 hindou + hindou = deux doux ! © Photoxpress.com / Melissa Schalke.
(Blogmensgo, 26 août 2010) Près de 500 gays, lesbiennes et personnes transsexuelles ont offert à Katmandou, le 25 août 2010, la plus importante Gay Pride de son histoire. Huit jours auparavant, Katmandou accueillait le premier mariage homosexuel jamais organisé entre deux étrangers au Népal.
En tête du cortège défilait un éléphant conduit par le député gay Sunil Babu Pant, par ailleurs fondateur d’une agence de voyages LGBT (dont le site web est à l’abandon), instigateur d’une proposition de loi sur le mariage homosexuel en examen au Parlement et organisateur de la Gay Pride népalaise. Cette 9e Gay Pride népalaise était aussi la première à connaître une telle affluence. Des touristes et plusieurs ambassadeurs étrangers y ont assisté, malgré les fortes pluies de la mousson.
Le 17 août, on venait de célébrer au Népal le premier mariage gay entre deux ressortissants étrangers : un Britannique d’origine indienne, Sanjay Shah, 42 ans, et un Indien qui veut garder l’anonymat. La cérémonie a eu lieu sous l’égide d’un prêtre hindou. Une première concrétisation du mariage gay comme élément de la stratégie touristique népalaise (cf. notre article du 16 mars 2010).
Comme les mariages homosexuels déjà célébrés entre Népalais, cette union n’a toutefois aucune valeur légale car le Parlement n’a pas encore adopté le texte légalisant le mariage entre personnes de même sexe.
La légalisation du mariage gay a été retardée par la démission du gouvernement en juin 2010. Le Népal a en revanche déjà institué des cartes d’identité spéciales « troisième sexe » à l’intention des personnes transgenre.
Philca / MensGo
(via Yagg du 19 août [mariage] et AFP du 25 août 2010 [Gay Pride])
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(Blogmensgo, 25 août 2010) Le général James Conway, chef d’état-major des Marines américains, a affirmé le 24 août 2010 que ses soldats rechignaient à partager leur chambre avec des militaires ouvertement homosexuels et qu’il serait peut-être préférable, au moins dans un premier temps, de recourir au volontariat.
 Le général James T. Conway semble préférer un soldat idiot, macho et fou de Dieu à n'importe quel militaire gay ou lesbienne. © Military.mil / Lance Cpl. Bryan J. Nygaard.
Le général Conway est lui-même hostile à l’abrogation de la loi « Don’t ask, don’t tell » (Ne rien demander, ne rien dire) prohibant la présence de militaires ouvertement homosexuels au sein de l’US Army. Selon lui, « une écrasante majorité [de Marines] n’aimerait pas faire chambre commune avec une personne ouvertement homosexuelle ». Cette allergie aux homosexuels, affirme le patron de l’infanterie américaine, concerne surtout les Marines « très religieux » et ceux pour qui l’homosexualité est contraire à leurs valeurs morales.
La légalisation de l’homosexualité au sein des troupes va engendrer « cent problèmes qu’il conviendra de résoudre », mais le corps des Marines se conformera immédiatement à toute modification réglementaire. C’est du moins ce promet le général Conway, expliquant le fort taux d’homophobie au sein des Marines par le machisme inhérent à son corps d’armée.
Philca / MensGo
(via toute la presse du 24 août 2010, dont AFP en anglais et en français)
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 À Cuba, la cause LGBT peut compter sur Castro : Mariela Castro Espín ! © Cenesex.sld.cu
(Blogmensgo, 24 août 2010) La cinéaste cubaine Marilyn Solaya a réalisé Le Corps qui s’est trompé, documentaire sur l’homosexualité dont la première projection à La Havane, le 19 août 2010, a attiré une foule de spectateurs. Ce documentaire de cinquante-deux minutes a pour « vedette » Mavi Susel, 49 ans, qui fut la première personne à subir une opération de changement de sexe à Cuba, en 1988. La réalisatrice et la protagoniste évoquent dans ce film la difficulté d’être une personne transsexuelle et veulent ainsi dénoncer l’homophobie, le machisme et la transphobie qui sévissent à Cuba malgré une tolérance de façade.
