Homosexualité et transsexualité sont naturelles, la preuve par les animaux

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Homosexualité et transsexualité sont naturelles, la preuve par les animaux

Livre de Thierry Lodé

Eh non ! les cornes ne servent pas à ça… ©Odilejacob.fr.

(Blogmensgo, 19 mars 2013) L’éthologue Thierry Lodé, spécialiste de la sexualité animale, montre dans une interview publiée le 18 mars 2013 par Futura-Sciences que l’homosexualité et la transsexualité ne sont pas l’apanage du genre humain. Le chercheur français note aussi que la volonté de procréation vient typiquement après celle de former un couple et non avant.

« La masturbation, la fellation et la sodomie ne sont pas », précise d’emblée Thierry Lodé sur son blog, « seulement des pratiques inhérentes à l’humain ».

De fait, la masturbation est répandue parmi des mammifères comme les chiens, les primates ou les kangourous, mais aussi chez les tortues et les criquets.

Plusieurs espèces de primates (dont les bonobos) et les chauves-souris pratiquent volontiers la fellation.

Et pour ce qui est de la sodomie, de nombreuses espèces s’y adonnent lors d’accouplements homosexuels ou hétérosexuels. Chez les mammifères, outre l’espère humaine, les adeptes de sa sodomie se recrutent par exemple chez les taureaux, les chiens, les rats et les chimpanzés.

Et l’homosexualité ? Elle n’est nullement contre-nature, bien au contraire, expliquait Thierry Lodé en octobre 2012 :
« Car l’homosexualité est parfaitement répandue chez nombre d’espèces animales. Et même l’élevage d’une progéniture par deux parents du même sexe constitue une banalité naturelle. »

Par homosexualité, on entend bien sûr homosexualité masculine ou féminine, chez les mammifères comme chez les insectes, chez les reptiles comme chez les oiseaux. L’une sera plus fréquente que l’autre en fonction des espèces et des caractéristiques anatomiques animales. Et Lodé de préciser :
« Plusieurs milliers d’espèces connaissent des amours homosexuelles et cajolent une progéniture issue de ces passions singulières. »

Laquelle parentalité ne se conçoit pas forcément, dans le monde animal, comme celle d’un géniteur et d’une génitrice élevant les enfants qu’ils ont eux-mêmes procréés. Le monde animal est plus complexe que cela. L’adoption et la parentalité (paternalité ou maternalité) collectives y sont monnaie courante.

Livre de Thierry Lodé

La biodiversité amoureuse inclut l’homosexualité… ©Odilejacob.fr

Affirmer que la transsexualité est contraire aux lois de la nature revient là aussi à méconnaître les lois de la nature. La notion même de distinction mâle/femelle dès la naissance est souvent fluctuante, parfois même inopérante, à tout le moins est-elle lente à se dessiner chez bon nombre d’espèces. Et il n’est pas rare qu’un individu change de comportement sexuel avec l’assentiment de son clan, rappelle Thierry Lodé, comme les chercheurs ont pu l’observer chez certains primates.

Pour en revenir à l’homosexualité, elle concerne « environ 10 % des individus des espèces étudiées ». Ces animaux cherchent avant tout à former un couple. Procréer ? La procréation ne vient qu’après la formation du couple si le couple est hétérosexuel ; et des stratégies d’adoption peuvent y suppléer si le couple est homosexuel. Les animaux – y compris les humains – n’ont donc pas pour vocation première et prépondérante de perpétuer l’espèce, mais de trouver l’être qui partagera leur vie.

Ceux qui affirment que l’homosexualité est contre-nature sont de mauvaise foi ou ne connaissent rien à la nature, résume Thierry Lodé :
« Mais, en réalité, il n’existe dans la nature aucune autre norme que la diversité des conduites sexuelles. L’évolution biologique trouve précisément son origine dans cette variété. […] Aujourd’hui, il n’est plus possible de s’appuyer sur la science ou sur la faune pour étayer de tels propos discriminatoires. Ils sont de la seule responsabilité de ceux qui les profèrent et les universités ou l’Académie des Sciences devraient clairement les condamner. »

Commentaire. Suis bien content d’avoir découvert le blog de Thierry Lodé ! Chacun devrait le mettre dans ses favoris. C’est ce que je vais faire dans peu de temps.

Quant aux rigides barjots et autres chantres de la ringarde attitude, je leur suggère de lire les œuvres complètes de Thierry Lodé et de commencer par la fermer avant de l’ouvrir.

Philca / MensGo
(via Futura-Sciences.com du 18 mars 2013)

2 réponses

  1. Plop

    L’homosexualité est-elle liée à la surpopulation ?
    Un étude sociologique tendrait à le prouver.
    Cette étude serait à rapprocher de celles qui font le constat que certains groupes d’animaux réduisent automatiquement la naissance des enfants dès que la nourriture commence à manquer.
    De la même manière, l’humanité produirait plus d’homosexuels en cas de surpopulation.
    Ces couples stériles seraient donc un moyen naturel d’auto-régulation des naissances.
    Cette théorie cloue le bec à ceux qui disent que l’homosexualité n’est pas naturelle.
    Mieux encore, elle tendrait à prouver que l’humanité possède une conscience collective qui la pousse à agir pour le bien de tous.
    L’homosexualité en sauveur écologique ne notre belle planète ! Magnifique non ?

  2. philca

    Hum, tu confonds sociologique et éthologique. Il s’agit bien là d’une étude éthologique. 😉
    (Même si l’homme est un animal pensant, mais bon…)

    Ta conclusion présente trois biais majeurs :
    1. Tu affirmes, sans le prouver, que cette étude est aussi applicable à l’homme (anthropomorphisme abusif) ;
    2. Tu affirmes, sans le prouver, que l’homosexualité résulterait d’un mécanisme d’origine sociétale (l’autorégulation des naissances n’a de sens que si elle s’applique au contexte plus général de la vie en société et de la prise en compte de l’espèce).
    3. Tu oublies que les lesbiennes ne sont pas, par nature, stériles.

    Ta thèse me semble surtout inopérante – voire dangereuse – pour une quatrième raison : contrairement à ce que tu affirmes ou suggères, l’homosexualité ne résulte pas d’un choix de vie.
    (Et, faute d’en prouver le lien de causalité, cette prétendue pulsion homosexuelle à finalité malthusienne relève d’une herméneutique pour le moins hasardeuse.)

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