(Blogmensgo, 3 décembre 2011) Pourquoi ne pas offrir des livres pour les fêtes de fin d’année ? Pourquoi ne pas s’en offrir à soi-même ? Pourquoi ne pas ajouter un livre sous le sapin de Noël ? Ci-dessous, deux ou trois suggestions glanées au fil du Web. Lire la suite »

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Photo de Frank Kameny

Frank Kameny enfin fêté par l'Amérique après cinquante ans de combat. ©Maison-Blanche / Pete Souza.

(Blogmensgo, 13 octobre 2011) Le militant homosexuel américain Frank Kameny est mort le 11 octobre 2011, à l’âge de 86 ans, sans doute à la suite d’un arrêt cardiaque (communiqué de presse). Il était surtout connu aux États-Unis pour son infatigable militantisme LGBT, et en Europe pour son slogan « Gay is good ». C’est à lui que Barack Obama offrit le stylo avec lequel il venait de signer l’abrogation de la loi militaire homophobe « Don’t ask, don’t tell » (ne rien demander, ne rien dire, cf. notre article du 23 décembre 2010).

[Sur Kameny : circonstanciée fiche Wikipedia | anecdotique page de fans]

Frank Kameny fut, aux États-Unis, le pionnier d’innombrables combats en faveur de la cause homosexuelle. Né en 1925, il perdit en raison de son homosexualité le poste d’astronome au service des cartes de l’US Army qu’il venait d’obtenir en 1957, quelques mois auparavant. Il contesta aussitôt, seul contre tous, son limogeage et alla jusque devant la Cour suprême fédérale ; le gouvernement attendit l’année 2009, soit plus d’un demi-siècle, pour lui faire des excuses officielles. Déjà une première.

Il fonda en 1961 l’une des toutes premières organisations militantes LGBT, la Mattachine Society (elle fêtera ses 50 ans en novembre 2011), établie à Washington, qui exigeait un traitement identique pour tous les fonctionnaires, quelle que soit leur orientation sexuelle. Dès 1963, Kameny militait contre les lois interdisant la sodomie et deux ans plus tard, il organisait les premières manifs LGBT devant la Maison-Blanche, les Nations unies, le Pentagone et autres lieux symboliques.

En 1971, trois ans après sa campagne « Gay is good », il devint le premier homo assumé à briguer un siège au Congrès fédéral. Il mena ensuite une multitude de batailles pour une égalité de traitement et de droits, notamment à travers la National Gay and Lesbian Task Force (NGLT, association LGBT qu’il cofonda en 1973, année où il contribua à faire retirer, par l’American Psychiatric Association, l’homosexualité de la liste des maladies mentales).

Le 30 septembre 2011, Frank Kameny prononçait son dernier discours militant. Entre-temps, il était devenu bien plus célèbre que Harvey Milk – du moins avant que ne sorte le film deux fois oscarisé de Gus van Sant.

Philca / MensGo
(via toute la presse du 12 octobre 2011, dont AFP, PostOpinions et Reuters)

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Livre de Rudolf Brazda

« Un vieillard qui meurt, c'est une bibliothèque qui brûle. » (Amadou Hampâté Bâ) ©Amazon.fr.

(Blogmensgo, 4 août 2011) Rudolf Brazda est mort dans son sommeil le 3 août 2011, à l’âge de 98 ans, dans l’établissement hospitalier de Bantzenheim (Haut-Rhin) où il était placé depuis juin. Le défunt était le dernier survivant des quelque 10 000 Triangles roses déportés par les nazis en raison de leur homosexualité. Il fut détenu presque trois années dans le camp de concentration de Buchenwald.

C’est à Mulhouse, où il résidait depuis la Libération, qu’auront lieu la semaine prochaine les obsèques de Rudolf Brazda. Ses cendres reposeront à côté de celles de son compagnon pendant un demi-siècle, « Edi » (Édouard Mayer).

Rudolf Brazda était né tchèque et avait vécu une trentaine d’années en Allemagne. Naturalisé français en 1960, il connaissait la notoriété depuis qu’il s’était fait connaître comme l’unique Triangle rose encore en vie, juste avant l’inauguration en mai 2008 du mémorial de la déportation homosexuelle à Berlin (cf. notre article du 29 mai 2008). Il honora de sa visite le mémorial berlinois le 28 juin 2008, un mois après son inauguration officielle. Il fut depuis lors couvert d’honneurs et fréquenta souvent les écoles et les commémorations afin d’y apporter son témoignage.

Pour plus de détails sur la vie de Rudolf Brazda, on pourra consulter sa fiche Wikipédia ou lire son autobiographie intitulée Rudolf Brazda, itinéraire d’un triangle rose.

Philca / MensGo
(via toute la presse du 4 août 2011, dont AFP, Libération et Le Figaro)

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