Les deux femmes espèrent contribuer à faire évoluer les mentalités dans le bon sens, afin que les Cubains comprennent mieux ce qu’est la transsexualité et ne stigmatisent plus les personnes transsexuelles. Mavi a elle-même subi les pires avanies avant de vivre pleinement sa vie et sa sexualité de femme. Elle a subi des abus sexuels, été martyrisée à l’école, été méprisée par son père, tenté plusieurs fois de se suicidé lorsqu’elle vivait dans le corps d’un garçon.
Mariée depuis 1991, Mavi n’a révélé que plus tard à son mari ce qu’elle avait vécu avant de l’épouser. « J’ai rencontré une femme, tu es une femme », lui a-t-il répondu.
Malgré le soutien officiel du Parti communiste et l’implication personnelle de la nièce du président Castro en faveur des personnes transsexuelles (cf. notre article du 29 mai 2009), le fossé d’incompréhension voire d’animosité tarde à se résorber. Il a fallu vingt ans pour que l’État recommence, en 2009, à financer les opérations chirurgicales de réassignation sexuelle.
La télévision publique a l’intention de diffuser Le Corps qui s’est trompé, après avoir déjà signalé sa sortie sur les écrans de la capitale. Le documentaire sera également présenté dans d’autres salles en province.
Philca / MensGo
(via toute la presse du 19 août 2010, dont AFP)
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 Stéphane Loiselier, alias capitaine courage : il a hypothéqué sa maison pour qu'on puisse faire la fête ! © Maxou.
(Blogmensgo, 20 août 2010) Tu n’a pas pris (assez) de vacances ? Aucun problème, on a ce qu’il te faut : une croisière européenne de huit jours et sept nuits en Méditerranée. Mais une croisière spéciale, et ce à triple enseigne (de vaisseau) : elle est LGBT (gay et lesbienne), elle est francophone (le personnel de bord ne se contente pas de psalmodier la complainte du marin slovaque) et les tarifs sont all inclusive (y compris repas et boissons, sauf pertes au casino et achats de godemichés cadeaux dans les boutiques).
Les suites royales – et républicaines – ont toutes été vendues, mais il reste encore quelques places disponibles pour les aventuriers de la dernière minute ! Embarquement le 29 août 2010…
Dernière minute. Deux éminentes personnalités, bien connues chez MensGo et Blogmensgo, seront du voyage. Il y aura tout d’abord notre seigneur et maître à tous, que nous avons choisi d’honorer pendant toute la durée de vie de son carnet de chèques, et qui voyagera dans le plus parfait incognito (c’est bien ça, Claude-André, tu veux passer inaperçu ?).
Il y aura aussi l’illustre et épatant Maxou, qui signe le texte ci-dessous afin d’exorciser son mal de mer…
Philca / MensGo
Tout ce qu’il faut savoir avant que la croisière lève l’ancre, à Marseille, le 29 août
Un fait marquant dans la communauté homosexuelle : les gays sont généralement célibataires et les lesbiennes sont généralement en couple. Aussi les gays préfèrent-ils vivre dans les zones urbaines et les grosses villes, tandis que les lesbiennes privilégient les plus petites villes et les zones rurales.
 Ma cabine se trouve au troisème étage, dixième couloir à gauche, trente-deuxième porte à droite… © Les Croisières de France.
Ce mode de vie a un impact sur le type de voyage désiré. Les gays choisissent essentiellement des destinations qu’il ont déjà visitées et appréciées. Ils aiment souvent revenir à des lieux de connaissance. Les lesbiennes choisissent plutôt le voyage de type « forme et santé ».
Gays et lesbiennes ont pourtant des préférences communes, à commencer par leur volonté de se sentir en sécurité durant leur séjour. Les LGBT vont habituellement dans un pays ou un lieu dit ouvert. Cela est souvent dû au fait que les personnes non hétérosexuelles recherchent un environnement ouvert pour compenser le fait qu’elles se cachent toute l’année dans leur milieu de travail, dans leur cercle familial ou toute autre sphère de leur vie courante.
Alors les vacances, c’est le moyen de se retrouver loin de tout dans un milieu protégé où personne ne les montrera du doigt et où l’on peut s’adonner à ses distractions préférées.
