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source : Robin Carcan, Le courrier des cadres, 3/4/2008

Homosexualité : un manuel anti-discrimination
publié le : 03/04/2008

Lancé à l’initiative de l’association A compétence égale, le guide « Recrutement et orientation sexuelle » est disponible pour les recruteurs et les cabinets de recrutement. Des formations devraient suivre cet été.

- Vous êtes marié, monsieur ?
– Non. Pacsé !
– Ah, bon ! Et elle s’appelle… ?
– … euh, en fait… Il s’appelle… !
Cette petite tranche de discrimination ordinaire, rapportée par l’association l’Autre Cercle, qui défend l’orientation sexuelle, de nombreux(ses) candidat(e)s l’ont vécue en entretien d’embauche. De façon insidieuse, nombre de petites habitudes normatives pratiquées depuis de longues années font encore des dégâts dans les bureaux feutrés des professionnels. Déjà éditeur de « Comment recruter sans discriminer », l’association A Compétence Egale, qui rassemble des cabinets de recrutement s’engageant dans la lutte contre toute forme de discrimination, a voulu s’attaquer cette fois-ci au traitement de l’orientation sexuelle dans le processus de recrutement. Après un rappel du cadre légal, ce nouveau guide s’arrête sur la notion de compétence et donne enfin des clés pour combattre cette forme de discrimination.

Les stéréotypes ont la vie dure

Pour un recruteur, combattre la discrimination… c’est agir sur ses propres stéréotypes. L’exemple de Jean-Charles est éclairant. Ce consultant senior dans un cabinet de recrutement raconte qu’il a reçu en entretien un candidat un dénommé Marc Dupont. Quand l’hôtesse lui a annoncé que sa can-di-da-te « Marc Dupont » était arrivée, il a été quelque peu décontenancé. Et encore, ce n’était rien par rapport à l’entretien, pendant lequel il a passé son temps à observer ce qui, chez cette femme, pouvait lui rappeler l’ homme qu’il avait été avant ! Le cas, certes, est un peu extrême mais il montre bien le poids des stéréotypes sociaux.

On ne parle pas vie privée

Pour ACE, le message fondamental ne varie pas : toute incursion dans la vie privée est à éviter. Et l’association conseille par conséquent aux recruteurs comme aux professionnels du recrutement de ne pas aborder notamment le thème du statut civil du candidat. Marié(e), célibataire… peu importe. « Beaucoup le font encore, explique Alain Gavand, président du cabinet Alain Gavand Consultants, mais cela reste sans rapport avec l’objectif, trouver la personne ad hoc pour un poste donné. » A l’inverse, il ne s’agit pas non plus de surprotéger un candidat qui aurait évoqué son homosexualité à un recruteur. « L’envoyer en entretien avec l’entreprise, reprend Alain Gavand, c’est d’une part lui donner une chance. Et d’autre part, c’est amener concrètement le client à réagir différemment. »

Les discriminés passeront leur chemin

Signe que les pratiques évoluent peu à peu, les cabinets membres de l’association commençent à recevoir des CV sans mention du statut marital, en particulier des candidat(e)s marié(e)s. Pour Catherine Tripon, porte-parole de l’Autre Cercle, si les entreprises ne prennent pas rapidement les devants, une autre menace – d’ailleurs déjà identifiée par certains DRH – se profile à l’horizon : la fuite des discriminés sexuels à fort potentiel. « Les hauts potentiels homosexuels vont privilégier dans leur choix les sociétés qui ont déjà fait un grand pas dans la diversité… et auront tendance à fuir les autres ! » A bon entendeur…

Robin Carcan

Aller plus loin
Le guide « Recrutement et orientation sexuelle » est disponible sur commande au prix de 9 euros TTC à : guides[AROBASE]acompetenceegale[POINT]com

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LE MONDE | 16.08.07 | 15h59  •  Mis à jour le 16.08.07 | 15h59
Crise à la rédaction du journal « Têtu »
Le magazine gay et lesbien Têtu va mal. C’est le site Rue89.com qui l’a révélé dans un article publié le 2 août. En trois mois, six personnes ont été licenciées, dont le rédacteur en chef, deux rédacteurs en chef adjoints et un journaliste.

Trois d’entre eux, qui préfèrent garder l’anonymat, ont confirmé au Monde « l’ambiance délétère » régnant dans ce magazine fondé par Pierre Bergé, en 1995, et dirigé par Thomas Doustaly. « Personne ne peut accepter ces conditions de travail », dit l’un d’eux. Ils mettent tous en cause le comportement du directeur de la rédaction, jugé « autocratique », « colérique » et « violent ». Ils évoquent même « des vexations et des humiliations ».

