Au Mans, quatre chars pour une première Fierté

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Au Mans, quatre chars pour une première Fierté

Photo Gay Pride Le Mans

Le V de la victoire (en 2012) et le P de la plume 🙂 ©Bibendum84 / Alessandro Prada.

(Blogmensgo, 11 juillet 2011) Le Mans, ville célèbre pour ses rillettes, appartient aussi depuis le 9 juillet 2011 à la confrérie des villes ayant accueilli une Gay Pride. Plus de 1 200 personnes et 4 chars ont participé à cette première édition dans les rues du centre-ville. La veille au soir, le film C.R.A.Z.Y était projeté à l’occasion d’une séance gratuite en plein air.

Le défilé de la Gay Pride était en fait le point culminant d’une Culture Pride qui aura tenu la ville sarthoise en haleine pendant une semaine. Avec au passage plusieurs événements culturels, comme le suggère son intitulé : outre un festival de cinéma LGBT, les Manceaux ont pu visiter une exposition de peinture au musée du Carré Plantagenêt, avec des reproductions de portraits d’homosexuels célèbres.

La manifestation dans son ensemble et le défilé proprement dit étaient organisés par l’association locale Homogêne 72 (site web [Homogene.net a disparu] | blog | profil Facebook). Plusieurs associations participantes lui ont prêté leur concours, à l’image d’Aides 72, des Sœurs de la perpétuelle indulgence et de SOS Homophobie.

L’ensemble de ces événements, à commencer par le plus visible d’entre eux, s’assignait un double objectif : militer pour l’égalité des droits et rompre avec les clichés. Le militantisme, qui concerne entre autres l’égalité de tous les couples face au mariage et à l’adoption, prend une résonance particulière à mesure qu’approche la campagne électorale de la présidentielle 2012.

La rupture avec les clichés a pris deux formes. La première manière de rompre avec les idées reçues était, comme l’a fait Homogêne 72, de proclamer haut et fort que la Gay Pride et la Culture Pride seraient ostensiblement hétéro friendly. De fait, nombreux furent les hétéros et les parents de personnes homosexuelles à s’insérer dans le cortège. L’autre manière de rompre était de casser le double schéma « pédé = folle » et « gouine = hommasse ». Si les drag-queens étaient au rendez-vous (il fallait bien assurer le spectacle), c’était donc surtout à titre anecdotique.

Commentaire. J’ignore si c’est une conséquence directe de la bonne parole distillée par Homogêne 72, mais les deux articles du grand journal local qui m’ont servi de source attestent que les journalistes, quand ils s’en donnent la peine, peuvent se montrer particulièrement à l’écoute et produire d’excellents papiers.

Philca / MensGo
(via Ouest-France des 8 juillet et 11 juillet 2011)

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