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Photo de prise de sang

Sang qui guérit ou sang qui tue ? Le dépistage sert aussi à ça… © Photoxpress.com / John Keith.

(Blogmensgo, 13 juillet 2010) Plus de 20 000 participants sont attendus à Vienne, du 18 au 23 juillet 2010, pour la 18e conférence internationale sur le sida (Aids 2010). On y évoquera notamment les nouvelles approches préventives et les traitements les plus prometteurs. Ce sera notre fil rouge de juillet…

Aids 2010 : site officiel | blog officiel.

Comme lors de la précédente conférence en février 2010, les équipes de l’organisme caritatif britannique NAM évoqueront l’événement sur leur site, où l’on peut aussi s’abonner afin de recevoir gratuitement par courriel un résumé quotidien de la conférence (six langues au choix, dont le français). Un flux RSS spécifique – mais seulement en anglais – sera par ailleurs ouvert le 19 juillet (cf. lien ci-dessus). Et comme depuis les précédentes conférences, NAM prépose aussi une série de documents en français sur le VIH/sida, depuis la prévention jusqu’à la guérison, en passant par l’approche clinique et les méthodes thérapeutiques.

Dans un prochain article, je reviendrai sur des publications faisant état d’avancées significatives concernant les méthodes de prévention et les espoirs thérapeutiques.

Philca / MensGo
(via courriel de NAM, reçu le 9 juillet 2010)

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Photo de femme mystère

Bonne nouvelle pour les LGBT : les chirurgiens libanais s'intéressent plus à Hippocrate qu'aux hypocrites. © Photoxpress.com / Luigi.

(Blogmensgo, 8 juillet 2010) Elle se prénomme Randa et vit au Liban ; il s’appelle Fouad et vient de quitter son Algérie natale après avoir reçu des menaces de mort. Randa et Fouad sont une seule et même personne, une femme transsexuelle née dans le corps d’un garçon il y a une trentaine d’années. L’autobiographie de Randa est parue en 2010 chez un éditeur dont je n’ai pas pu identifier le nom. Le titre arabe du livre, Mouzakarat Randa al-Trans, signifie Les mémoires de Randa la Trans.

Toute la presse anglophone du monde arabe parle de ce livre, peut-être parce qu’il est cosigné par le respecté journaliste et éditeur libanais Hazem Saghieh. Ce livre de 144 pages n’est semble-t-il publié ni par l’éditeur anglo-libanais Saqi Books fondé par sa défunte épouse, ni par la maison d’édition libanaise spécialisée Meem dont j’ai parlé ici dans un article du 3 décembre 2009.

Quoi qu’il en soit, Randa aura eu toutes les peines – et les malheurs – du monde pour migrer de son corps masculin vers son identité féminine. Elle a dû renoncer à ses relations familiales et amicales. Randa a même été tentée par le suicide avant de recevoir des islamistes algériens un ultimatum qui expirait en avril 2010. L’instinct vital et l’ultimatum se sont conjugués pour la faire émigrer au Liban, après un bref passage en Europe.

Pourquoi le Liban ? Parce que c’est le seul pays arabe plus ou moins tolérant à l’égard de la population LGBT, même si l’homosexualité y reste officiellement illégale et réprimée. Le Liban est également une destination très prisée par les personnes qui souhaitent se faire opérer pour changer de sexe. Les chirurgiens libanais se sont forgé une belle réputation dans ce domaine. Ça tombe bien, Randa souhaite procéder à une chirurgie de réassignation sexuelle.

À travers son livre et le témoignage qu’il véhicule, Randa veut expliquer que la transsexualité n’est pas une question de sexe ni de plaisir, mais une question d’identité.

Commentaire. Si quelqu’un en sait plus sur l’endroit où l’on peut se procurer le livre de Randa, merci de le faire savoir dans un commentaire ci-dessous.

Philca / MensGo
(via ActuaLitté du 7 juillet et toute la presse anglophone récente, dont le Sydney Morning Herald du 6 juillet 2010)

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(Blogmensgo, 6 juillet 2010) En septembre 2010, Budapest deviendra la seule ville au monde ayant vu circuler, d’une manière très officielle, à la fois une Gay Pride (le 10 juillet) et une « Hétéro Pride » (le 4 septembre). La capitale de la Hongrie a en effet autorisé la tenue d’un défilé LGBT, mais aussi celle d’une contre-manifestation ouvertement homophobe. Cela n’empêchera pas les contre-manifestants de vociférer leurs slogans aux abords de la Gay Pride, comme ils l’ont déjà fait d’une manière violente le 5 juillet en marge d’un événement LGBT.

Bandeau Budapest Pride

Budapest est donc le berceau de l'homosexualité, en quelque sorte. © Budapestpride.hu.

Environ 2 000 personnes sont attendues dans le cortège de la Budapest Pride 2010, soit peut-être moins de manifestants que de contre-manifestants. Ce sera toutefois le point d’orgue d’une série d’événements LGBT festifs qui se tiennent dans la capitale hongroise depuis le 4 juillet et se poursuivront jusqu’au 11 juillet, avec une dominante cinématographique et culturelle.

