Posts Tagged “éducation / enseignement”

Logo UDC section gay

Pas de logo UDC pour la section gay de l'UDC. Ambiance… © Gaysvp.ch.

(Blogmensgo, 18 décembre 2009) Des gays et lesbiennes germanophones, sous l’égide du député bisexuel Thomas Fuchs, viennent de créer une section gay au sein de l’Union démocratique du centre (UDC). Au 18 décembre 2009, la section gay de l’UDC revendiquait dix-sept membres. L’initiative engendre un malaise palpable au sein même du parti.

Connu pour ses discours musclés « contre la surpopulation étrangère », l’UDC a suscité le récent référendum qui interdit la construction de minarets en Suisse. Sur ce blog, on connaît surtout l’UDC par sa section du Valais romand et plus particulièrement à travers les déclarations fort peu homophiles d’un dirigeant des Jeunes UDC du Valais romand, Grégory Logean (cf. nos articles des 16 juillet et 16 octobre 2009). Thomas Fuchs n’avait pas manqué de dire, à l’époque, tout le mal qu’il pense des déclarations de Grégory Logean et de la mentalité du jeune politicien.

La section gay entend faire connaître ses positions sur plusieurs thèmes, dont celui de l’homosexualité. Le fait d’être homosexuel, expliquent les UDC gay, est un motif légitime d’émigration en cas de persécutions ou de menaces graves contre la personne. La section « rose » de l’UDC incite le système scolaire suisse à fournir une information objective sur l’homosexualité et sur la prévention du sida. Thomas Fuchs et ses camarades sont par ailleurs favorables à l’adoption homoparentale… que combat fermement l’UDC.

Si elle ne condamne pas l’initiative, la direction du parti ne se montre guère enthousiaste. Son secrétaire général, Martin Baltisser, affirme ainsi que « l’orientation sexuelle de nos membres n’est pas un problème mais [que] nous devons maintenant contrôler qui sont vraiment ces gens ». La section gay s’est vu refuser l’utilisation du logo de l’UDC.

« Je m’oppose à la banalisation de l’homosexualité et me distancie complètement de cette section », déclare pour sa part le très sympathique Grégory Logean.

Philca / MensGo
(via 20 Minutes du 15 décembre 2009, ici et ici)

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Livre Luv Ya Bunches

« Et si je remplaçais le couple lesbien par un couple transsexuel ? » (citation apocryphe) © Amulet Books.

(Blogmensgo, 4 novembre 2009) Scholastic, organisateur de salons du livre scolaire aux États-Unis, a fait pression sur une auteure afin qu’elle remplace dans son dernier ouvrage un couple de parents d’élève lesbien en couple hétérosexuel. En revanche, Scholastic dément toute censure.

L’affaire concerne le livre Luv Ya Bunches de l’écrivaine Lauren Myracle, spécialisée dans la littérature pour préados. L’auteure y narre les aventures de quatre copines aussi dissemblables que possible, hormis le fait qu’elles ont toutes un nom de fleur en guise de prénom. L’une d’elles, Milla, est élevée par un couple lesbien. Scholastic a écrit à l’éditeur Amulet Books, lui demandant que Lauren Myracle supprime de son livre les nombreux jurons et qu’elle remplace les mère lesbiennes par un couple hétérosexuel.

L’auteure a accepté d’amender le langage des quatre gamines, mais pas l’orientation sexuelle des mamans. « En Amérique, plus de 200 000 enfants sont élevés par des parents de même sexe, tout comme Milla. Alors, inutile de tout maquiller ou de se cacher derrière son petit doigt », plaide Lauren Myracle.

Scholastic affirme n’avoir pas eu le temps de contrôler le livre afin de l’inclure dans ses salons d’automne. En revanche, Luv Ya Bunches sera bien présent dans les salons de printemps, précise Scholastic en récusant toute idée de censure.

Commentaire. On dirait un remake de l’affaire And Tango Makes Three, cette fois-ci en version lesbienne. Sauf qu’il s’agit là du premier tome d’une saga en quatre volumes ; si la censure n’est pas établie, la tentative de pression semble indiscutable.

Philca / MensGo
(via School Library Journal du 21 octobre et ActuaLitté du 2 novembre 2009)

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Affiche campagne contre l'homophobie

Un gentil slogan fourni sans aspirine… mais avec un beau mec. © Enseignementsup-recherche.gouv.fr.

(Blogmensgo, 3 novembre 2009) Alors que la France enclenche la deuxième phase de sa campagne contre l’homophobie en milieu universitaire, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse, va rappeler aux directeurs d’établissement leur obligation de diffuser cette campagne dans les lieux qu’ils administrent. La ministre s’y est engagée, le 3 novembre 2009, après avoir rencontré plusieurs associations spécialisées, dont l’Inter-LGBT.

La ministre de l’Enseignement supérieur va notamment rappeler aux directeurs des universités et des grandes écoles qu’ils seront tenus de faire diffuser dans leur établissement les quatre affiches prévues pour la seconde campagne antihomophobie. Elle leur rappellera aussi, dans une lettre, que les actes homophobes dont sont victimes les gays et lesbiennes contribuent au taux de suicide « quatre à sept fois supérieur » à celui de la population étudiante hétérosexuelle.

