Le Sidaction 2016 a récolté 4,2 millions d’euros

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Le Sidaction 2016 a récolté 4,2 millions d’euros

(Blogmensgo, blog gay du 4 avril 2016) La collecte annuelle du Sidaction, qui se déroulait en France du 1er au 3 avril inclus, s’est terminée sur des promesses de dons à hauteur de 4,21 millions d’euros. Les dons financent des opérations de prévention et de recherche contre le VIH/sida. Un effort plus que jamais nécessaire, notamment auprès des jeunes.

À l’heure où j’écris ces lignes, les promesses de dons atteignent 4.210.548 € au titre de la collecte annuelle 2016. Un résultat plus ou moins similaire aux 4,25 millions du millésime 2015, mais très en deçà des 4,99 millions obtenus lors du week-end de collecte en 2014.

compteur sidaction

Sidaction 2016. Bien, mais peut mieux faire (copie d'écran sidaction.org)

Le total des dons ne s’arrête pas au week-end dernier, les donateurs potentiels disposant de quelques jours supplémentaires pour se manifester.

Sidaction reçoit les dons toute l’année. L’effort à consentir pour endiguer la pandémie sera d’autant plus exigeant que la vigilance des jeunes Français de 15-24 ans a baissé d’un cran, si l’on en croit un sondage réalisé en février 2016 par Ifop et Bilendi pour Sidaction.

Sur les 1.001 jeunes sondés, 87 % ont été informés en milieu scolaire sur le VIH, mais seuls 82 % se disent bien informés sur le sujet, soit 7 points de moins qu’en 2014. Et dès lors qu’il s’agit des traitements pour les personnes séropositives, 61 % des répondants se disent mal informés.

Trois quarts des sondés (76 %) disent avoir peur du sida, mais ce chiffre a là aussi baissé de 7 points par rapport à l’an dernier.

Beaucoup plus préoccupantes sont la nature et l’importance des idées reçues. Une minorité significative de jeunes s’imagine que l’on peut attraper le sida en embrassant quelqu’un (20 %), en lui serrant la main (6 %), en s’asseyant sur le siège des toilettes (15 %) ou par contact avec sa transpiration (13 %).

Quant aux méthodes susceptibles d’empêcher la transmission du VIH, certains croient qu’il suffit de prendre un comprimé de paracétamol (6 %), d’utiliser un produit de toilette intime (10 %), une pilule contraceptive (14 %) ou la « pilule du lendemain » (17 %).

Résultat, parmi les gens ayant eu un rapport sexuel depuis moins d’un an (soit 25 % de l’échantillon), ceux qui n’ont effectué aucun test de dépistage du VIH/sida avant leur dernier rapport non protégé sont devenus majoritaires (55 %, soit 10 points de plus qu’en 2015).

Commentaire. En 2014, les frais de collecte annoncés par Sidaction atteignaient 22 % de l’argent récolté. Ils ont baissé de deux points en 2016 par rapport à 2014. L’effort semble méritoire en pourcentage (10 % de moins), mais les frais de collecte culminent encore à 20 %, ce qui me paraît d’autant plus excessif qu’il faut y ajouter les frais de gestion (7 %).

Par comparaison, Handicap International affiche aujourd’hui 12 % de frais de collecte et 6,90 % de frais de gestion. En 2015, un comparatif de Capital.fr classait Sidaction dans la catégorie « Peut mieux faire ». Sidaction affichait alors des frais de collecte et de gestion à respectivement 21 % et 7 %, loin derrière les 10 % et 5 % de Sol en si (Solidarité enfants sida), et très loin des 5 % et 5 % exemplaires de Médecins sans frontières.

Je ne doute pas que sans une telle débauche de frais administratifs, Sidaction serait en mesure de récolter beaucoup plus d’argent.

Philca / MensGo

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