L’Église protestante vaudoise accepte un rite pour couples homosexuels pacsés

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L’Église protestante vaudoise accepte un rite pour couples homosexuels pacsés

les protestants votent

Schisme homophobe chez les protestants vaudois. ©EERV.ch.

(Blogmensgo, 23 septembre 2013) L’Église évangélique réformée du canton de Vaud (EERV) a approuvé en première lecture, le 21 septembre 2013, son nouveau règlement ecclésiastique introduisant « un rite pour partenaires enregistrés ». Autrement dit, cette obédience protestante entérine « l’existence et la spécificité d’un rite » pour couples gay ou lesbiens pacsés.

Réuni en session extraordinaire, le synode (instance législative) de l’EERV a franchi l’une des trois étapes menant vers la célébration d’unions entre couples de même sexe. Cette première étape s’est faite dans le cadre d’une concertation dans tout le canton de Vaud, comme prévu lors d’une précédente session (cf. notre article du 5 novembre 2012 sur Église protestante et mariage gay). Les deux prochaines étapes statutaires correspondent aux sessions du 8 octobre et des 8 et 9 novembre 2013.

Pas de mariage gay à l’église

Ce sont les couples homosexuels pacsés (ou en partenariat enregistré , selon la terminologie officielle suisse) qui choisiront eux-mêmes l’église où aura lieu la célébration. Les « éléments liturgiques » de cette célébration incluront « lecture biblique et prédication, accueil des personnes unies par le partenariat, rappel du lien de partenariat et prière pour les personnes unies par le partenariat ».

Le rite pour couples pacsés ne sera pas une « bénédiction de mariage entre une femme et un homme » et le mot de mariage conservera donc, aux yeux de l’EERV, un sens exclusivement hétérosexuel. Pourtant, tout ministre du culte qui le souhaite pourra refuser de « célébrer ce rite si ses convictions théologiques l’en empêchent ».

Commentaire. Malgré les apparences, l’instauration d’un rite a minima pour les couples homosexuels suscite la controverse dans le clergé protestants vaudois. La hiérarchie a au moins le mérite de ne pas cacher ses divergences d’interprétation, ou « manières différentes de considérer l’homosexualité au plan biblique, éthique ou théologique ». Elle précise même que « ces différences de conviction sont parfois vives et conduisent à des tensions ».

Mais de mariage, point. Ce rite se bornera à un simple « rappel du lien de partenariat », afin de ne le point confondre avec un mariage. Il s’agira là d’un vulgaire pacs religieux. Tout juste un ersatz.

Ces guéguerres picrocholines protesto-protestantes prêteraient à sourire si elles ne prétendaient statuer sur le devenir de la communauté LGBT au regard du rituel évangélique. Comment saluer une Église qui hésite à donner aux couples gay et couples lesbiens pacsés ne serait-ce qu’un statut au rabais ? Le meilleur des saluts s’écrit en sept lettres : boycott.

Philca / MensGo
(via BonneNouvelle.ch)

2 réponses

  1. Florent

    Le rappel concernant le partenariat n’est qu’un écho de celui concernant le mariage dans le rite correspondant. S’agissant d’une célébration d’une union, il semble légitime, dans un cas comm,e dans l’autre de rappeler ce que celle-ci induit. Il en va en faite de même de tout rite cf. baptême par exemple.

    Il ne s’agit pas d’un “rite au rabais” étant donné que ce point, comme vous le signalez vous-même, n’est qu’une composante d’un rite complet. Celui-ci est certes distinct de celui correspondant au mariage mais lorsque l’on en regarde le détail, il n’est pas si différent pour ce qui est du cadre réglementaire.

    Tout se jouera lors de la mise en ouvre; respectivement lors de la définition de la cérémonie dans le cadre d’une discussion entre le couple et l’officiant. il en va de même pour les ceremonies de mariage qui dans les faits sont elles même fort différentes les unes des autres.

  2. Florent

    PS. Les rites de l’église protestante ne sauraient diverger du droit civil. Hors en droit suisse mariage et partenariat sont distincts. On ne “partenariera” pas plus en l’église qu’on y “marie” aujourd’hui. Dans un cas commr dans l’autre, le rite est là pour célébrer l’union devant Dieu et les hommes et femmes afin de les prendre à témoin de cet engagement de 2 personnes qui en appellent au soutien poir tenir cette promesse.

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