Rudolf Brazda, le dernier Triangle rose s’est éteint

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Rudolf Brazda, le dernier Triangle rose s’est éteint

Livre de Rudolf Brazda

« Un vieillard qui meurt, c'est une bibliothèque qui brûle. » (Amadou Hampâté Bâ) ©Amazon.fr.

(Blogmensgo, 4 août 2011) Rudolf Brazda est mort dans son sommeil le 3 août 2011, à l’âge de 98 ans, dans l’établissement hospitalier de Bantzenheim (Haut-Rhin) où il était placé depuis juin. Le défunt était le dernier survivant des quelque 10 000 Triangles roses déportés par les nazis en raison de leur homosexualité. Il fut détenu presque trois années dans le camp de concentration de Buchenwald.

C’est à Mulhouse, où il résidait depuis la Libération, qu’auront lieu la semaine prochaine les obsèques de Rudolf Brazda. Ses cendres reposeront à côté de celles de son compagnon pendant un demi-siècle, « Edi » (Édouard Mayer).

Rudolf Brazda était né tchèque et avait vécu une trentaine d’années en Allemagne. Naturalisé français en 1960, il connaissait la notoriété depuis qu’il s’était fait connaître comme l’unique Triangle rose encore en vie, juste avant l’inauguration en mai 2008 du mémorial de la déportation homosexuelle à Berlin (cf. notre article du 29 mai 2008). Il honora de sa visite le mémorial berlinois le 28 juin 2008, un mois après son inauguration officielle. Il fut depuis lors couvert d’honneurs et fréquenta souvent les écoles et les commémorations afin d’y apporter son témoignage.

Pour plus de détails sur la vie de Rudolf Brazda, on pourra consulter sa fiche Wikipédia ou lire son autobiographie intitulée Rudolf Brazda, itinéraire d’un triangle rose.

Philca / MensGo
(via toute la presse du 4 août 2011, dont AFP, Libération et Le Figaro)

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