Posts Tagged “santé / bien-être”
 Contrairement aux apparences, le type en rose n'est pas un livreur de pizzas. © Gay-box.ch.
(Blogmensgo, 20 juillet 2010) Le portail suisse Gay-Box organise jusqu’au 30 septembre 2010 une opération semi-gratuite de dépistage du VIH intitulée « Action 2 pour 1. D’abord le test, ensuite le texte ». L’opération consiste à proposer aux couples gay stables un test de dépistage à deux pour le prix d’une personne seule. On en bénéficie en téléchargeant gratuitement la carte d’action 2 pour 1, utilisable en Suisse dans les centres participants [update : cf. liste partielle dans un commentaire consécutif à cet article].
Avant d’entrer dans les détails, je signale que la carte interactive des centres de dépistage était très incomplète lors de mes connexions de ce jour. Le bug sera sans doute réparé dans les heures ou jours qui viennent. Si le problème persistait, un petit tour sur le site de l’organisation faîtière de lutte contre le VIH/sida Aide suisse contre le sida permettra probablement d’obtenir les coordonnées de professionnels reconnus.
Gay-Box et son opération « Action 2 pour 1 » veulent à la fois inciter les couples gay à se faire dépister et les couples gay stables à n’abandonner le safer sex qu’après avoir pris connaissance du statut séronégatif des deux partenaires.
On sait en effet que d’une manière générale et en arrondissant les chiffres, une personne séropositive sur trois ignore sa séropositivité dans les pays occidentaux, et qu’en Suisse environ 40 % des gays ayant un partenaire n’ont pas connaissance de leur propre statut sérologique.
Il ne faudrait pas croire que la chaleur estivale suffit à faire bouillir le sang jusqu’à en expurger ou à en désactiver le VIH. Non. Rien ne remplace une bonne capote pendant l’action et un bon test de dépistage dès que la relation se stabilise. Si possible au bout de trois mois, éventuellement dès la seconde semaine de relation stable et fidèle.
Philca / MensGo
(via un courriel de GayRomeo reçu le 16 juillet 2010)
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 Inventer les trithérapies, c'est bien ; les démocratiser, c'est mieux. © Photoxpress.com / Alex.
(Blogmensgo, 14 juillet 2010) L’organisation des Nations unies pour la lutte contre le sida (Onusida) a présenté, le 13 juillet 2010, sa nouvelle stratégie visant à enrayer la pandémie. Intitulée Traitement 2.0, la nouvelle ligne d’action mise sur une simplification drastique de tous les éléments concourant à la thérapie, afin d’en faciliter et d’en généraliser la diffusion.
D’un côté, on pourrait réduire de 95 % la progression du VIH/sida par le simple fait de procéder à un dépistage annuel systématique et de proposer aussitôt un traitement antirétroviral à toute personne infectée, quand les défenses immunitaires ne sont pas encore trop diminuées. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime qu’une telle stratégie serait vingt fois plus efficace qu’une politique de lutte strictement curative. De l’autre côté, les deux tiers des 15 millions de personnes ayant besoin d’un traitement antirétroviral dans les pays en développement n’y ont pas accès, faute d’argent. Il n’est donc pas étonnant que 7 400 nouvelles infections au VIH se produisent encore chaque jour dans le monde, sachant que les préservatifs coûtent souvent trop cher.
C’est en faisant ce constat que l’Onusida suggère de généraliser les traitements thérapeutiques et de les utiliser aussi dans un cadre préventif. Pour y parvenir, il est nécessaire de tout simplifier. Il faut simplifier les trithérapies en n’utilisant qu’un seul médicament au lieu de trois (prescription mieux acceptée), simplifier les traitements en réduisant les effets secondaires (médicament mieux supporté), simplifier les protocoles en imposant les génériques (facture plus légère), simplifier l’accès aux soins en diffusant ceux-ci massivement (structures et procédures plus souples).
L’enjeu est de taille : sauver 10 millions de vies humaines avant 2025. Aussi considérable qu’il apparaisse, le défi est moins technique que financier, et moins financier que politique.
La généralisation du dépistage systématique est d’autant plus indispensable que la proportion de personnes ignorant leur statut sérologique varie, selon les contextes, entre un tiers et trois quarts des séropositifs.
Philca / MensGo
(via Le Monde des 26 juin et 13 juillet 2010)
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 Sang qui guérit ou sang qui tue ? Le dépistage sert aussi à ça… © Photoxpress.com / John Keith.
(Blogmensgo, 13 juillet 2010) Plus de 20 000 participants sont attendus à Vienne, du 18 au 23 juillet 2010, pour la 18e conférence internationale sur le sida (Aids 2010). On y évoquera notamment les nouvelles approches préventives et les traitements les plus prometteurs. Ce sera notre fil rouge de juillet…
Aids 2010 : site officiel | blog officiel.
