Photo du film A Single Man

Un rôle idéal pour Colin Firth (à droite) : rouler des patins aux beaux gosses de Hollywood. © Marsfilms.com.

(Blogmensgo, 2 mars 2010) A Single Man est le premier film du couturier Tom Ford en tant que réalisateur. C’est aussi dans cette adaptation du roman Un homme au singulier, de Christopher Isherwood, que l’acteur britannique Colin Firth interprète l’un de ses meilleurs rôles. Reste à savoir s’il obtiendra, le 7 mars 2010, l’oscar du meilleur acteur.

Après Sean Penn dans Harvey Milk en 2009 (cf. notre article du 23 février 2009), Colin Firth sera-t-il le deuxième acteur d’affilée récompensé pour un rôle principal de gay ? Il lui faudra d’abord l’emporter sur quatre autres prétendants dont les trois premiers sont nettement plus connus que lui : Jeff Bridges, George Clooney, Morgan Freeman et Jeremy Renner. Firth l’a déjà emporté à la dernière Mostra de Venise et aux Bafta britanniques, alors pourquoi ne récidiverait-il pas aux Oscars de Los Angeles ?

Photo du film A Single Man

Un look à mi-chemin entre Yves Saint Laurent et Truman Capote… © Marsfilms.com.

Britannique en Californie, hétéro interprétant le rôle d’un professeur gay. Cette double contradiction n’a pas empêché Colin Firth de livrer une interprétation marquante. Le plus difficile pour lui ne fut pas d’incarner un homosexuel mais de rester crédible pendant les scènes d’amour. « C’était difficile d’embrasser comme un gay », confesse l’acteur de 49 ans, visiblement plus émoustillé par sa compatriote Julianne Moore.

Le film raconte l’histoire de George Falconer (Colin Firth), professeur gay enseignant dans la Californie de 1962, qui projette de se suicider après la mort accidentelle de son compagnon Jim (Matthew Goode). Tourné en 2008, A Single Man est diffusé dans les salles obscures ouest-européennes depuis le 24 février 2010.

Philca / MensGo
(via toute la presse, dont 20 Minutes du 23 février 2010)

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Livre Je suis le seul joueur de foot homo

Yohann Lemaire a raconté son expérience dans un livre (cliquer pour voir). © Textesgais.com

(Blogmensgo, 1er mars 2010) Deux mois après l’émission « Sports et homosexualités : c’est quoi le problème ? », Yohann Lemaire regrette un peu d’avoir été le seul footballeur français à témoigner de son homosexualité sur Canal+. Son coming-out médiatique a fait se consumer un peu plus un torchon qui brûlait déjà avec le FC Chooz, son petit club des Ardennes françaises. C’est ce qu’il a dit ce matin, sur France Inter, au micro de Pascale Clark dans Comme on nous parle (émission téléchargeable pendant une semaine).

Pour écouter l’interview de quatre minutes, régler le chrono à 4:34. En voici quelques extraits significatifs. « Depuis deux ans il y avait de l’homophobie dans le club, explique Yohann. J’ai arrêté le foot parce que je ne pouvais pas continuer dans ces conditions-là. […] Le club continue de dire des choses navrantes sur moi, ça me pollue la vie. » Et Lemaire d’évoquer le déplacement annuel du FC Chooz pour un match avec le Paris Foot Gay au Parc des Princes, dont le club ardennais a subitement décidé de faire payer les frais de transport par Yohann Lemaire lui-même.

Désormais retraité du ballon rond, Yohann revient sur la manière dont il encaissait les vexations au quotidien. « Pendant plusieurs années, je n’ai trop rien dit. Quand vous entendez [dire] pédé, tarlouze, pédale par des coéquipiers… j’ai un peu laissé tomber. J’en parlais quand même aux dirigeants, mais sans non plus en faire de trop. »

Son passage médiatique sur Canal+ a rallumé la mèche, suscitant des propos violemment homophobes de la part d’un coéquiper. « Le président du club m’a dit, quelques jours après : “On ne va pas suspendre l’homophobe en question, parce qu’il serait discriminant de prendre une sanction envers quelqu’un qui a le droit de ne pas aimer les homos !” » Et Yohann Lemaire de conclure : « Ce qui est navrant, c’est l’indifférence totale. Les dirigeants, les élus, personne ne s’intéresse au problème. […] Aujourd’hui, c’est vraiment compliqué, c’est difficile… Je regrette un peu, quelque part. »

Philca / MensGo
(via l’émission « Comme on nous parle » du 1er mars 2010)

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Photo de David Stancliffe

David Stancliffe. L'évêque de Salisbury est favorable au pacs gay, mais il prend bientôt sa retraite. © Salisburyanglican.org.uk.

(Blogmensgo, 25 février 2010) Sept évêques anglicans en exercice ou retraités ont, le 23 février 2010, appelé la chambre haute du Parlement britannique à soutenir un amendement en faveur du mariage gay dans les lieux de culte religieux. L’amendement doit être déposé le 2 mars devant la Chambre des Lords par un homosexuel notoire, lord Waheed Alli. Le gouvernement travailliste n’a pas encore fait savoir s’il soutiendrait l’amendement.

