Archives pour la catégorie “associations”

Photo Gay Pride Le Cap

Gay Pride au Cap (ici en 2008). © Brian Indrelunas.

(Blogmensgo, 7 mars 2010) La très gay-friendly ville du Cap a vu défiler plusieurs milliers de personnes, le 6 mars 2010, à l’occasion de la grande Gay Pride sud-africaine. L’Afrique du Sud est, depuis 2006, le seul pays africain où l’on consacre des unions homosexuelles.

Les participants affichaient des revendications sur des thématiques LGBT, bien sûr, mais avec souvent une dimension politique, internationale, religieuse. Et humoristique aussi, comme l’atteste ce slogan en forme de calembour, « We’re queer and we’re here », que l’on pourrait traduire par « Nous sommes les queers, les durs à cuire ».

Parmi les piques à l’encontre de l’intégrisme religieux, il y avait ce slogan : « Je suis né homo, Jésus a dit aime ton prochain , la haine n’est pas africaine ». Quant aux revendications politiques et internationales, elles ciblaient principalement le projet de loi homophobe en Ouganda et la politique de chasse au gays du Malawi.

Tout n’est pourtant pas rose en Afrique du Sud, même si Mister Gay World est sud-africain, en l’occurrence le beau Charl van der Berg (cf. notre article du 14 février 2010). Les viols de lesbiennes y sont monnaie courante, sous prétexte de les corriger de leur prétendue déviance. Les agressions homophobes mortelles sont également fréquentes en Afrique du Sud.

Philca / MensGo
(via toute la presse du 6 mars 2010, dont Le Figaro, AFP et EyeWitness News)

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Livre Je suis le seul joueur de foot homo

Yohann Lemaire a raconté son expérience dans un livre (cliquer pour voir). © Textesgais.com

(Blogmensgo, 1er mars 2010) Deux mois après l’émission « Sports et homosexualités : c’est quoi le problème ? », Yohann Lemaire regrette un peu d’avoir été le seul footballeur français à témoigner de son homosexualité sur Canal+. Son coming-out médiatique a fait se consumer un peu plus un torchon qui brûlait déjà avec le FC Chooz, son petit club des Ardennes françaises. C’est ce qu’il a dit ce matin, sur France Inter, au micro de Pascale Clark dans Comme on nous parle (émission téléchargeable pendant une semaine).

Pour écouter l’interview de quatre minutes, régler le chrono à 4:34. En voici quelques extraits significatifs. « Depuis deux ans il y avait de l’homophobie dans le club, explique Yohann. J’ai arrêté le foot parce que je ne pouvais pas continuer dans ces conditions-là. […] Le club continue de dire des choses navrantes sur moi, ça me pollue la vie. » Et Lemaire d’évoquer le déplacement annuel du FC Chooz pour un match avec le Paris Foot Gay au Parc des Princes, dont le club ardennais a subitement décidé de faire payer les frais de transport par Yohann Lemaire lui-même.

Désormais retraité du ballon rond, Yohann revient sur la manière dont il encaissait les vexations au quotidien. « Pendant plusieurs années, je n’ai trop rien dit. Quand vous entendez [dire] pédé, tarlouze, pédale par des coéquipiers… j’ai un peu laissé tomber. J’en parlais quand même aux dirigeants, mais sans non plus en faire de trop. »

Son passage médiatique sur Canal+ a rallumé la mèche, suscitant des propos violemment homophobes de la part d’un coéquiper. « Le président du club m’a dit, quelques jours après : “On ne va pas suspendre l’homophobe en question, parce qu’il serait discriminant de prendre une sanction envers quelqu’un qui a le droit de ne pas aimer les homos !” » Et Yohann Lemaire de conclure : « Ce qui est navrant, c’est l’indifférence totale. Les dirigeants, les élus, personne ne s’intéresse au problème. […] Aujourd’hui, c’est vraiment compliqué, c’est difficile… Je regrette un peu, quelque part. »

Philca / MensGo
(via l’émission « Comme on nous parle » du 1er mars 2010)

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Photo de Pride London

C'est bien Londres (ici en 2007) et non Tel-Aviv qui accueillera la WorldPride 2012. © Pridelondon.org.

(Blogmensgo, 23 février 2010) Les Gay Prides de Madrid, Berlin, Varsovie, Londres et Rome verront circuler un Love bus israélien aux couleurs arc-en-ciel dont l’objectif est de promouvoir l’image gay-friendly de Tel-Aviv. Il s’agirait aussi de militer pour que Tel-Aviv accueille le millésime 2012 de la WorldPride (Gay Pride internationale).

L’information estampillée AFP, relayée par de nombreux médias et sites web, émanerait de Yédiot Aharonot. Le site anglophone du quotidien israélien reste toutefois muet sur cette affaire. Quant à la WorldPride (fiche Wikipedia), c’est à Londres qu’elle se tiendra en 2012, tandis que Toronto accueillera l’événement en 2014.

