Les États-Unis comptent (officiellement) environ 1 % de foyers homos

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Les États-Unis comptent (officiellement) environ 1 % de foyers homos

(Blogmensgo, blog gay du 26 novembre 2019) Après recensement partiel de la population américaine en 2019, l’US Census Bureau estime à environ 1,012 million aux États-Unis le nombre de foyers composés de couples de même sexe, qu’ils soient ou non mariés. De plus, 191 000 enfants vivent avec deux papas ou deux mamans. Les statistiques restent encore lacunaires, mais le recensement décennal de 2020 promet d’être plus précis au regard des foyers LGBT.

46 % des couples homos américains ne sont pas mariés

Aux États-Unis, selon les estimations du recensement, il y a 543 000 couples mariés de même sexe (contre 61,4 millions de couples mariés hétéros) qui vivent sous le même toit. Quant aux couples non mariés formant un même foyer, ils sont 469 000 chez les homos et 8 millions chez les hétéros.

54 % de foyers homos mariés

Le taux de mariage chez les couples homos a chuté de 6 points en 2 ans… par peur de la discrimination ?

Cela signifie qu’environ 1 % des foyers étatsuniens appartiennent à la communauté LGBT et que 46 % des foyers américains homos ne sont pas mariés, alors que 11 % des couples hétéros vivant en commun ne sont pas mariés.
[En 2017, on recensait 935 229 foyers homos sur l’ensemble des États-Unis, dont 555 492 couples mariés, soit presque 60 % contre 54 % aujourd’hui. Une baisse de six points d’écart en deux ans, cela fait beaucoup. L’US Census Bureau ne livre aucune explication sur la chute du taux de mariage dans les foyers homos.]

Les chiffres réels sont sans doute supérieurs et minimisent par conséquent le poids de la population LGBT, en raison de biais méthodologiques dont on donnera un aperçu plus loin dans cet article.

Quoi qu’il en soit, 2019 marque la première année où le recensement fédéral proposait une question sur les relations entre les membres du foyer incluant une option homo. C’est la première fois aussi où étaient posées des questions relatives aux parents avec une formulation neutre permettant la possibilité de deux papas ou de deux mamans.

Il faudra attendre le recensement décennal complet de 2020 – et ce sera une grande première à l’échelle fédérale – pour qu’une partie du questionnaire sur les liens entre les membres du couple demande d’une manière explicite s’il s’agit là d’un couple homo ou hétéro. Cela ôtera du même coup le biais potentiel des prénoms mixtes.

Biais et limitations

Malgré la récente et toute relative amélioration de leur pertinence, les questionnaires du recensement fédéral de la population demeurent très perfectibles.

L’US Census Bureau ne comptabilise pas comme homos les foyers d’une seule personne. Mais comme aux États-Unis le nombre de personnes vivant seules est en progression (36,5 millions de personnes seules forment ainsi 28 % du nombre total de foyers américains, contre 13 % en 1960), il est probable qu’une partie significative de ces ménages unipersonnels soit de type LGBT. Des agences de certains États ont par ailleurs constaté que jusqu’à 40 % des jeunes SDF s’identifient comme LGBTQ.

Le recensement national ne comptabilise pas non plus comme formant des familles LGBT les couples homos qui ne vivent pas sous le même toit. De même les personnes bisexuelles sont-elles systématiquement comptabilisées comme hétéros si elles vivent avec une personne de l’autre sexe. C’est pourquoi il est envisagé, en 2020, d’inclure une question sur l’orientation sexuelle des répondants (j’ignore si c’est un simple projet ou si le principe en est déjà validé).

Enfin, la terminologie n’est pas toujours très claire ni bien comprise, tant par les recenseurs que par les recensés. Les changements successifs de méthodologie n’aident pas non plus à y voir plus clair. Les questionnaires administrés en 2019 reflètent une nouvelle orientation méthodologique décidée en 2015, donc avant l’entrée en fonctions d’un Donald Trump qui depuis lors ne cesse d’inciter les agences gouvernementales à minimiser la présence de la communauté LGBT aux États-Unis.

Moins on évalue correctement une population, moins on en évaluera les besoins et moins on dépensera de dollars fédéraux en sa faveur. Le (mauvais) calcul est aussi simple que la discrimination, et c’est l’ensemble de la population qui en subit les conséquences à plus ou moins long terme.

3 % de foyers homos à San Francisco,

L’US Census Bureau dévoilera en décembre 2019 des statistiques sur les foyers homos dans certaines villes des États-Unis. L’agence fédérale indique dès maintenant que le classement est dominé par la ville californienne de San Francisco, où les couples de même sexe représentent 3 % des foyers.

Philca / MensGo

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