Salon LGBT de Lille

Presque un salon du mariage… ©Lillepride.fr

(Blogmensgo, 20 janvier 2012) C’est ce week-end, les 21 et 22 janvier 2012, que la ville nordiste de Lille accueillera son 2e Salon lesbien, gay, bi et trans. Comme l’an dernier (cf. notre article du 27 janvier 2011), la manifestation est organisée par l’association Lesbian & Gay Pride Lille (LGPLIlle) et les festivités ont lieu à la salle du Gymnase au 7, place de Sébastopol. L’entrée est cette fois-ci gratuite, mais les dons au profit de LGPLille seront appréciés !

Le salon lillois fera la part belle aux associations et aux structures commerciales, avec 25 stands pour chacune de ces deux « orientations ». Une scène musicale à la programmation très éclectique – avec notamment Louiz’, chanteuse amiénoise de 18 ans, et Ysa Ferrer – servira de trait d’union entre le rez-de-chaussée commercial et la mezzanine associative. La liste des participations confirmées est d’ailleurs longue comme trois douzaines de clics.

L’événement le plus emblématique du week-end sera sans doute le double « mariage » homosexuel que l’on y célébrera à titre symbolique. Samedi, Élodie « épousera » Corinne et dimanche, Christian « se mariera » avec Grégory. On met des guillemets partout, puisque le mariage gay et lesbien reste pour l’instant illégal en France, berceau des droits de l’homme hétérosexuel.

Commentaire. Ne pas confondre le salon LGBT de janvier 2012 avec la Gay Pride de Lille annoncée pour le 2 juin 2012. Les événements ont quand même deux points communs : ils sont organisés par LGPLille et ils auront lieu par temps pluvieux.

J’en profite pour faire la bise à ma nièce Virginie, qui fait la pluie – et le beau temps – à Ronchin !

Philca / MensGo

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Affiche sida 30 ans

Hélas ! il ne va pas chez le dentiste… ©Éric Chapeau-Åslund.

(Blogmensgo, 1er décembre 2011) Comme tous les 1er décembre, la Journée mondiale de lutte contre le sida donne lieu à une très large couverture médiatique. On avait déjà récemment défloré le sujet dans notre article du 23 novembre 2011, en évoquant le dernier rapport en PDF de l’Onusida. L’article d’aujourd’hui se borne donc au service minimum.

J’ai plus particulièrement noté, de la part du défenseur des droits (qui se substitue à la défunte Halde), une tribune (ici et ici) appelant à la « la levée de l’interdiction des hommes homosexuels à pouvoir donner leur sang ». Lire cette longue tribune, elle est fort intéressante.

Le défenseur des droits y souligne en particulier les multiples formes de discrimination dont sont victimes les séropos des deux sexes. Il déplore en outre que le don du sang soit freiné par des critères d’orientation sexuelle – ce qui est illégal au regard du droit européen – et non par des critères de comportement sexuel à risque. Et le défenseur des droits de conclure que « comme c’est déjà le cas en Italie, en Espagne ou au Portugal et, depuis peu, en Grande-Bretagne [cf. notre article du 8 novembre 2011], la France devrait à son tour limiter les restrictions de don aux seules personnes, hommes ou femmes, présentant un risque accru du fait exclusif de comportements sexuels à risque. »

Le nombre de nouvelles détections en France est passé de 6 341 cas en 2009 à 6 265 cas en 2010, soit une relative stabilité. Ces contaminations sont dues pour 57 % à des rapports hétérosexuels, pour 40 % à des rapports homosexuels entre hommes et pour 1 % à des injections de drogue. En revanche, 30 % de ces détections interviennent très tardivement – surtout parmi les hétéros, moins sensibilisés à la thématique du VIH/sida.

Si l’on veut lutter efficacement contre le VIH/sida, les communicateurs vont devoir affiner leurs slogans. Car les croyances erronées ont la vie dure et les comportements à risque sont plus présents à mesure que les trithérapies atténuent le tribut mortel de la pandémie. En région parisienne, l’Observatoire régional de santé (ORS Île-de-France) recense dans une étude en PDF « les connaissances, attitudes, croyances et comportements face au VIH/sida en Île-de-France en 2010 ».

L’an dernier, une minorité de Franciliens pensait encore que le sida peut se transmettre par une piqûre de moustique (21,4 %), dans les toilettes publiques (13,1 %) ou en buvant dans le verre d’une personne contaminée (6,4 %). On en pisserait de rire si le sujet était moins grave. Et ils sont un quart des répondants (25,6 %) à croire que le VIH peut se transmettre lors de rapports sexuels avec préservatif.

Philca / MensGo
(via toute la presse de fin novembre et début décembre 2011, dont Le Figaro [ici et ici] et Libération)

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Affiche TDoR

La transphobie possède les deux armes les plus meurtrières : le mépris et la haine. ©Transgenderdor.org.

(Blogmensgo, 21 novembre 2011) La 13e Journée internationale en mémoire des victimes transgenres (Transgender Day of Remembrance, ou TDoR) s’est tenue le 20 novembre 2011. Comme tous les 20 novembre, elle a suscité pléthore d’événements dans le monde entier. On se bornera ci-dessous à évoquer surtout la France et l’Italie. Lire la suite »

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