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Vision de près et vision de loin, même combat : non à l'homophobie ! © Jersvision.org.

(Blogmensgo, 11 février 2011) Le conseil des écoles publiques d’Edmonton, au Canada, s’engage dans une démarche volontariste afin de contrer l’homophobie en milieu scolaire. Plusieurs axes de réflexion et d’action sont à l’étude.

L’administration scolaire d’Edmonton, capitale de l’Alberta, examine les bonnes pratiques de villes canadiennes anglophones où la lutte contre l’homophobie à l’école donne des résultats intéressants. C’est notamment le cas à Toronto, Vancouver et Victoria. L’association des enseignants de l’Alberta souhaite s’associer à une telle démarche, estimant que certaines pratiques homophobes ont la vie dure parce que les enseignants ne savent pas forcément les repérer ou les condamner avant qu’il ne soit trop tard.

Natif d’Edmonton et victime de dérives homophobes lorsqu’il était au lycée, Jeremy Dias a pour sa part créé une association, Jer’s Vision, visant à promouvoir la diversité. Cette « initiative canadienne des jeunes pour la diversité » s’adresse principalement aux jeunes, mais aussi aux enseignants et aux parents, à travers des formations, ateliers, séminaires, bourses et initiatives en tout genre.

C’est ainsi que Jeremy Dias vient de s’exprimer devant l’association des enseignants de l’Alberta. Sans doute a-t-il expliqué que l’homophobie ne se résume pas à des comportements aussi visibles que des bastonnades. Jeremy, lui, a été victime d’homophobie de la part de l’administration scolaire, laquelle a ensuite été traînée en justice pour lui avoir pourri la vie quand il est sorti du placard.

Philca / MensGo

(via Radio Canada du 10 février 2011)

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Photo d'ardoise

À l'école, les insultes s’apprennent plus vite que la lecture et l’écriture. © Photoxpress.com / Lauren Ingro.

(Blogmensgo, 17 décembre 2010) Le collectif français Inter-LGBT se dit très partagé, dans un communiqué du 16 septembre 2010, entre la satisfaction et la frustration sur la manière dont le gouvernement français lutte contre l’homophobie dans l’éducation. Au Québec, une enquête menée pendant trois ans dans les écoles secondaires et les collèges aboutit à un constat d’échec sur toute la ligne, tant la banalisation de l’homophobie et les violences homophobes semblent devenues inexpugnables.

En France, la lutte contre l’homophobie varie d’un ministère à l’autre

La satisfaction de l’Inter-LGBT vient de ce que le ministère français de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a reconduit depuis la rentrée 2010 sa campagne d’affichage lancée en 2009. Mais la campagne d’affichage sur les campus et dans les villes universitaires ne suffit pas. Le collectif interassociatif souhaite que le ministère aille plus loin en ciblant d’une part le personnel enseignant et administratif, d’autre part les étudiants eux-mêmes ; dans le premier cas, afin de renforcer la lutte contre l’homophobie et la transphobie ; dans le second cas, en aidant les étudiants gay ou lesbiennes à lutter contre le mal-être lié à l’assomption de leur homosexualité.

En revanche, constate l’Inter-LGBT, le ministère français de l’Éducation n’a pris « aucune des mesures concrètes » promises en septembre 2010 afin de prévenir et de lutter contre les discriminations à l’école, au collège et au lycée.

Au Québec, l’homophobie s’enracine en milieu scolaire

La sociologue Lyne Chamberland a dirigé une étude auprès de 4 591 élèves dans les écoles secondaires et collégiales du Québec, parmi lesquels 8 % d’élèves se disant gay ou lesbienne. Les violences ou intimidations homophobes ont contraint leurs victimes à manquer des journées de cours dans 52 % des cas, soit deux fois plus souvent qu’à l’occasion de violences ou intimidations non homophobes.

Comme partout ailleurs, l’homophobie entraîne son cortège de conséquences néfaste pour la santé psychique des jeunes homos : dévalorisation de l’image de soi, mal-être, tendances suicidaires, etc.

L’étude montre à la fois une recrudescence des propos homophobes, mais aussi un lien direct de causalité entre ce type de propos et les actes de violence. Les agressions à caractère sexuel concernent 11 % des élèves homosexuels et 3 % de leurs camarades hétérosexuels. Quant aux autres violences physiques, elles ciblent 7 % des hétéros mais 18 % des gays et lesbiennes.

Le problème de l’homophobie tient en partie à la banalisation du vocabulaire homophobe, chez les enfants mais aussi chez leurs parents, les coupables affirmant qu’il n’y a pas dans ces paroles de quoi fouetter un chat.

Des mots, des maux

En France, les insultes homophobes les plus courantes sont pédé, enculé et gouine.
Au Québec, la tiercé maudit serait plutôt gai, fif et pédé.
Le vocabulaire change, l’homophobie demeure…

Philca / MensGo
(via Rue Frontenac du 16 décembre, ici et ici, et NouvelObs.com du 17 décembre 2010 [France])

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(Blogmensgo, 27 novembre 2010) L’âge de ce gamin est une énigme : 14 ans selon son passeport, à peine 12 ans d’après son physique, au moins 25 ans dès qu’il se met à parler, que ce soit devant le conseil de discipline pour défendre son professeur suspendu pour avoir exclu un élève qui tenait des propos homophobes, ou devant des millions de téléspectateurs dans l’émission d’Ellen DeGeneres. Cet adolescent américain qui ose revendiquer haut et fort son homosexualité s’appelle Graeme Taylor et son courage me sidère !

L’histoire est racontée en détail dans cet article de Têtu, avec vidéo à l’appui (et surtout traduction écrite en français, vu que le son du premier extrait vidéo est pourri). En résumé : un prof est suspendu après avoir exclu un élève au discours homophobe, mais un autre élève, Graeme Taylor, 14 ans, prend la défense du prof et livre un vibrant plaidoyer devant le conseil de discipline, expliquant pourquoi et comment des propos homophobes sont inacceptables, pourquoi et comment des gays et lesbiennes en sont victimes toujours injustement et parfois mortellement, pourquoi et comment le fait d’être homosexuel est une chance pour qui s’assume comme tel… sans subir les moqueries insupportables de ses congénères.

Le discours enflammé de Graeme Taylor, prononcé sans la moindre note mais avec sincérité, a fait le tour du Web. Et même le tour des médias, puisque le jeune homme a eu les honneurs de la célèbre émission TV d’Ellen DeGeneres. La présence devant lui d’Ellen et les garçons qui tiennent les caméras n’a nullement impressionné le héraut de la cause LGBT, comme on peut le voir ci-dessous. Et comme Noël approche, Graeme Taylor a même obtenu un superbe cadeau de fin d’année.

Les gens qui comprennent l’anglais auront apprécié la manière cocasse dont le jeune adolescent américain narre son coming out. Inutile de préciser que, vu son étonnante maturité et son exceptionnel talent oratoire, Graeme Taylor est manifestement surdoué. Ce qui n’enlève rien à son courage.

Philca / MensGo
(via Têtu du 24 novembre 2010)

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