Photo d'infirmière

« Les préservatifs restent le socle de la prévention du VIH ». © Vasiliy Koval / Fotolia.

(Blogmensgo, 30 novembre 2009) La chercheuse France Lert (Inserm U687) et le professeur Gilles Pialoux (rédacteur en chef de vih.org et chef de service des maladies infectieuses et tropicales à l’hôpital Tenon de Paris) ont présenté, le 27 novembre 2009, un rapport intitulé « Prévention et réduction des risques dans les groupes à haut risque vis-à-vis du VIH et des IST » (texte en PDF). La prévention chez les gays « est une priorité absolue et urgente », soulignent les deux experts.

Le rapport met en avant la lutte contre le VIH/sida parmi les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH). Extrait : « L’incidence et la prévalence imposent que tous les moyens utiles pour augmenter le niveau de prévention dans cette population soient intégrés dans une approche combinée : traitement, PEP, dépistages VIH & IST, promotion du préservatif, actions visant à la réduction du nombre de pénétrations anales non protégées, ainsi que les autres méthodes de réduction des risques disponibles. Ces différents outils doivent être utilisables, hiérarchisés, et promus par la communauté elle-même. […] La mobilisation des associations LGBT est une priorité : incitation au dépistage, information sur les nouveaux outils de réduction de risques, augmentation du niveau d’information communautaire… Mobilisation aussi avec le TRT5 élargi pour des recherches/action (dépistage/traitement), à destination des gays/HSH, notamment à Paris. »

Et les rapporteurs de suggérer « la création de centres de santé sexuelle LGBT qui offriront la prévention, le dépistage et le traitement du VIH et des IST pour les personnes les plus concernées (HSH, Bi, Trans). » De tels centres visent à coopérer avec les structures existantes (médecine de ville ou hospitalière) et à prolonger leur action, mais sans se substituer à elles. Concrètement, il s’agit surtout de remédier à « l’insuffisance d’accès aux soins nécessaires pour les personnes trans et les hommes ayant des rapports homosexuels faute de connaissances de la part des professionnels, faute de services et de professionnels capables de réaliser les actes nécessaires ou encore en raison d’attitudes négatives ou du simple malaise des professionnels de santé face aux personnes LGBT et qui de fait limitent leur accès réel aux soins. »

[Et puisque l’on parle de trans, j’ouvre ici une digression sur une affaire importante et urgente. Le blog LeZ StrasbourgeoisES me transmet un appel pressant concernant « une trans incarcérée qui a besoin de communiquer de toute urgence avec des associations ou des personnes trans ». Tous les détails et les coordonnées d’interlocuteurs potentiels dans ce texte. Exceptionnellement, la photo de cet article pointera vers un lien sans rapport avec le sujet principal, donc vers le texte du blog LeZ StrasbourgeoisES. Fin de la digression.]

D’une manière plus globale, le rapport Lert/Pialoux préconise un dépistage plus systématique et une généralisation des traitements antirétroviraux, qui ont aussi pour effet de diminuer les risques de transmission du VIH. Sans oublier que « les préservatifs restent le socle de la prévention du VIH ».

Une « prévention combinée » associant diverses méthodes préventives ou curatives (communication, préservatif, antirétroviraux, etc.) « augmentera le niveau de protection face à l’hétérogénéité des risques et aux besoins des personnes concernées », avertissent les deux experts, précisant que les personnes séropositives « ont des besoins de prévention spécifiques » et nécessitent un suivi médical adapté.

À noter que le rapport insiste sur la nécessité d’une « non-pénalisation de la transmission du VIH », qui constituerait en outre « une des clés du recul nécessaire de la stigmatisation ».

Philca / MensGo
(via le Monde)

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Don Quichotte a encore du pain sur la planche… © Bernardo Varela - Fotolia.

(Blogmensgo, 27 novembre 2009) L’Institut français de veille sanitaire (InVS) publie le 27 novembre 2009 les résultats d’une triple étude (en HTML ou en PDF), dont les deux premiers volets portent sur le VIH/sida en France. Pas de quoi pavoiser, malgré les chiffres assez stables par rapport à 2007.
[Un rapport des chercheurs France Lert (Inserm) et Gilles Pialoux (hôpital Tenon), s’appuyant sur les conclusions de cette étude, préconise d’adapter les méthodes de prévention à l’évolution des statistique épidémiologiques et des comportements ; on en parlera ici même dès le prochain article.]

La première étude de l’InVS (« Surveillance du dépistage et du diagnostic de l’infection VIH et du sida, France, 2008 ») montre une stabilité des grands chiffres épidémiologiques par rapport à 2007, alors que ces chiffres étaient auparavant en régression. On recensait notamment 6 500 nouveaux cas de séropositivité et 1 550 nouveaux cas de sida en 2008. Le nombre de tests VIH s’est lui aussi stabilisé à 4,96 millions, dont 8 % à titre anonyme, soit un total de 77 tests pour 1 000 habitants.

La deuxième étude (« Caractéristiques des personnes diagnostiquées avec une infection à VIH ou un sida, France, 2008 ») montre qu’en 2008, le nombre de nouveaux cas de séropositivité chez les gays restait stable et représentait 37 % des nouveaux cas recensés. « Les homosexuels sont plus souvent dépistés suite à une exposition au VIH (34 %) que les hétérosexuels (22 %) », note l’étude. Et de déplorer un dépistage souvent trop tardif, 13 % de l’ensemble des nouveaux cas de VIH en étant déjà au stade du sida.
Une précision : « Les hommes homosexuels sont plus souvent diagnostiqués lors d’une primo-infection (21 %) que les hétérosexuels (5 %). Inversement, la proportion de découvertes au stade sida est plus faible chez les homosexuels (8 %) et les femmes hétérosexuelles (11 %) que chez les hommes hétérosexuels (21 %). » Chez les homosexuels, en revanche, « leur âge moyen au diagnostic VIH, qui n’augmente pas à la différence des hétérosexuels et des usagers de drogues, indique une incidence plus élevée dans la population homosexuelle ».

Bref, la stabilité des chiffres est plutôt une mauvaise nouvelle.

Philca / MensGo
(via InVS du 27 novembre 2009)

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Affiche Festival LGBT de Saint-Étienne

Avec Ander en avant-première, le 26 novembre 2009 à 20 h 30. © Festivalfaceaface.fr.

(Blogmensgo, 26 novembre 2009) Du 26 au 29 novembre 2009 se tient le 5e Festival du cinéma gay et lesbien de Saint-Étienne (France). En marge de l’événement ont lieu, à l’intention notamment des 12 organisateurs de festivals similaires, les 1res Assises nationales du cinéma gay et lesbien.

Outre le long-métrage espagnol Ander de Roberto Castón en avant-première (sortie en février 2010, selon sa fiche Allociné) et le spectacle Opération du Saint-Esprit des Emplumés, l’un des principaux temps forts sera le spectacle artistique Étoiles et toiles après le concert de Calogero. Donc, pas que du cinéma.

Les assises, le festival et sa riche programmation résultent d’une initiative de l’association stéphanoise Face-à-face, qui a obtenu le soutien de nombreux partenaires.

Les organisateurs espèrent atteindre cette année les 2 000 entrées payantes, à raison de 5 euros la séance ou 30 euros forfaitaires. À noter que le festival ménage aussi des séances de dialogue spécifiques à l’intention des lycéens stéphanois.

Philca / MensGo
(via Le Progrès du 26 novembre 2009)

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