Voilà pourquoi l’idée d’une croisière gay et lesbienne est une idée géniale. Un beau bateau, une belle croisière en Méditerranée, et l’on vogue loin des préjugés et des qu’en-dira-t-on.
De telles croisières existent depuis plusieurs années aux États-Unis, mais rien de tel en Europe jusqu’en 2009. L’an dernier, Stéphane Loiselier s’est jeté à l’eau. Le patron d’Attitude Travels, première agence européenne spécialisée dans le tourisme gay et lesbien, a lancé en 2009 la première croisière gay et lesbienne. Pour convaincre les banquiers sceptiques, Stéphane a dû hypothéquer sa maison.
Le succès a été total, puisque de nombreux voyageurs signaient pour la croisière suivante avant même la fin de leur première croisière !
Pour cette année, l’itinéraire diffère quelque peu. Le Bleu de France, tel est le nom de ce somptueux paquebot, sillonnera la Méditerranée avec escales à Livourne (Pise, Florence), Naples, Palerme, Sousse (Tunisie) et Olbia (Sardaigne). La navire lèvera l’ancre à Marseille le 29 août 2010 et n’y reviendra pas avant le 5 septembre.
Parlons du navire. Le Bleu de France est un véritable liner, de ceux qui faisaient la traversée de l’Atlantique comme le Normandie. Rien a voir avec les énormes usines à touristes qui croisent dans les Caraïbes. Ici, le service est haut de gamme, l’équipage parle le français, on vous servira de la cuisine française de qualité et de plus les boissons (vin à table, apéritifs, jus de fruits…) sont incluses dans le prix du voyage.
C’est la formule all inclusive qui a été retenue. Les extras éventuels ne concernent que les excursions à terre, le casino et les achats en boutique.
Stéphane Loiselier a apporté un soin tout particulier aux animations : dance floor géant avec trois DJ, troupes de qualité pour les spectacles, festival de cinéma gay et lesbien…
Pour un avant-goût de la croisière, cap sur YouTube ou DailyMotion. On valide son billet virtuel y tapant « croisière gay lesbienne ». Pour ma part j’aime bien les séquence de Géraldine de Margerie (Yagg).
Pour en savoir plus, il suffit de cliquer sur les photos qui accompagnent cet article ou d’appeler le 01 42 77 05 50 depuis la France ou le +33 1 42 77 05 50 depuis l’étranger (réservations uniquement par téléphone).
Maxou
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 Le juge Sergio A. Valls Hernández fait savoir à l'Église que le Mexique est un pays laïc… © Scjn.gob.mx.
(Blogmensgo, 18 août 2010) La Cour suprême du Mexique a confirmé, le 16 août 2010, par neuf voix contre deux, la constitutionnalité de l’adoption d’enfants par des couples homosexuels dans le district fédéral de Mexico. Un refus du droit à l’adoption homoparentale reviendrait à introduire dans la Constitution une discrimination fondée sur l’orientation sexuelle, ont estimé les juges.
La Cour suprême complète ainsi son arrêt du 5 août (cf. notre article du 6 août 2010) reconnaissant la validité du mariage homosexuel dans la capitale. Elle doit maintenant se prononcer sur le recours aux « mères porteuses » par les couples qui ne peuvent pas procréer.
Contestant cet arrêt du 5 août, le cardinal Juan Sandoval Iñiguez (fiche Wikipédia), archevêque de Guadalajara et numéro deux de l’Église catholique mexicaine, affirmait dix jours plus tard que les juges de la Cour suprême avaient été soudoyés par le maire de Mexico et par des organismes internationaux. « Ça vous plairait, à vous, d’être adopté par un couple de pédés ou de lesbiennes ? » avait ironisé le cardinal à l’encontre de ce qu’il considère comme « une aberration ». Le maire de Mexico envisage de porter plainte pour diffamation contre le prélat si celui-ci refusait de présenter des excuses.
Les onze juges de la Cour suprême ont adopté, à l’unanimité, une motion de censure – simple remontrance verbale – à l’encontre du cardinal avant de rendre leur décision concernant l’adoption homoparentale, tout en rappelant le strict principe de laïcité au Mexique.
Philca / MensGo
(via toute la presse du 17 août 2010, dont AFP, RFI et Métro Montréal)
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