La tentative de suicide d’un salarié administratif dans les locaux du journal, lundi 23 juillet, n’a fait qu’alourdir le climat. Cette personne explique son geste par des « mauvaises relations avec son supérieur hiérarchique direct ». De son côté, la direction estime qu’il s’est agi seulement d’un « malaise » et non d’une tentative de suicide. Mais ce climat, à l’intérieur de la petite rédaction d’une vingtaine de salariés, « a évidemment de l’impact sur l’ensemble des employés », affirme l’un d’eux, qui a été licencié et regrette de ne pas avoir agi collectivement plus tôt.

Les difficultés remontent à plusieurs années, mais la crise est devenue plus aiguë à l’automne 2006. Fin octobre, l’ensemble des salariés signe alors une lettre à Pierre Bergé pour se plaindre du comportement de Thomas Doustaly. Celui-ci connaît à cette époque des problèmes de santé, qui le conduisent à s’absenter pendant presque trois mois. Yannick Barbe est alors nommé rédacteur en chef, à l’été 2006. Il sera licencié en juillet 2007.

« AMBIANCE DÉLÉTÈRE »

Au retour de M. Doustaly, en début d’année, un éditorial comparant la politique de Nicolas Sarkozy et celle de Ségolène Royal envers les homosexuels provoque de vives réactions dans la rédaction. « Il y a eu des discussions, mais cette réaction montrait surtout que certains rédacteurs ne savaient plus comment faire ce journal. Ils sont à l’origine de l’ambiance délétère, mais la crise s’est terminée avec leurs départs », estime M. Doustaly. Il s’affirme choqué de « les voir aujourd’hui tenter de détruire Têtu de l’extérieur ». Le 8 août, dans une lettre à Rue89.com, M. Doustaly déplorait « que lui soit imputé un comportement aussi grave que le harcèlement moral (…) qui n’a jamais fait l’objet de la moindre poursuite judiciaire ».

De leur côté, ces mêmes journalistes évoquent un « joli royaume de l’injustice » fait de « fortes disparités salariales » pour des postes équivalents. Selon eux, M. Doustaly bénéfice d’un salaire mensuel d’un peu plus de 11 000 euros.

Avec un tirage de quelque 50 000 exemplaires, le titre ne se porte pas très bien et la nouvelle formule, lancée cette année, n’a pas réussi à atténuer l’érosion du lectorat. La sortie du prochain numéro est toutefois prévue le 20 août, avec l’équipe réduite.
Victor Pouchet

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Il a débarqué sur cette planète pour y assumer les responsabilités et obligations inhérentes à cette vie-ci un matin d’automne à Bâle en 1952.

Encore une année exceptionnelle s’est-il dit.

Bon, choisissons une famille pas trop compliquée mais quand même avec des principes de vie acceptable pour la société actuelle.

Son père était un drôle d’oiseau qui aimait s’éclater.
Eh oui, cela existait déjà à cette époque.
Il se disait probablement que demain était un autre jour et comme lui plus tard que la vie était trop courte pour en gaspiller une miette, même s’il était hétéro jusqu’au bout des cheveux, bagarreur et un peu voyou.
Il était colporteur de lacets de chaussures quand il a rencontré sa mère et aussi un vendeur exceptionnel qui savait vous présenter un déodorant fabriqué avec une composition secrète à base d’ailes de mouches de Sumatra. A son avis il avait manqué sa vocation, il aurait dû être Master Trainer en marketing dans une multinationale, mais bon lui avait choisi en plus la liberté. Ce que certains appellent la médiocrité, il en a fait un chef-d’œuvre du bien être personnel…
Il a entendu des quantités d’anecdotes aussi marrantes les une que les autres. Il était comme son fils après tout, un type extraordinaire, mais d’une autre époque selon son point de vue actuel.

Mais il croit que s’il avait survécu à sa 9e année, il l’aurai adulé…
À coup sûr, il serait par quelques-unes de ses facettes, devenu son modèle de vie s’il n’était pas décédé avec le sourire après avoir été éjecté de sa coccinelle quelque part dans le canton de Fribourg et que celle-ci par un curieux coup du sort lui soit tombée dessus alors que sa maîtresse s’en sortait indemne…

Sa mère elle, une bosseuse invétérée « je ne sais pas pourquoi elle n’a pas fait partie du Frau Ferein lorsqu’ils habitaient encore en Suisse alémanique ».
Finalement son objectif qu’elle a toujours atteint était d’avoir une maison ou apparenté, un garage, une voiture, un jardin et un chien et… Un mari sur qui elle avait barre afin qu’il réalise ses plus petits désirs sans discuter.

