L’homophobie coûte cher à l’économie mondiale

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L’homophobie coûte cher à l’économie mondiale

Photo de l'OCDE

L'OCDE siège à La Muette. Aujourd'hui, on y parle beaucoup. ©OCDE/DR.

(Blogmensgo, 30 mai 2012) Au moment où j’écris cet article se tient, au siège parisien de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) un colloque sur le coût de l’homophobie. Ce colloque du 30 mai 2012 est coorganisé par le Comité Idaho et son président Louis-Georges Tin, en partenariat avec deux associations d’agents de l’OCDE.

L’objectif de ce colloque est de chiffrer le coût de l’homophobie, afin de faire comprendre aux dirigeants politiques et aux leaders économiques à quel point il importe de lutter contre ce fléau. Le coût humain de l’homophobie n’étant pas quantifiable, c’est son coût économique et financier qui tient la vedette pendant que je sue à grosses gouttes – ou plus exactement à petites gouttes – en rédigeant ce texte.

Encore est-il quasi impossible de quantifier avec exactitude le coût de l’homophobie. On en connaît toutefois certains effets pervers, donc certains dommages potentiels.

L’homophobie a pour conséquence directe, en stigmatisant les gays, d’empêcher ou d’amoindrir les efforts de prévention et de lutte contre le VIH/sida, donc de renforcer la pandémie au sein des populations, donc d’en diminuer ipso facto la productivité et d’en alourdir la charge sur les budgets sanitaires.

Au travail, la stigmatisation des gays et des lesbiennes bride leur potentiel et leur créativité, donc leur valeur ajoutée des travailleurs et la productivité de l’entreprise.

Dans les couloirs de l'OCDE (photo)

Et dans ta boîte, il y a aussi une pause-câlins ? ©OCDE/Michael Dean.

Louis-Georges Tin à voulu marquer les esprits en invitant deux orateurs très particuliers : un dirigeant de Randstad et un député népalais gay, Sunil B. Pant. C’est-à-dire les représentants d’une part d’une entreprise de travail temporaire, observatoire avancé du marché du travail, et d’autre part d’un pays naguère assez homophobe, le Népal, qui mise aujourd’hui sur un fort développement touristique en faisant les yeux doux à la communauté LGBT.

Il n’existe aucune statistique officielle sur l’orientation sexuelle et sur ses conséquences en France. Thierry Laurent et Ferhat Mihoubi, professeurs d’économie à l’université d’Évry, on toutefois publié en mai 2011 une étude sur la discrimination salariale à l’encontre des gays et des lesbiennes (consultable en PDF).

Par rapport aux hétéros, les gays français gagnent 5,5 % de moins dans le secteur public et 6,2 % dans le secteur privé. En revanche, les lesbiennes gagneraient autant que les hétéros dans le secteur public et 2 % dans le secteur privé, car elles seraient considérées comme plus productives.

Commentaire. Les gays gagnent moins que les lesbiennes, qui gagnent moins que les hétéros ? Pas de doute, presque tout le monde y perd.

Philca / MensGo
(via toute la presse, dont Le Monde du 29 mai, 20Minutes.fr et Huffington Post du 30 mai 2012)

5 réponses

  1. Je savais pas que le Népal avait mis en place une politique touristique gay friendly. C’est intéressant et me donne bien envie de creuser la question pour voir son écho dans les pays de cette région.
    Ça me rappelle le concept de bonheur national brut (BNB) inventé et préconisé dans le pays voisin : le Bhoutan … mais je ne connais pas la situation pour les homosexuels qui y résident … ?

  2. Niina

    Et encore tu oublies les dépenses liés au agressions homophobes et d ordre général dépression er anxiété lié à l entourage homophobe etc.

  3. philca

    Tape Népal sur le moteur de recherche du blog et tu y trouveras notamment cet article.

  4. La radio gay au Québec Canada de langue française et musicale.

  5. philca

    À titre exceptionnel, je valide ce commentaire bien qu’il soit posté comme un cheveu dans la soupe, c’est-à-dire limite spam, sans lien avec l’article qu’il est censé commenter.

    Si tu avais un peu de jugeote, tu aurais posté ton commentaire sous un article dont la thématique se rapproche un peu plus de la tienne. Par exemple sous l’article que j’ai récemment consacré à Gayst :
    http://www.blogmensgo.fr/2012/05/18/gayst-radio-communaute-gay/

    Ou encore sous l’article relatif au livre de Marc devirnoy, qui a été très lu (l’article) :
    http://www.blogmensgo.fr/2011/09/23/les-ondes-de-la-tourmente-marc-devirnoy-annees-1930-voix-homo/

    La prochaine fois que je vois un commentaire comme ça, ce sera poubelle direct. 😛

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