200 écrivains et Google contre les lois homophobes russes

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200 écrivains et Google contre les lois homophobes russes

(Blogmensgo, blog gay du 7 février 2014) Quelque 200 écrivains du monde entier, dont quatre lauréats du prix Nobel, ont cosigné le 6 février 2014 une lettre ouverte appelant à « abroger maintenant » les lois russes contre le blasphème et l’homosexualité.

Bandeau Poutine gay sur Google

Les signataires s’insurgent notamment contre « la prétendue “propagande” gay » et « l’interdiction de la “promotion” de l’homosexualité ». Ils demandent – sans citer son nom – au président russe Vladimir Poutine de faire régner la liberté de parole et la pluralité d’opinions, consubstantielles à « une démocratie en bonne santé ».

Pas moins de quatre lauréats du prix Nobel de littérature (Günter Grass, Wole Soyinka, Elfriede Jelinek et Orhan Pamuk) et 30 pays différents sont représentés dans la liste des signataires. La liste contient des noms d’écrivains et d’écrivaines de toute orientation sexuelle. Avec pour « têtes de gondole » Margaret Atwood, Paul Auster, Russell Banks, Julian Barnes, Jonathan Franzen, Siri Hustvedt et Salman Rushdie.

Les grands littéraires noteront la présence de deux écrivains homosexuels américains octogénaires, le dramaturge Edward Albee (qui refuse l’étiquette d’écrivain gay, mais que sa mère adoptive chassa et déshérita quand il avait 18 ans parce qu’il était gay) et le poète américain John Ashbery – dont j’ignorais qu’ils étaient encore vivants.

Doodle sportif arc-en-ciel de Google

La position officielle du Comité international olympique (CIO) est que les discriminations liées à l’orientation sexuelle, c’est très moche, mais que la « contestation politique intérieure ou extérieure » lors d’événements sportifs, c’est très moche aussi. Dixit le président du CIO, Ponce Pilate Thomas Bach.

Les athlètes gay et lesbiennes présents à Sotchi sont donc invités, par la Russie comme par le CIO, à n’évoquer leur homosexualité ou leur bisexualité ni par des mots, ni par des comportements, ni par des symboles.

Par solidarité avec leurs collègues emprisonnés sélectionnés à Sotchi, plusieurs sportifs de haut niveau sont récemment sortis du placard. On a évoqué il y a un mois le coming out de Thomas Hitzlsperger. Le nageur Ari-Pekka Liukkonen vient lui aussi de sortir du placard. Contrairement au footballeur allemand, le jeune Finlandais de 24 ans, médaillé olympique à Londres en 2012, n’a pas encore pris sa retraite sportive.

Combien d’athlètes gay ou lesbiennes à Sotchi ? Ils ne sont que sept, dont trois garçons et quatre filles, à avoir publiquement révélé leur homosexualité (je cite de mémoire). Quel que soit leur nombre réel, ils ont un nouveau soutien de poids : Google, qui se fend aujourd’hui même d’un doodle (cf. logo temporaire ci-dessus) célébrant à sa manière l’ouverture officielle des Jeux olympiques d’hiver à Sotchi. À sa manière, c’est-à-dire en parant six athlètes stylisés d’un arc-en-ciel à six couleurs.

Philca / MensGo

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