Photo de dragon chinois

2012, année du dragon… et du maquillage des chiffres ? ©Photoxpress.com / Emmanuelle Combaud.

(Blogmensgo, 23 janvier 2012) Le VIH a contaminé 48 000 personnes et le sida a tué 28 000 autres personnes en Chine en 2011. Tels sont les deux chiffres emblématiques d’un rapport sur le VIH/sida publié conjointement par le ministère chinois de la Santé, l’Onusida et l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

En septembre 2011, des antirétroviraux étaient dispensés à 130 000 patients, soit 73,5 % des personnes infectées, selon une dépêche de l’agence Xinhua (Chine nouvelle). Les chiffres publiés dans le rapport font état de 780 000 séropositifs dont 154 000 personnes ayant développé la maladie, soit une prévalence de 0,058 %.

Les nouvelles infections proviennent surtout de relations sexuelles, mais elles sont également consécutives à « une multiplication des cas importés ».

Commentaire. Les textes qui m’ont servi de source ne précisent pas si la prévalence de 0,058 % se rapporte aux cas de sida ou de séropositivité. Dans le second cas, le pourcentage me semble d’autant plus suspect que le gouvernement chinois a la réputation de minorer les statistiques du VIH/sida.

Bizarrement, tous ces chiffres – livrés fin décembre 2011 ou début janvier 2012 – corroborent très exactement l’estimation livrée en novembre dans cette dépêche de Xinhua datée du 29 novembre 2011. Il y est d’ailleurs précisé que les rapports sexuels homosexuels composent une proportion notable des nouvelles contaminations par voie sexuelle.

Quant à la prétendue responsabilité des migrants, j’ai l’impression qu’elle relève en partie de l’habitude qu’ont prise les régimes autoritaires de stigmatiser l’étranger pour mieux masquer leurs propres carences.

Philca / MensGo
(via Libération du 21 janvier 2012)

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(Blogmensgo, 6 janvier 2012) Les scientifiques recensent pas moins de 25 types de personnes intersexuées. C’est l’une des choses que j’ai apprises en regardant, sur Arte, un documentaire de l’émission X:enius intitulé Hermaphrodite : ni homme, ni femme ?. Le lien ci-dessus et le film ci-dessous risquent d’être désactivés dans quelques jours, Arte n’offrant une rediffusion en ligne que pendant une semaine. Donc, à visionner de toute urgence.

X:enius est certainement – à mon avis – le meilleur magazine de vulgarisation scientifique diffusé en France, si l’on excepte l’émission C’est pas sorcier à vocation plus strictement pédagogique.

Donc, l’émission d’hier s’intéressait plus particulièrement aux personnes intersexuées, c’est-à-dire nées avec un sexe indéterminé ou contraire à leur caryotype. Nombre d’enfants et de jeunes adolescents intersexués ont subi des ravages chirurgicaux irréversibles consécutifs aux oukases du corps médical ou même de leurs parents, faisant mal en prônant le bien, croyant pouvoir dicter leur bien-être aux enfants, enfouissant la nature sous des tombereaux de stigmatisation et de culpabilité.

Résultat, un profond mal-être physique, psychique, social et sociétal. Et une proportion faramineuse de tentatives de suicide (40 % de la population intersexuée, si j’ai bonne mémoire). Encore la demi-heure de reportage se focalise-t-elle sur l’Allemagne, pays pourtant plus « tolérant » à cet égard que la plupart des autres États européens. On imagine le désastre ailleurs.

Comment mettre fin à la stigmatisation et à la boucherie pseudo-médicale ? Plusieurs intervenants suggèrent soit de légaliser la création d’un « troisième sexe », soit d’abolir la mention du genre sur les documents et formulaires officiels.

Commentaire. Sur la page de rediffusion, ce reportage n’affiche actuellement qu’une note de 2,32 sur 5, après 113 votes. C’est dire le poids des préjugés.

Quoi qu’il en soit, le documentaire d’hier m’a appris des tas de choses. À visionner impérativement.

Philca / MensGo

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(Blogmensgo, 4 janvier 2012) L’Agence française de recherches sur le sida et les hépatites virales (ANRS) teste dès janvier 2012, auprès de 300 gays et trans séronégatifs, un système de prévention du VIH/sida par traitement antirétroviral. Nom de code : Ipergay, acronyme signifiant « Intervention préventive de l’exposition aux risques avec et pour les gays ».

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