Le Royaume-Uni va autoriser certains gays à donner leur sang

1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars (Pas encore d'évaluation)
Loading...

Le Royaume-Uni va autoriser certains gays à donner leur sang

Photo de donneur de sang

Il semble triste. Normal, il n'a pas baisé depuis dix ans ! © Photoxpress.com/DXfoto.com.

(Blogmensgo, 11 avril 2011) Les ministres britanniques de la Santé et de l’Égalité s’apprêtent à faire remplacer l’interdiction totale de don du sang imposée aux homosexuels de sexe masculin par une autorisation applicable aux gays n’ayant eu aucun rapport sexuel depuis dix ans. La suppression totale de cette interdiction n’est pas à l’ordre du jour.

L’association Terrence Higgins Trust, spécialisée dans la lutte contre le VIH/sida, estime que 42 % des personnes contaminées en 2009 étaient des gays. Et le quart des 86 500 personnes séropositives au Royaume-Uni ignore sa propre séropositivité.

Consultée par son ministère de tutelle, la commission consultative sur la sécurité des dons de sang, de tissu et d’organe (Sabto) a calculé que 5 % des échantillons de sang seraient positifs au VIH si l’on demandait aux gays de ne donner leur sang qu’après cinq années d’abstinence sexuelle. Ce pourcentage diminuerait encore de moitié si l’on portait la période d’abstinence à une décennie, ce qui supprimerait en bonne partie le risque de contamination par des gays ignorant leur statut sérologique.

Les échantillons de sang font l’objet de vérification, mais une infime partie d’entre eux passe entre les mailles du filet à cause du délai d’incubation du VIH. Pourtant, on estime que 7 % des gays britanniques ayant des relations sexuelles donnent leur sang.

La date de promulgation de la nouvelle réglementation sur le don du sang au Royaume-Uni n’est pas encore connue. Le gouvernement a toutefois bel et bien l’intention de modifier le régime actuel, perçu comme potentiellement discriminatoire, tout en imposant un moratoire de dix ans sur la sexualité des gays qui souhaitent donner leur sang.

Commentaire. L’avant-dernier paragraphe ci-dessus montre l’écart entre la proportion des donneurs gay et celle des échantillons contaminés, alors que statistiquement il devrait y avoir quasi 3 % d’échantillons contaminés au VIH (soit, à la louche, 42 % des 7 % de gays qui pratiquent le don du sang). Cela montre que les gays qui donnent leur sang soit connaissent mieux que les autres leur statut sérologique, soit font l’effort de pratiquer un test de VIH avant de donner leur sang.

Un moyen de ne discriminer personne consisterait à réserver le don du sang aux titulaires d’une carte de donneur. Cette carte de donneur ne serait accordée qu’aux personnes – homosexuelles ou hétérosexuelles – ayant subi deux tests séronégatifs espacés d’au moins trois mois. Cela permettrait aussi de réduire le nombre de séropositifs ignorant leur séropositivité.

Philca / MensGo

(via The Telegraph et Slate du 11 avril 2011)

Pas de commentaire.

Ajouter un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *