de l’autre. La contre-manifestation intégriste n’avait pas reçu l’agrément des autorités.

Le décompte des manifestants et contre-manifestants varie du simple au double selon les sources. Quelque deux cents à quatre cents adeptes du kiss-in, face à cent ou deux ans adeptes de la prière.

De fait, les catholiques étaient dans les deux camps. Les traditionalistes priaient sur le parvis, saluant Marie et chantant des cantiques. Les cathos gay et lesbiens étaient là aussi, mais côté kiss-in, à l’invitation de l’association LGBT chrétienne David et Jonathan.

Un groupe de jeunes à crâne rasé, côté catholique, multipliait les provocations et ne ménageait ni les insultes homophobes ni les saluts nazis. La police n’y a mis un terme que vers 22 heures, en dispersant les deux camps, sans ménagements et d’une manière inopinée. La Lesbian and Gay Pride de Lyon a vivement dénoncé la « gestion calamiteuse » de l’événement par la préfecture, critiquant sa complaisance à l’égard des contre-manifestants et de l’illégalité de leurs provocations.

La prochaine Gay Pride lyonnaise est programmée pour le 12 juin 2010.

Philca / MensGo
(via toute la presse du 19 mai 2010, dont Rue89.com, Lyon Première et L’Express)

Pas de commentaire.

Ajouter un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *