sept 292011
 

(Blogmensgo, 29 septembre 2011) Selon les données corrigées du recensement de 2010 mené par le Bureau du recensement, les États-Unis comptent 646 464 foyers homosexuels, dont 131 729 couples mariés et 514 735 couples en simple concubinage. En dix ans, le nombre des couples homosexuels a donc augmenté de 80,4 %, soit +63,9 % pour les couples en concubinage et +197,1 % pour les couples mariés.

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La précédente estimation avait largement gonflé les chiffres en s’appuyant sur une méthode de déclaration erronée. La statistique ainsi annulée faisait état de 901 997 couples homosexuels, dont 349 377 couples mariés et 552 620 couples en concubinage. Il ne s’agit d’ailleurs pas de couples, mais de foyers fiscaux où le responsable du foyer (« chef de famille » selon la terminologie française) vit en union avec une personne de même sexe sans lien de parenté.

La statistique redressée se rapproche désormais des conclusions de l’Enquête de 2010 sur les communautés américaines (ACS), enquête à vocation locale incluse dans le recensement de 2010 mais administrée sur un rythme annuel alors que le recensement général a une vocation décennale. Les statistiques de l’ACS sont obtenues par échantillonnage.

L’ACS 2010 avait comptabilisé 593 324 couples homosexuels, dont 152 335 couples mariés et 440 989 couples en concubinage. Donc, en comparant couples mariés et non mariés, (milliers de personnes, chiffres arrondis), respectivement 152 et 441, contre 152 (inchangé) et 429 (+2,8 %) en 2009.

Carte foyers homo par État

Le mariage gay dans l’Idaho, c’est pas pour tout de suite… ©Census.gov.

Les données du recensement général de la population comme celles du recensement communautaire ont été obtenues en croisant le prénom et le sexe des personnes interrogées. Avec toutefois un risque d’erreur sur le sexe assigné à chaque prénom : sans même évoquer le cas des prénoms mixtes comme Pat, des John se sont déclaré(e)s femmes et des Virginia se sont déclaré(e)s hommes.

Quoi qu’il en soit, pour 2010, le taux de couples homosexuels par rapport à la population totale s’élève à 0,55 % d’après les chiffres corrigés du recensement général, ou à 0,52 % selon les données de l’ACS. Le chiffre corrigé dépasse même ou avoisine 1,6 % dans cinq États. Par ordre décroissant : le district de Columbia (qui n’a pas statut d’État, mais bon…) avec presque 1,8 % dans l’agglomération de Washington (ou presque 1,2 % selon l’ACS), puis le Vermont, le Maryland, la Californie et l’Oregon.

Les cartes en PDF concernant la localisation des couples gay ou lesbiens mariés et ceux en simple concubinage ne se superposent que très imparfaitement. On notera que les couples homosexuels sont proportionnellement très peu présents dans une bonne partie des États du Midwest et du Nord, c’est-à-dire dans une vaste zone à dominante rurale.

Philca / MensGo
(via Terrafemina du 28 septembre 2011)

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sept 262011
 
Photo de Benjamin Lancar

Entre un pape de 84 ans et un friendly de 26 ans, tu choisis qui ? ©Benjamin-lancar.fr.

(Blogmensgo, 26 septembre 2011) Christian Vanneste, député du Nord (France) et le pape Benoît XVI ont tous deux récemment, chacun de son côté, réitéré leur opposition absolue au mariage homosexuel.

Le pape a saisi le prétexte d’une visite dans son Allemagne natale pour réaffirmer, le 24 septembre 2011, que l’Église catholique attache « une grande importance à la défense de l’intégrité et de l’unicité du mariage entre un homme et une femme ».

Âgé de 84 ans, le chef spirituel des catholiques a toutefois infléchi sa position en acceptant de rencontrer cinq victimes de prêtres pédophiles, soit 0,7 % des 700 Allemands qui ont reçu mois de 3 000 euros de dédommagement après avoir subi de tels actes. Le 24 septembre, quelque 8 000 personnes avaient manifesté contre la venue du pape à Berlin, ville dont le maire, Klaus Wowereit, est un homosexuel assumé.

Toujours aussi remonté contre le mariage entre personnes de même sexe, Christian Vanneste s’est trouvé une nouvelle bête noire en la personne de Benjamin Lancar (site web | page Facebook). Le député du Nord demande en effet que l’UMP (parti au pouvoir) prenne des sanctions à l’encontre du président des Jeunes populaires (section des jeunesses UMP), celui-ci ayant déclaré dans une interview à Têtu de septembre 2011 (en ligne depuis le 23 août) que Vanneste « n’a plus sa place » au sein de l’UMP en raison de ses prises de position homophobes. Lancar défend « des idées qui ne sont pas celles de nos électeurs », s’étrangle Vanneste.

Le jeune politicien de 26 ans avait fait savoir dans cette même interview son engagement, à titre personnel, en faveur du mariage homosexuel et de l’adoption homoparentale. Benjamin Lancar se dit en outre favorable à « l’ouverture de la PMA [procréation médicalement assistée] aux couples de femmes, et à l’encadrement de la GPA [gestation pour autrui], notamment pour les couples d’hommes ».

Commentaire. Le conseiller régional d’Île-de-France a une fibre manifestement gay-friendly, si l’on s’en réfère à son blog (chercher par exemple le mot homosexuel). Le choix de cette voie ne l’empêche pas de savoir compter les voix : « Et arrêtons de croire, à droite, que le mariage homo ferait perdre des voix », a-t-il dit à Têtu. Tout simplement du bon sens.

Philca / MensGo
(via NouvelObs.com du 24 septembre [pape], L’Express du 22 septembre et Têtu du 25 septembre 2011 [Vanneste])

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sept 232011
 
Livre Les ondes de la tourmente

Pas encore disponible en livre… audio. ©Ondesdelatourmente.free.fr.

(Blogmensgo, 23 septembre 2011) Puisqu’on évoquait hier encore ici même les mânes de Rudolf Brazda, l’article d’aujourd’hui s’intéressera une nouvelle fois aux Triangles roses, quoique d’une manière très indirecte. C’est en effet Marc Devirnoy que je vais évoquer ci-dessous, non pas comme créateur des sites Projet Triangles roses 2004 et Hexagone gay (cf. notre article du 24 mars 2010), mais comme auteur du roman Les ondes de la tourmente. Un roman historique, forcément.

Le roman de Marc Devirnoy parle bien évidemment d’homosexualité. Mais pas que. L’auteur dresse le tableau de l’univers radiophonique et de la montée du nazisme dans les années 1930, à travers l’évocation de Radio Strasbourg, de Radio Cité et de Lyon, à travers aussi la vie artistique à Paris, Lyon et Berlin, en Alsace et en Lorraine. Continue reading »

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