Comme lors de la précédente conférence en février 2010, les équipes de l’organisme caritatif britannique NAM évoqueront l’événement sur leur site, où l’on peut aussi s’abonner afin de recevoir gratuitement par courriel un résumé quotidien de la conférence (six langues au choix, dont le français). Un flux RSS spécifique – mais seulement en anglais – sera par ailleurs ouvert le 19 juillet (cf. lien ci-dessus). Et comme depuis les précédentes conférences, NAM prépose aussi une série de documents en français sur le VIH/sida, depuis la prévention jusqu’à la guérison, en passant par l’approche clinique et les méthodes thérapeutiques.
Dans un prochain article, je reviendrai sur des publications faisant état d’avancées significatives concernant les méthodes de prévention et les espoirs thérapeutiques.
Philca / MensGo
(via courriel de NAM, reçu le 9 juillet 2010)
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Publié par philca dans Partenaires, Sexualité, Voyages, associations, santé / bien-être, tags: ailleurs, associations, prévention, santé / bien-être, sexe / sexualité, sida, vie du blog
(Blogmensgo, 22 juin 2010) La Commission européenne fédère et cofinance, du 4 juin au 31 août 2010, une grande enquête européenne auprès des hommes gay ou bisexuels afin de connaître leurs approches, leurs comportements et leurs habitudes par rapport au sexe, au VIH/sida et aux autres maladies sexuellement transmissibles (MST). Intitulée « Enquête Internet européenne sur les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes » et diffusée sous son sigle anglais Emis, l’opération se déroulera pour l’essentiel à travers des sites web et accessoirement via des enquêtes de terrain. Pas moins de 31 pays et 25 langues sont mis à contribution.
En Suisse et en France, le dossier Emis est respectivement géré par l’Institut universitaire de médecine sociale et préventive de Lausanne (IUMSP) et par l’Institut national [français] de veille sanitaire (InVS). L’IUMSP avait déjà piloté, fin 2009, une « enquête nationale sur la vie des hommes qui ont des relations sexuelles avec des hommes » (cf. notre article du 17 septembre 2009).
Le blog gay de MensGo s’associe à cette opération, à travers une série d’articles dont celui-ci est le premier.
 Pour répondre à l'enquête Emis, cliquer sur le bandeau qui s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre, puis choisir la langue du questionnaire. © Emis.
Pour en savoir plus sur l’enquête Emis, lire la suite de cet article. Pour répondre dès maintenant au questionnaire, cliquer sur ce lien puis choisir la langue, ou cliquer sur le bandeau associé à cet article.
Le questionnaire est conçu et administré par l’organisme britannique Sigma Research. Cette étude, la plus importante jamais entreprise dans ce domaine, vise à interroger 77 540 hommes gay et bisexuels. Les répondants doivent obligatoirement être majeurs. Les réponses à ce questionnaire strictement anonyme prennent environ vingt à trente minutes.
Les premières conclusions statistiques sont attendues en fin d’année 2010. Le bilan définitif de l’enquête sera publié en septembre 2011. Les réponses au questionnaire permettront d’affiner les stratégies nationales et internationales en matière de prophylaxie, de communication sanitaire et de lutte contre les MST en général et contre le VIH/sida en particulier.
Plusieurs pays européens ne participent pas à l’opération Emis. C’est notamment le cas de pays de l’ex-Yougoslavie (Croatie, Bosnie-Herzégovine et Monténégro), de l’Albanie et de la Biélorussie. Je serais curieux d’en connaître les raisons. Pénurie de moyens financiers ? Absence de structure adéquate ? Manque de volonté ? Homophobie ?
Philca / MensGo
(via courriel du Centre hospitalier universitaire vaudois reçu le 20 juin 2010)
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 Et si j'étais un homme, on me refuserait d'avoir des pectoraux ? © Photoxpress.com / Tomasz Wojnarowicz.
(Blogmensgo, 25 mai 2010) La justice britannique a débouté, le 25 mai 2010, une transsexuelle de 58 ans qui demandait la prise en charge intégrale d’une opération d’augmentation mammaire. La demanderesse avait déjà subi une chirurgie de réassignation sexuelle il y a une dizaine d’années, mais le traitement hormonal commencé en 1996 n’a pas produit les effets escomptés. Elle fondait sa plainte sur le double motif de discrimination à caractère sexuel et d’atteinte à ses droits fondamentaux.
Le juge David Bean a fait valoir que les loi relatives au service public et à la discrimination n’impliquaient pas de classer comme essentiels ou prioritaires tous les traitements et processus demandés par les personnes transsexuels. Il a par ailleurs interdit à la demanderesse de faire appel.
Le nom de cette personne transsexuelle n’a pas été rendu public. Désignée par l’initiale C, elle avait assigné le service national de la santé (NHS) dans la circonscription du West Berkshire, près de la ville de Reading (dans la grande banlieue ouest de Londres) où elle réside. L’assignation précisait que l’opération demandée n’a rien à voir avec une intervention strictement esthétique. Il en va de son identité de genre, voire de sa volonté de vivre.
L’opération d’augmentation mammaire demandée coûte 2 300 livres sterling (environ 2 700 euros).
Philca / MensGo
(via Libération et BBC News du 25 mai 2010)
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