En Écosse le clergé refuse de célébrer des mariages homosexuels

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En Écosse le clergé refuse de célébrer des mariages homosexuels

Affiche du magazine Inspires

L’Église épiscopalienne d’Écosse a quand même mis le VIH/sida en couverture de son bulletin de décembre… ©Scotland.anglican.org.

(Blogmensgo, 12 décembre 2011) L’Église épiscopalienne d’Écosse a fait savoir au gouvernement écossais, le 6 décembre 2011, qu’elle refuserait de célébrer des mariages entre personnes de même sexe. Une semaine plus tôt sa collègue presbytérienne livrait une réponse similaire, comme l’avaient déjà fait auparavant les chefs des communautés musulmane et catholique d’Écosse.
[Synthèse | Réponse détaillée (en PDF)]

Les dirigeants de toutes ces obédiences ont ainsi répondu par la négative à l’éventuelle célébration de mariages gay et lesbiens parmi leur ouailles. Ces réponses négatives font suite à la consultation lancée il y a trois mois par le gouvernement écossais sur le degré d’acceptation du mariage homosexuel par les autorités civiles et religieuses.

L’Église épiscopalienne d’Écosse, qui revendique 40 000 fidèles, appuie sa doctrine sur un canon stipulant que le mariage est l’« union physique, spirituelle et mystique d’un homme et d’une femme, créée par le consentement mutuel de leur cœur, de leur esprit et de leur volonté, en tant que liens sacrés de toute une vie institués par Dieu ». Et les dirigeants épiscopaliens de préciser qu’ils sont « opposés à la promulgation du mariage entre personnes de même sexe, que ce soit à titre religieux ou civil ».

Dans cette même réponse au gouvernement, la hiérarchie épiscopalienne se refuse à célébrer religieusement des partenariats civils (variante britannique du pacs), estimant que cette affaire-là ne regarde que les autorités civiles.

Mais l’Église épiscopalienne d’Écosse n’exclut pas de changer d’avis si l’Église anglicane, dont elle fait partie, adoptait une position finale différente. Les prélats anglicans estiment n’avoir pas encore eu le temps de trancher la question d’une manière définitive. Le cas échéant, un revirement total ou partiel de l’Église épiscopalienne d’Écosse reste envisageable.

Selon l’article qui me sert de source, « l’Église épiscopalienne d’Écosse avait par le passé semblé prendre une option plus libérale sur la question homosexuelle. Elle avait notamment soutenu que le fait d’être en couple homosexuel n’était pas une barrière à l’ordination pour le clergé ».

Les communautés religieuses et les ministres du culte ne seront pas dans l’obligation de célébrer des mariages homosexuels même si le mariage gay devenait légal, précise le gouvernement écossais. En Angleterre et en Écosse, les mariages civils hétérosexuels peuvent être célébrés et officialisés dans les lieux de culte plutôt qu’à la mairie si les deux futurs époux le souhaitent.

Commentaire. La définition du mariage donnée ci-dessus ne sort manifestement pas d’un cerveau jouissant de toutes ses capacités… d’intelligibilité. 🙂

Philca / MensGo
(via La Croix du 8 décembre 2011)

2 réponses

  1. Batman !

    Ça vous défrise que les chrétiens se réfèrent encore à la Bible hein ?

    ( Au fait, les “capacités d’intelligibilité” du creveau, ça n’existe pas ).

  2. philca

    Remplace « les capacités d’intelligibilité » par « le potentiel d’intelligibilité ». C’est du virtuel, de l’inachevé, du même pas conditionnel. À ne pas confondre avec l’intelligibilité elle-même, qui se situe un cran au-dessus dans le domaine du réel. 😛
    [Autrement dit, capacité à produire quelque d’intelligible.]

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