La Messe de Bâle te rendra moins pâle !

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La Messe de Bâle te rendra moins pâle !

(Blogmensgo, blog gay du 17 mai 2016) Supposons que tu fasses un malaise dans une ville suisse germanophone. Tu es pâle à Bâle ? Aucun problème, tu pourras te soigner illico grâce à une cure de spiritualité festive, en partenariat avec MensGo. Mais uniquement dans la nuit du 17 au 18 juin 2016, au Club Borderline.

N’oublie pas qu’en Suisse alémanique, Bâle s’écrit Basel et que Club Borderline se prononce Borderline Club – si tu prononces Club Borderline, personne ne te comprendra.
Et si tu ne parles pas l’allemand, munis-toi d’un dictionnaire français-japonais. Ça te servira si tu rencontres des Japonais.

Détails pratiques

En quoi consiste la spiritualité festive de La Messe à Bâle ? Commençons par les détails pratiques.

Affiche La Messe

Commence déjà par déterminer si tu es en mesure d’investir 21 francs suisses en prévente ou 25 francs à l’entrée (ouverture des portes le 17 juin à partir de 23 heures). Cela correspond respectivement à environ 19 et 23 euros. J’en profite pour faire savoir aux pâles de Bâle que les règlements en livres égyptiennes et en pesos mexicains ne sont pas acceptés. Désolé, c’est le règlement.

Pour arriver au Club Borberline, il te faudra ensuite en mémoriser l’adresse au nom imprononçable hors de Bâle : Hagenaustraße 29. Quelle idée d’appeler une rue comme ça, alors qu’on aurait pu la nommer Hollandestraße ou Obamastraße. Bref, n’importe quoi sauf Trumpstraße ou Mugabestraße – on rappelle que Mugabe, c’est le vilain Zimbabwéen qui assimile les gays à des animaux.

Quel intérêt d’aller à la Messe de Bâle ? Parce qu’en Suisse alémanique, on te le redit, Bâle s’écrit Basel. Donc tout s’explique : si tu es seul, vas à Basel !
(Et si tu n’es pas seul, vas à Basel aussi, évidemment.)

Pourquoi le sous-titre de l’événement est-il rédigé en français ? Et pourquoi « L’art c’est bizarre » alors que les organisateurs auraient tout aussi bien pu l’intituler « Le bizarre c’est l’art » ?
(Eh bien, euh, tu n’auras qu’à poser la question ce soir-là.)

Le règlement stipule que le prix d’entrée te donne accès aux deux étages du Club Borderline. Tu peux éviter l’étage supérieur si tu as le vertige, mais tu resteras par conséquent à moitié pâle (à Bâle). Car au premier étage se trouve une chapelle aux sonorités minimalistes et house/tech, ces sons qui disent « ne cessons pas ».

Programme des réjouis sens

Une fois sur place, il ne se restera plus qu’à orienter dans le bon sens tes oreilles, tes yeux, tes muscles, voire plus si affinités.

Pour faire quoi ? Pour danser, bien sûr. Des danses festives et lascives, tout seul ou à plusieurs, mais de préférence à deux (sortez couverts, préservatifs gratuits sur place).

Si tu détestes danser, tu pourras soit te boucher les oreilles, soit écouter la musique et les sons venus de la stratosphère et même de la mésosphère, de la thermosphère et de l’exosphère (merci à Wikipédia).

Car la musique viendra d’aussi loin et d’aussi haut, chassée par la colère des dieux – qui en ont marre d’écouter Tom Jones et Mireille Mathieu – et servie par des prêtres pécheurs aux looks et aux sons bizarres. Tu pourras aussi voir des prêtres au corps beau et au dos fin, aussi païens et pécheurs que leurs camarades musiciens.

Ces prêtres d’un rite nouveau – que l’on qualifiera de « Messe y’a nique » – viennent de toutes les contrées festives et païennes.

Ils viennent de l’Allemagne toute proche et distribueront – ou pas – l’or du Rhin : Boris, Ekserd, Doma, Kiril Bikov.

Il y aura même un pécheur venu tout droit de Belgique, une fois : Luis Roza.

Proximité oblige, c’est bien sûr de Suisse que proviendra le plus gros contingent de pourvoyeurs de phéromones visuelles, auditives et sensorielles. Il y aura Nina Nana, Rusconi et Design by Recreate.

Bref, que des noms inconnus de mes yeux et de mes oreilles. Tous inconnus, sauf un : Kevin Shala, qui est aussi l’organisateur de l’événement. Et qui sera le seul participant à n’être point pâle à Bâle. Tout simplement parce qu’il profitera de La Messe du 17 juin pour fêter… son anniversaire.

En résumé

Du 17 juin 2016 à 23 h et jusqu’à l’aube, le Club Borderline de Bâle la pas pâle ni papale t’offrira une nuit de folie(s) à condition que tu respectes les trois obligations ci-dessous :

  • Code vestimentaire alternatif, donc si possible pas pâle.
  • Âge minimum : 20 ans.
  • Photos et films strictement interdits.

Comment s’y rendre ?

Tous les chemins gays mènent à Bâle. Choisis le mode de locomotion qui te convient le mieux : avion, train, automobile, charrette à bœufs, fiacre, vélocipède, patins à roulettes, char à voile, trottinette ou deltaplane. Tu peux aussi venir à pied ou en taxi. Inutile de venir en surf, les vagues ne sont pas assez hautes.

Si tu te perds en cours de route, actionne ton smartphone et consulte toutes les infos sur l’une des trois pages qui suivent.

On te souhaite une nuit de fusion pas pâle dont tu te souviendras longtemps… 😉

Philca / MensGo

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