Premiers mariages gay au New Jersey

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Premiers mariages gay au New Jersey

(Blogmensgo, blog gay du 22 octobre 2013) Des mariages homosexuels ont été légalement célébrés pour la première fois, dans le New Jersey, dès les premières minutes du 21 octobre 2013. Le New Jersey est ainsi devenu le quatorzième État – en plus de la capitale fédérale Washington – à autoriser le mariage entre personnes de même sexe.

Les premiers mariages gay et lesbiens ont été prononcés juste après zéro heure, dans la mairie de Newark, que le maire Cory Booker avait fait ouvrir spécialement pour l’occasion afin d’y officier lui-même. Le même jour, on se mariait partout dans l’État, de Jersey City jusqu’à Asbury Park. D’où une spéciale dédicace springsteenienne ci-dessous :

(Pas la chanson la plus enjouée de l’album, certes, mais ma préférée.)

La légalisation du mariage gay dans le New Jersey était suspendue à l’examen, les 6 et 7 janvier 2014, de l’appel interjeté par le gouverneur républicain Chris Christie après qu’un jugement de première instance eut déclaré illégale l’interdiction du mariage homosexuel.
Le 28 septembre 2013, la juge Mary C. Jacobson estimait que le New Jersey devait se conformer à la décision de la Cour suprême fédérale sur le mariage gay prise le 26 juin 2013, donc que les couples homosexuels devaient être aussi égaux que les couples hétérosexuels devant le mariage.
Le 18 octobre 2013, la Cour suprême du New Jersey infligeait – à l’unanimité de ses juges – un second camouflet au gouverneur Christie en estimant inutile d’imposer un moratoire sur les mariages gay, car le gouverneur n’avait « aucune chance raisonnable de gagner » devant la juridiction d’appel.

D’où la célébration des premiers mariages dès le 21 octobre. Considérant lui-même que son procès était perdu d’avance, Chris Christie a déclaré ce même 21 octobre qu’il renonçait à faire appel tout en restant hostile au mariage gay.

Le 17 février 2012, le gouverneur Christie avait opposé son veto à une loi sur le mariage homosexuel en affirmant qu’il faudrait en décider à travers un référendum constitutionnel. Ce qui ne l’a pas empêché, ensuite, de parapher une loi interdisant les prétendues « thérapies pour la conversion des homosexuels ».

Le Parlement du New Jersey avait déjà été contraint d’instituer un pacs homosexuel en 2006, la justice ayant statué que les couples homosexuels devaient bénéficier des mêmes droits et avantages que les couples hétérosexuels mariés.

En 2009, étude du Williams Institute chiffrait à 15,1 millions de dollars le surplus de recettes que le mariage gay apporterait au budget du New Jersey.

Selon un sondage Rutgers-Eagleton mené du 7 au 13 octobre 2013 auprès de 799 électeurs du New Jersey, 61 % des personnes interrogées sont favorables à la légalisation du mariage homosexuel et 27 % lui sont hostiles, tandis que 12 % ne se prononcent pas.

En revanche, seuls 53 % des sondés étaient d’accord avec un abandon de la procédure judiciaire et 40 % disaient préférer que le gouverneur fasse appel devant la Cour suprême du New Jersey.

La légalisation du mariage gay aurait plutôt dû se faire par référendum, estiment 62 % des sondés, plutôt que par une décision de justice (23 %) ou par un vote du Parlement (10 %).

Philca / MensGo
(via toute la presse du 21 octobre 2013, dont Le Monde et le New York Times)

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