Le texte vise à rectifier la loi sur l’égalité en donnant la possibilité aux couples homosexuels de se pacser dans les églises, temples, mosquées, synagogues et autres édifices cultuels. Le mariage religieux est pour l’instant réservé aux seuls couples hétérosexuels. Les couples homosexuels n’ont droit qu’à un simple pacs laïc.

L’absence de choix entre une union civile ou religieuse est « parfaitement discriminatoire » à l’encontre des couples de même sexe, plaident l’évêque de Salisbury et les six autres évêques siégeant à la Chambre des Lords.

L’amendement devrait obtenir le soutien des conservateurs. En cas d’adoption, l’Église anglicane britannique refusera sans doute officiellement de célébrer des unions homosexuelles, mais certains pasteurs pourraient en célébrer à titre individuel.

Il apparaît certain que plusieurs évêques anglicans appartenant à la Chambre des Lords, en particulier ceux de Winchester et de Chichester, tenteront de faire capoter l’amendement comme ils l’ont déjà fait, le 25 janvier 2010, en torpillant un texte relatif à l’élargissement du pacs au sein de trois communautés religieuses… non anglicanes.

Philca / MensGo
(via La Croix et The Daily Telegraph du 23 février, et The Guardian du 24 février 2010)

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Photo de Douglas Gansler

Culotté ! Douglas F. Gansler a commandé un rapport sur le mariage gay à un sénateur… gay. © Oag.state.md.us.

(Blogmensgo, 25 février 2010) Le Maryland va prochainement reconnaître les unions homosexuelles célébrées ailleurs que dans cet État, a déclaré le 24 février 2010 son ministre de la Justice, le démocrate Douglas F. Gansler. Et de préciser que les administrations du Maryland doivent dès maintenant accorder aux couples homosexuels mariés les mêmes droits que ceux des couples hétérosexuels mariés.

Douglas Gansler appuie sa décision sur un rapport (en PDF) qui lui a été remis la veille par un sénateur ouvertement gay, Richard S. Madaleno Jr. Le « principe de base », est-il stipulé page 53, « est qu’un mariage valable là où il a été célébré reste valable au Maryland ».

Seuls cinq États américains autorisent la célébration de mariages gay : l’Iowa et quatre des six États de la Nouvelle-Angleterre (Connecticut, Massachusetts, New Hampshire et Vermont). Le district de la capitale Washington reconnaît lui aussi les unions homosexuelles contractées ailleurs (cf. notre article du 2 décembre 2009), de même que l’État de New York. Avec le Maryland, on obtient une formule de 5 + 3, voire bientôt 6 + 2, puisque Washington DC autorisera les mariages homosexuels sur ton territoire dès mars 2010.

La décision de Gansler risque toutefois d’être contestée en justice, car elle suscite un tollé dans les milieux politiques conservateurs et plusieurs évêques s’en offusquent publiquement. Bien qu’il préfère la solution du pacs à celle du mariage gay, le gouverneur démocrate Martin O’Malley a fait sienne la décision de son ministre de la Justice. Les autres leaders démocrates estiment qu’une telle décision n’est pas forcément opportune à l’approche des élections générales d’octobre 2010.

Philca / MensGo
(via toute la presse américaine du 25 février 2010, dont Washington Post et CatholicCulture.org)

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Photo de George W. Casey Jr

Le général Casey (photo) ne veut pas d’un moratoire. « Ça veut dire que les hétéros seront fusillés par des hétéros et les homos par des homos. On fait comme ça, les amis ? » © Army.mil.


(Blogmensgo, 24 février 2010) Les généraux Casey et Schwartz, chefs d’état-major respectivement de l’armée de terre et de l’armée de l’air américaine, se disent inquiets d’une éventuelle levée du tabou homosexuel au sein de l’US Army. Ils l’ont fait savoir le 23 février 2010 devant la commission des Forces armées, le premier au Sénat et le second à la Chambre des représentants.

George Casey nourrit de « sérieuses inquiétudes » sur l’opportunité d’une telle mesure, alors que l’armée est « pleinement engagée » en Irak et en Afghanistan. Norton Schwartz estime lui aussi que le moment de s’attaquer au tabou homosexuel aurait pu être mieux choisi. Casey et Schwartz évoquent en outre un possible impact négatif sur la discipline au sein des troupes. Ce faisant, les deux généraux contredisent les déclarations du chef d’état-major général des armées, l’amiral Michael Mullen, et du président Barack Obama.

Carl Levin, qui préside la commission sénatoriale, suggère de se contenter pour l’instant d’un moratoire : on ne toucherait pas à la loi de 1993, mais on cesserait de l’appliquer. Le général Casey est toutefois hostile à un tel moratoire, tout comme le secrétaire d’État aux Armées, John McHugh. Ils estiment qu’une telle solution risque de compliquer les choses.

L’audition des deux chefs d’état-major s’inscrit dans le processus de réexamen de la fameuse loi « Don’t ask, don’t tell » (Ne rien demander, ne rien dire) qui autorise le maintien des homosexuels dans l’armée tant que leur homosexualité demeure cachée. Un tel processus pourrait prendre une année entière. Si 56 % des Américains (sondage de 2009) souhaitent l’abrogation du tabou homosexuel dans l’armée, seul un votre du Congrès peut abroger la loi en vigueur depuis 1993.

Philca / MensGo
(via Tribune de Genève et Reuters du 23 février 2010)

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