Le VIH/sida a progressé d’au moins 5 % en Russie en 2011

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Le VIH/sida a progressé d’au moins 5 % en Russie en 2011

Photo de Vladimir Poutine

SuperPoutine. Ses superpouvoirs produisent des superstatistiques supercrédibles. ©Government.ru.

(Blogmensgo, 12 mars 2012) La Russie a enregistré 62 000 nouveaux cas de contamination au VIH en 2011, soit 5 % de plus que l’année précédente. La transmission par voie sexuelle chez les hétéros représentait 39,9 % des nouveaux cas en 2011, soit 4,5 % de plus en trois ans, selon le Service fédéral de la santé.

Le principal vecteur de contamination demeure l’injection intraveineuse des toxicomanes, avec 57,9 % des nouveaux cas. La pandémie se féminise en Russie et, dans treize régions (le pays en compte une cinquantaine), les femmes sont les victimes de plus de la moitié des nouvelles contaminations.

Selon les chiffres officiels russes, la population adulte est infectée à 0,9 % en Russie, contre 0,2 % de séropositifs en Europe occidentale et centrale. Et selon l’Onusida, le nombre de décès liés au VIH/sida en Russie a doublé entre 2004 et 2009, date à laquelle il se situait dans une fourchette de 35 000 à 65 000 morts.

Les statistiques russes affirment que 97,6 % des patients qui en avaient besoin ont un traitement par antirétroviraux en 2011. L’Onusida a calculé qu’en 2010 les traitements antirétroviraux ne couvraient pas plus de 29 % des besoins.

Pourtant, les fonds visant à endiguer le VIH/sida en Russie existent et ils sont a priori suffisants. L’Onusida et l’Association des personnes russes vivant avec le VIH estiment que les mauvais résultats de la Russie dans ce domaine sont dus à un empirisme coupable dans la gestion des statistiques et des soins. Les carences les plus manifestes concernent la prévention auprès des trois cibles les plus exposées : les gays, les toxicomanes à seringue et les travailleurs du sexe.

Commentaire. L’Onusida recensait dans son rapport 2010 quelque 980 000 personnes séropositives en Russie, alors que le Service fédéral de la santé ne comptabilise que 600 000 cas de séropositivité depuis 1987. Il y a donc fort à parier que les statistiques russes de 2011, déjà très alarmantes, sont fortement sous-estimées.

Philca / MensGo
(via toute la presse du 12 mars 2012, dont Romandie.com, Le Monde et Le Figaro)

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