La Budapest Pride est orchestrée par la Fondation Rainbow, avec le soutien officiel des ambassades néerlandaise et américaine. L’ambassade britannique y participe aussi en prêtant des locaux. Une partie de la classe politique hongroise soutient discrètement l’événement.

J’ai appris des tas de choses en lisant l’excellente source qui sert de support à cet article. Par exemple que c’est un écrivain hongrois du XIXe siècle, Károly Kertbeny (fiche Wikipédia), qui inventa et popularisa le vocable « homosexuel ». Honte à moi, je l’ignorais – et n’ai jamais lu la moindre œuvre de cet écrivain.

Commentaire. C’est au nom de la liberté d’expression que Budapest autorise la très homophobe Hétéro Pride. Nul doute que les dirigeants de la capitale hongroise autoriseraient, au nom de cette même liberté d’expression, des marches prônant l’assassinat des Noirs, l’extermination des Juifs, l’ostracisme à l’encontre des Polonais, l’asservissement des femmes ou les bombardements sur la Palestine…

Philca / MensGo
(via Hu-lala du 5 juillet 2010)

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Participant à la Regenbogenparade 2010

À Vienne, la Regenbogenparade lui a durci les mamelons… © Christian Leitner.

(Blogmensgo, 5 juillet 2010) C’est le samedi 3 juillet que la Gay Pride a investi les artères de Londres, Madrid, Vienne et Rome. Sous le soleil dans les trois premières capitales et en partie sous la pluie à Rome – et ce n’est pas qu’une métaphore.

Les quatre manifestations réclamaient toutes l’égalité des droits avec les individus et les couples hétérosexuels. Mais comme l’Espagne vit à l’heure du mariage gay depuis 2005, la Gay Pride madrilène demandait plus spécifiquement l’égalité de considération et de traitement en faveur des personnes transsexuelles.

À Vienne, la 15e Regenbogenparade – Parade arc-en-ciel – a attiré 100 000 participants, selon les organisateurs, soit dix fois moins qu’à Londres. Mais il est vrai que la capitale britannique – où l’on célébrait le quarantième anniversaire du Gay Liberation Front, qui organisa la première Gay Pride – n’était pas visitée par la pluie. La preuve : il a fini par pleuvoir à Rome, l’unique objet de mon ressentiment, ce qui a dissuadé maint autochtone de monter sur l’un des quatre chars du cortège. Au palmarès de l’affluence, Londres l’emporte donc loin devant Vienne, puis Madrid et ses dizaines de milliers de participants. Et à Rome, ils étaient quelques milliers seulement.

Contrairement à ceux de Vienne, Rome et même Paris (le 26 juin dernier), les cortèges londonien et madrilène ont accueilli dans leurs rangs une représentante officielle du gouvernement, en l’occurrence la ministre de l’Égalité. Elle s’appelle Bibiana Aido en Espagne et Lynne Featherstone. Toutes deux, en particulier la ministre espagnole, ont eu récemment l’occasion de faire des déclarations offensives en faveur de la communauté LGBT.

Philca / MensGo
(via toute la presse du 3 juillet 2010, dont AFP et Europe 1)

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Photo de quatre hommes

Trois mois pour une fellation, ça fait combien de mois pour une sodomie ? © Photoxpress.com / André Létzel.

(Blogmensgo, 30 juin 2010) Un tribunal de Dakar a condamné, le 29 juin 2010, deux hommes à trois mois de prison ferme pour homosexualité. Les deux prévenus avaient été surpris par la police, sur une plage de la capitale, déculottés et en train de pratiquer une fellation. Ils ont déjà effectué deux semaines de prison préventive après leur arrestation.

Le parquet avait requis deux ans d’emprisonnement contre Oumar Guèye et Barthélémy Tine, au titre de la loi prohibant les « actes contre-nature entre deux personnes du même sexe » au Sénégal. La sentence prononcée aura donc été nettement moins sévère que les réquisitions à l’encontre des deux prévenus, respectivement maître-tailleur et étudiant.

La défense a plaidé la relaxe, précisant que l’homosexualité n’est pas un vice aux yeux de la communauté scientifique et citant les noms de personnalités homosexuelles mondialement connues. Chacun des deux prévenus a tenté de minimiser sa « responsabilité » en rejetant l’initiative de la fellation sur son partenaire.

Commentaire. J’ai séjourné trois ou quatre fois au Sénégal. Il est probable que je n’y retournerai plus, sauf si l’on dépénalise officiellement l’homosexualité dans ce pays où l’argent public gaspillé dans des opérations de prestige à la gloire du chef de l’État aurait été plus judicieusement employé dans la lutte contre le VIH/sida.

Philca / MensGo
(via Agence de presse sénégalaise du 29 juin et Wal Fadjri du 30 juin 2010)

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