Le site spécialisé Gay Tel Aviv Guide ne parle pas non plus du Love bus et se borne à annoncer la tenue de la Gay Pride de Tel-Aviv pour le 11 juin 2010, sans doter plus de détails. Le Love bus militerait-il pour une WorldPride ultérieure ?

Quoi qu’il en soit, la même dépêche AFP rapporte que les initiateurs de cet « autobus de l’amour » cherchent à financer leur projet par la mairie de Tel-Aviv et le ministère israélien du Tourisme. Le projet consiste à transporter des danseurs, des musiciens et des spécimens de la gastronomie israélienne.

Philca / MensGo
(via toute la presse du 22 février 2010, dont Le Figaro)

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Affiche Le Refuge

Virés de chez eux, parfois suicidaires et désormais menacés par un fou… © Le-refuge.org.

(Blogmensgo, 22 février 2010) C’est en principe aujourd’hui 22 février 2010 que l’association d’aide aux homos en rupture familiale Le Refuge de Montpellier (France) doit porter plainte contre l’auteur anonyme de menaces de mort. L’association a en effet reçu une lettre dont l’auteur menace de tuer les jeunes gays et lesbiennes hébergés dans les appartements du Refuge.

Affirmant que l’homosexualité est contre-nature et que les homos sont décérébrés, le mystérieux correspondant promet une mortelle expédition punitive : « On connaît toutes les habitudes de vos protégés et croyez-nous on va les criblés de plombs et les mettre en pièces détachées pour les punir. » La signature de la lettre ne permet aucune identification certaine.

La classe politique et la société civile se sont largement fait l’écho du Refuge après que celui-ci eut demandé « le soutien de la classe politique et des responsables associatifs » et des mesures de sécurité spécifiques pour ses jeunes protégés.

Le Refuge siège à Montpellier, où il offre aux jeunes homos adultes en rupture de ban familial un hébergement provisoire et un accompagnement psychosocial (cf. notre article du 24 septembre 2008). L’association dispose d’une antenne à Montreuil, en banlieue parisienne, où elle effectue le même type de démarche (cf. notre article du 9 mars 2009).

Philca / MensGo
(via toute la presse, dont Le Figaro du 18 février et NouvelObs.com du 19 février 2010)

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Rapport de la HAS

Rapport en PDF (clique, ça s'ouvre dans une nouvelle fenêtre). © Has-sante.fr.

(Blogmensgo, 19 février 2010) La Haute Autorité française de santé (HAS) a publié, le 18 février 2010, un rapport (en PDF) sur la « situation actuelle et les perspectives d’évolution de la prise en charge médicale du transsexualisme ». Le rapport étudie la prise en charge médicale, sociale, administrative et juridique de la transidentité des adultes, en pointe les errements et les dysfonctionnements, et propose des améliorations.

La HAS constate que l’absence de textes spécifiques sur l’accompagnement juridique des trans rend leur changement d’identité long, complexe, aléatoire et parsemé de décisions inéquitables et de vexations au quotidien.

Sur plus de deux cents pages, le rapport analyse le contexte français et le compare aux diverses situations rencontrées en Europe, de même qu’il confronte les avis des principaux intervenants concernés par le processus transidentitaire, en particulier les psychiatres, les endocrinologues, mais aussi (pages 81-89) les personnes transsexuelles. Sont également analysées et jaugées toutes les étapes du processus, depuis le premier rendez-vous avec un praticien jusqu’au changement effectif d’état-civil, en passant par le traitement hormonal, la chirurgie de réassignation et l’accompagnement postopératoire.

Pour remédier en partie à cette approche empirique et pas toujours humaine en France, la HAS préconise de confier la prise en charge du processus transidentitaire à des « centres de référence » multidisciplinaires associant psychiatres, endocrinologues, chirurgiens spécialisés, infirmiers, assistantes sociales et juristes.

Commentaire. Ce rapport, conçu en novembre 2009, a au moins le mérite d’exister. On espère qu’il aura des répercussions concrètes et positives, ces fameux « centres de référence » pouvant être considérés comme un progrès si leur création s’accompagne de moyens financiers et humains suffisants.
On craint toutefois un effet pervers majeur : l’impossibilité pour les personnes « traitées » de choisir leur propre praticien référent. Dommage aussi que le rapport de la HAS ait éludé plusieurs aspects aussi cruciaux que la transidentité chez les personnes mineures ou encore l’accompagnement esthétique (visuel, vocal, etc.) du changement de genre.
Le principal reproche concerne l’abus de psychiatrie dans ce rapport et dans la manière dont l’administration française « gère » la transidentité. On n’impose pas un suivi psychiatrique aux gens qui veulent se faire opérer de la hanche. Mauvais exemple ? En voici un meilleur : les hommes qui veulent se faire grossir la zigounette et les femmes qui consultent pour se faire rehausser les nichons, sont-ils astreints à un suivi psychiatrique ? Et puis si la HAS voulait bien cesser d’utiliser cet horrible mot transsexualisme, on ne s’en porterait pas plus mal.
Il n’y a certainement pas plus de malades mentaux au sein de la population transsexuelle que parmi les militaires et les policiers…

Philca / MensGo

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