GAY TENDRESSE

Des soirées dispensent luxe, calme, hédonisme light et câlins réglementés, en tout bien tout honneur.

Une formule élaborée à New York en 2004 commence à toucher l’Europe et particulièrement les villes de Berlin et Zürich.

Pour la modeste somme de 30 euros, les portes des soirées « cocooning » vous sont ouvertes dans le sous-sol d’un immeuble zurichois. On vous reçoit dans un oasis de caresses. A 19 heures, une vingtaine d’hommes et de femmes (en majorité des hommes) de plus de 30 ans font connaissance, assis en cercle, épaule contre épaule, puis joue contre joue. Musique langoureuse et lumière tamisée, on se détend, on se masse. À 22 heures, de véritables montagnes humaines sont formées dans une orgie câline. Mais attention, le règlement est formel: pas de sexe !

Aucun déshabillement et les attouchements sexuels sont tabous. Superflus. Parole de biologiste, un simple attouchement active dans le cerveau ce que l’on appelle le circuit de la récompense. Certains neurones libèrent de la dopamine, la substance chimique du plaisir. La seule proximité d’une autre personne réduit ainsi la tension nerveuse.

Ces soirées se proposent comme un remède contre l’individualisme de notre société et ses carences en contact corporel.

On reste habillé le jour et le soir. Mais la nuit, on change de programme (et on sort couvert). ©mangostock/123RF.

Après les « cuddle parties » new-yorkaises, les « Kuschelpartie » zurichoises, à quand les « soirées – câlins » des gays ? Pour l’instant, ni lieux, ni dates. Serions-nous rassasiés en dopamine ? Serrer dans ses bras un inconnu resterait-il à jamais pour nous un fantasme ?

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