Antonio Cassano, un beauf moyen dans la Squadra Azzurra

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Antonio Cassano, un beauf moyen dans la Squadra Azzurra

(Blogmensgo, 13 juin 2012) Deux joueurs gay feraient partie de l’équipe italienne de football à l’Euro 2012. « C’est leur problème. J’espère qu'il n’y en a pas un dans l’équipe nationale. » Telle est la réponse d’Antonio Cassano, interrogé sur cette rumeur en conférence de presse. L’attaquant présente presque aussitôt des excuses à travers un communiqué de presse, mais le mal est déjà fait.

Photo d'Antonio Cassano

Antonio Cassano. N° 10, comme Platini. Mais la copie ne vaut pas le modèle. ©2012 Getty Images / Shaun Botterill.

[Update du 20 juillet 2012. L’UEFA vient de condamner Cassano – qui a trois jours pour faire appel – à verser 15 000 euros d’amende pour propos « discriminatoires », selon Lequipe.fr.]

Cassano croit dur comme fer que la proportion des homosexuels jouant au football ne peut pas être aussi élevée que la proportion des homosexuels dans la population générale. Dans la même logique, autant affirmer que la proportion de footballeurs intelligents est très inférieure à la proportion de gens intelligents au sein de la population générale.

On mesurera l’intelligence des propos de Cassano en changeant un seul mot. Remplaçons le mot « gays » par « juifs ». Résultat : « J’espère qu'il n’y en a pas un dans l’équipe nationale. » Imagine-t-on un joueur dire officiellement qu’il préfère ne pas voir de juifs, de Noirs, de musulmans ou de Romains dans son équipe nationale ?

Cassano n’a pas été sanctionné et il ne le sera pas. Cette impunité, il la doit non pas à son talent de joueur, mais à la complaisance manifeste des dirigeants du football italien. Et au silence coupable des instances officielles européennes et mondiales.

Photo d'Antonio Cassano

Antonio Cassano (en bleu), l'homme qui confond conquêtes féminines et brevet d'intelligence. ©2012 Getty Images / Claudio Villa.

Quand on sait que Michel Platini eut pour partenaire majeur et ami un certain Olivier Rouyer, que le premier est devenu ensuite président de l’UEFA et que le second a fait un coming out sur le tard, il est permis de rêver que l’Euro 2012 pourrait aussi servir de tremplin à la lutte contre l’homophobie. Et l’on se prend à rêver que les militants de l’homophobie seront un jour sanctionnés là ou ça fait le plus mal : au niveau du portefeuille ou de la feuille de match.

Philca / MensGo

1 réponse

  1. C’est un premier pas, mais le chemin est encore long pour faire reculer l’homophobie dans les stades et sur le terrain. Le sport reste un milieu assez réac.

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