La première campagne française contre l’homophobie dans les universités, lancée en juin 2009 avec deux affiches, a subi ici et là à des actes de malveillance susceptibles de nuire à sa bonne diffusion. Des affiches ont ainsi été arrachées dans des établissements aussi prestigieux que l’École polytechnique. Outre les campus, la nouvelle campagne sera relayée par les associations, les commerces de proximité dans les villes ayant plus de 100 000 habitants et, jusqu’au 13 novembre, sur Internet.

Dans un communiqué, le collectif Inter-LGBT rappelle qu’il n’a pas pu faire adopter le slogan « l’hétérosexualité ce n’est pas normal, c’est seulement majoritaire », car ce slogan était perçu comme « trop subversif ».

Commentaire. La France est le berceau des droits de l’homme… homosexuel hétérosexuel. Ou de la connerie. Car il faut être sacrément décérébré pour interdire d’affiche un slogan aussi malin que celui proposé par l’Inter-LGBT.

Philca / MensGo
(via communiqué Inter-LGBT du 2 novembre et AFP du 3 novembre 2009)

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Affiche des Assises contre l'homophobie

En rouge, les hétéros ? © Assises contre l'homophobie.

(Blogmensgo, 3 septembre 2009) La Fédération genevoise des associations LGBT organise les 1res Assises contre l’homophobie, les 4 et 5 septembre 2009, à Uni Mail (Genève). Cet événement intervient alors que n’est toujours pas éteinte la polémique homophobe déclenchée par un dirigeant du parti UDC du Valais romand (cf. notre article du 16 juillet 2009). Pour le millésime 2009, les assises mettent l’accent sur « la dynamique jeune ».

Si les adultes connaissent bien les conséquences de l’homosexualité aux niveaux collectif (insultes, pression sociale, etc.) et individuel (baisse de l’estime de soi, bouffées suicidaires, etc.) pour les avoir souvent eux-mêmes vécues, il en va tout autrement chez les jeunes, qui n’ont pas encore le recul nécessaire pour faire la part des choses et affronter sereinement l’adversité. C’est pourquoi une bonne partie du programme des deux journées (HTML | PDF) s’intéresse et s’adresse aux jeunes. Les intervenants évoqueront la prévention et la jugulation de l’homophobie, mais aussi les actions susceptibles d’être mises en œuvre.

À signaler, dans le texte de la Tribune de Genève qui me sert de source (cf. ci-dessous), cet intéressant témoignage de Benjamin, 26 ans, qui explique certains effets dévastateurs de l’homophobie : « Même pour moi, être pédé, c’était une insulte. Ce n’était pas une possibilité. Même moi, j’étais homophobe », raconte-t-il. L’homophobie est un phénomène de troupeau ; qu’on se le dise, on n’a jamais vu troupeau (hétéro) plus intelligent qu’un individu (homo)…

Philca / MensGo
(via Tribune de Genève du 3 septembre 2009)

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Logo Connected!

Quand la branchitude s'installe dans les townships… © loveLife.

(Blogmensgo, 26 août 2009) La meilleure méthode pour contrer le VIH au sein des communautés défavorisées consiste à les rendre actrices de leur propre destin. LoveLife, programme national de prévention anti-VIH au sein de la jeunesse, s’efforce ainsi de développer la capacité d’innovation des jeunes Sud-Africains afin de mieux lutter contre le virus. Pour ce faire, loveLife s’est associé à la coopération allemande et à une entreprise sud-africaine.

« De nombreux jeunes se mettent en danger [avec le VIH] non pas par ignorance, mais parce qu’ils pensent avoir peu de raisons de se protéger ». Grace Matlhape, directrice de loveLife, explique ainsi l’utilité de donner un objectif aux jeunes défavorisés, en particulier aux jeunes en situation d’échec scolaire. Ce faisant, on leur fournit une bonne raison à la fois pour qu’ils se protègent du VIH et pour qu’ils incitent leur entourage à faire de même. Un programme quinquennal de loveLife intitulé Connected! s’efforce justement de donner aux jeunes les moyens de leurs ambitions. Dans le jargon des ONG, on appelle ça « renforcer la capacité de leadership ».

L’opération se fera en trois étapes et par l’intermédiaire d’un partenariat à trois ; elle transitera par le programme Connected! existant. Cette opération s’adresse à 5 000 jeunes choisis parmi les dizaines de milliers de 12-25 ans qui ont déjà suivi l’un des deux programmes de renforcement communautaire spécifiquement dispensés par loveLife. Les trois étapes sont :

  1. Création d’un réseau visant à permettre aux jeunes de faire connaître leurs idées ;
  2. Incitation des jeunes à devenir acteurs – au niveau local – plutôt que spectateurs de leur propre destin ;
  3. Possibilité pour les jeunes ainsi choisis de réaliser leur propre projet, en privilégiant les actions à effet démultiplicateur.

L’initiative Connected! bénéficie d’un prêt de 120 000 dollars sur trois ans octroyé par la société Barloworld. L’Agence allemande de développement (DED), associée au projet, se charge d’en financer la première année.

Philca / MensGo
(via bulletin Mediaclubsouthafrica reçu le 21 août 2009 par courriel)

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