Comment l’US Army va (peut-être) accepter l’homosexualité

1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars (Pas encore d'évaluation)
Loading...

Comment l’US Army va (peut-être) accepter l’homosexualité

Photo de Barack Obama au Congrès

Obama : « I have a gay dream! » © Army.mil.

(Blogmensgo, 1er février 2010) Bien que Barack Obama ait publiquement promis de faire abroger la discrimination légale à l’encontre des homosexuels au sein l’armée, il faudra sans doute au moins un an pour que la promesse devienne réalité. Une réalité dont nul ne connaît encore les contours exacts, car le projet divise et la classe politique et la hiérarchie militaire.

C’est en principe demain 2 février 2010 que le ministre de la Défense, Robert Gates, doit s’orienter, en partenariat avec le chef d’état-major des armées, Mike Mullen, vers la création d’une commission d’enquête visant à examiner comment légaliser l’homosexualité au sein de l’armée sans entamer le moral des troupes. Cette structure ne devrait pas rendre ses conclusions avant fin 2010 ou début 2011, tant les difficultés à lever semblent nombreuses et rares les positions communes. Robert Gates lui-même estime qu’il serait dangereux de vouloir aller trop vite.

L’une des premières questions à trancher sera de savoir s’il faut ou non obliger les militaires homosexuels à déclarer leur homosexualité. Cela semble nécessaire si l’on veut ensuite quantifier les mesures prises par l’armée en leur faveur, par exemple en matière d’avancement, de retraite, de prestations sociales, voire de pension de réversion (à supposer que l’US Army finisse par reconnaître le pacs ou le mariage gay). Le cas échéant, de telles statistiques serviraient de base à la mise en place d’une « discrimination positive » ou de quotas spécifiques visant à prévenir toute discrimination des homosexuels à l’embauche ou à l’avancement.

On peut imaginer que l’acceptation des militaires homosexuels fera germer de nouvelles règles. Par exemple, concernant l’autorisation de chambres partagées entre un gay et une lesbienne non bisexuels, ou encore à propos de la coexistence entre homosexuels et hétérosexuels dans la même chambrée.

Il n’est pas impossible que l’objectif initial prenne un cheminement imprévu, les États-Unis ayant programmé un retrait de leurs troupes en Irak et un effort accru en Afghanistan. Le Congrès pourrait lui-même se saisir du dossier entre-temps et l’orienter à sa manière.

En attendant, l’armée américaine continuera de vivre sous le régime de la loi de 1993, surnommée Don’t ask, don’t tell (Ne rien demander, ne rien dire), traduction étatsunienne de l’hypocrite adage « pas vu, pas pris ».

Philca / MensGo
(via toute la presse du 31 janvier 2010, dont NouvelObs.com et Canadian Press)

Pas de commentaire.

Ajouter un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *