La Slovénie invalide une loi favorable aux couples homosexuels

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La Slovénie invalide une loi favorable aux couples homosexuels

Photo de Janez Janša

Janez Janša. Le PM slovène a un faux air d’Alain Juppé, conservatisme inclus. ©Kpv.gov.si.

(Blogmensgo, 26 mars 2012) Le référendum du 25 mars 2012 sur le nouveau code de la famille slovène a été rejeté par une majorité de votants. Le texte visait à toiletter la loi de 1976 renforçant la protection des enfants, mais aussi en donnant plus de droits aux couples homosexuels et aux couples homoparentaux en Slovénie.

Selon des chiffres provisoires, le référendum a été rejeté par environ 56 % des suffrages. Les sondages voyaient le oui l’emporter mais le taux d’abstention a dépassé les 70 %, ce qui minimise la portée des intentions de vote.

Le texte soumis à référendum correspond à la nouvelle loi sur la famille adoptée en juin 2011 par le Parlement sous l’ancienne majorité de centre-gauche. L’actuel Premier ministre conservateur Janez Janša milite ouvertement contre ce texte, de même que des organisations de la société civile et que l’Église catholique slovène, qui ont obtenu les 40 000 signatures nécessaires à l’organisation d’un référendum.

La loi de juin 2011 n’a donc jamais été appliquée et le Parlement doit patienter un an après le référendum avant de pouvoir de nouveau l’inscrire à son ordre du jour.

La loi invalidée par référendum définissait la famille comme « un groupe comprenant au moins un enfant avec un ou deux parents, ou d’autres adultes apportant leur aide ». Les couples homosexuels obtenaient en outre un statut identique à celui des couples hétérosexuels mariés au regard de la fiscalité et de l’héritage. De plus, l’adoption homoparentale était légalisée à condition que l’enfant adopté soit celui de l’un des deux partenaires.

Sur un total de 2 millions d’habitants, la Slovénie ne recense qu’une centaine d’enfants vivant au sein d’un foyer gay ou lesbien.

Commentaire. Demi-déception, certes, mais demi-satisfaction quand même. C’est la très forte abstention qui a rendu possible la victoire du non au référendum.

On peut se féliciter de voir un pays des Balkans dialoguer – fût-ce à travers un débat houleux – sur le renforcement des droits dont bénéficie la communauté LGBT. C’est d’autant plus méritoire que la Slovénie, aussi peu étendue soit-elle, appartient à des Balkans où l’homophobie en toute saison est aussi répandue que le pollen au printemps.

Demi-satisfaction aussi, car il ne fait aucun doute que les principales dispositions aujourd’hui invalidées reviendront dans un an sur le devant de la scène parlementaire, donc politique et sociétale.

Philca / MensGo
(via toute la presse, dont NouvelObs.com et Le Figaro du 25 mars 2012)

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