Pourtant, je peux vous assurer qu’elle n’avait rien d’une despote et qu’elle insufflait à ses enfants des règles avec lesquelles ont ne pouvait pas transiger !

Il ne saurait trop la remercier et lui vouer une reconnaissance éternelle pour l’éducation qu’elle lui a offerte. MERCI MAMY.

Lui de mon côté à 6 ans il fantasmait déjà sur des mecs et ses rêves étaient déjà teintés d’érotisme hard à la limite du SM mais ou le plaisir finissait toujours par prendre le dessus.

Lors de l’éveille de sa conscience un peu avant cette période, il s’est dit qu’il devait impérativement fixer des objectifs pour cette période de vie et il a envisagé des choses magnifiques dont beaucoup se sont déjà réalisées et quelques-unes sont en train de devenir réalité lors de la seconde moitié de cycle de vie de ce corps-ci !
Vraiment intéressant. Mais laissons-le parler :

Comme probablement chacun sur cette planète, j’ai beaucoup recherché le plaisir mais jamais dans les drogues, les stupéfiants ou autres psychotropes. J’avais trop besoins de garder le contrôle des événements de ma vie pour me laisser sombrer dans les vapeurs de l’alcool ou de substances peu recommandables…
Je le dis à mes amis, j’aime le bon vin pour le goût pas pour l’effet et cela est une règle impérative de ma consommation.

Je peux donc probablement sans me tromper, me qualifier d’épicurien.

Comme le commun des citoyens lambda le sait, le plaisir extrême provient de la jouissance sexuelle qui devrait normalement être dédiée à la pérennité de sa famille et de la race humaine.

Pourtant j’ai expérimenté un plaisir aussi intense …
Suite au prochain épisode ☺, Lol

Eh bien oui, ce plaisir extrême naît au moment ou l’on commence chez soi ou chez d’autres, la valeur de l’excellence pure. C’est souvent en relation avec quelque chose qu’on appelle professionnalisme.
Là, il n’y a pas de place à l’erreur tout tend à la perfection…

S’il s’agit d’un plat qui vous est servi, la méthode et les manières sont un art qui inspire le respect. L’arrangement et l’esthétique, l’odeur et les goûts sont d’une subtilité sans égal et là, vous êtes proche de l’extériorisation physique tant la qualité supérieure de l’instant vous projette dans un autre univers que certains poètes appellent le paradis…

Imaginer un maraîcher qui vous parle de ses cultures alors que vous déguster une salade printanière à l’huile d’olive pressée à froid avec un zeste de d’odeur citronnée. Vous écoutez attentivement ses commentaires et observez que ses yeux s’allument lorsqu’il vous parle du soin particulier qu’il prend pour chacune de ses cultures « Fleurs, Fruits, ou légumes ».

Et voici l’instant magique, vous êtes aux pieds de l’arc-en-ciel, le trésor est sous vos souliers, c’est l’extase d’un moment exceptionnelle, cette fraction de temps est un véritable cadeau du ciel.

Il vous arrive aussi parfois de rencontrer quelqu’un qui vous propose un service de qualité et lorsque vous l’acceptez et que c’est effectivement le cas au-delà de vos espérances, vous savez que la chance vous a souri et que vous avez rencontré un véritable professionnel pour lequel la qualité n’existe qu’en compagnie de l’excellence. Cela m’amène automatiquement à un niveau de conscience proche de l’extase tellement j’apprécie.

Il m’arrive de rêver, d’espérer qu’un jour je puisse assumer ce statut de seigneur de l’excellence et ce jour je suppose que j’accepterai le titre d’altesse, mais j’ai me semble-t-il encore beaucoup de travail à faire sur moi-même afin d’atteindre les cimes inaccessibles, c’est un entraînement de chaque instant avec une remise en question constante mais qui est réellement payante car la progression est inéluctable et sa contribution à ce club très fermé est une récompense qui vous fait sourire de bonheur à la vie dans cet environnement parfait.
En corollaire, la plus petite fausse note nous fait grimper au rideau ; mais restons zen et voyons le bon coté des choses et si comme moi vous transformez vos erreurs en leçons de vie, cela vous semblera être un investissement salutaire tel un marchepied, afin d’accéder au bonheur lorsque vous approchez de la perfection…

Claude-André

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