Botswana et Zimbabwe peut-être en route vers la dépénalisation de l’homosexualité

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Botswana et Zimbabwe peut-être en route vers la dépénalisation de l’homosexualité

Affiche antisida

Bientôt aussi friendly que l'Afrique du Sud (cf. affiche), le Botswana et le Zimbabwe ? ©MediaClubSouthAfrica.com / Chris Kirchhoff.

(Blogmensgo, 25 octobre 2011) Festus Mogae et Morgan Tsvangirai, respectivement ex-président du Botswana et actuel Premier ministre du Zimbabwe, ont récemment tenu des propos invitant à dépénaliser l’homosexualité dans leur pays respectif.

Très impliqué dans la lutte contre le sida, Festus Mogae préside le Conseil national du sida, organisme public sous la tutelle de l’Agence nationale de coordination contre le sida (Naca). Il a appelé, le 19 octobre 2011, à la dépénalisation de l’homosexualité et de la prostitution, et à la distribution de préservatifs dans les prisons.

Cette triple mesure est indispensable pour renforcer la lutte contre le VIH/sida, explique Mogae, qui précise être exclusivement hétérosexuel. Mais les homosexuels « sont des citoyens » comme les autres et ne doivent donc pas être stigmatisés pour ce qu’ils sont, martèle l’ancien chef d’État.

Le Botswana est engagé dans un programme 2010-2016 (ici en PDF [lien retiré du Web]) dont l’objectif est « Zéro nouvelle infection d’ici 2016 ». La prévalence du VIH/sida atteint un taux de 17 % au Botswana.

Le gouvernement botswanais mène actuellement des consultations visant à déterminer s’il est besoin de modifier la législation afin d’atteindre cet ambitieux objectif. En attendant, aucune démarche de dépénalisation n’est à l’ordre du jour.

La dépénalisation de l’homosexualité n’est pas non plus à l’ordre du jour au Zimbabwe voisin, dont le président Robert Mugabe s’est moult fois singularisé par des propos homophobes d’une extrême virulence. Son Premier ministre, Morgan Tsvangirai, veut en revanche introduire un droit à la « liberté de l’orientation sexuelle » dans la Constitution qui sera soumise à référendum en 2012.

« Pour moi, il s’agit d’un droit humain », a déclaré Tsvangirai le 24 octobre 2011, rompant ainsi avec de précédentes déclarations à caractère fortement homophobe. Il affirme en outre qu’il se fera l’avocat des droits homosexuels s’il devient président. Tsvangirai, 59 ans, entend bien succéder à l’inamovible Mugabe, 87 ans, qui préside le Zimbabwe depuis 1987. Les deux hommes se détestent.

Morgan Tsvangirai dirige le MDC-T, formation politique dont aucun cacique n’a encore déclaré son soutien aux propos gay-friendly de son chef.

Mugabe affirme que les gays et les lesbiennes sont « pires que des chiens et des cochons ». En 2010, Tsvangirai faisait savoir qu’il est « entièrement d’accord avec le président » sur la question LGBT.

Philca / MensGo

(via BBC News du 19 octobre, Slate Afrique, ZimOnline et The Herald du 25 octobre 2011)

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