Affiche Jungle Mousse

La tenue réglementaire prévoit moins de vêtements que ça, non ? © Gay-party.net

(Blogmensgo, 31 juillet 2010) D’éminents chercheurs en loisirologie ont trouvé un antidote infaillible contre la canicule et contre l’absence de canicule : la mousse. Une expérimentation géante et festive de cette géniale découverte se tiendra le dimanche 1er août 2010, à partir de 22 heures, au club Mad de Lausanne.

La mousse-party, intitulée Jungle Mousse, est également accessible aux mecs qui n’aiment pas l’eau ni la mousse et qui n’ont pas peur de payer plein tarif pour se priver du plaisir de se laver les neurones à grande eau mousseuse. Quant au lieu des réjouissances, c’est rue de Genève à Lausanne et non pas l’inverse. :-D

Les organisateurs recommandent vivement aux bulleurs fêtards d’apporter de vieilles godasses, des shorts sexy, des maillots de bain et des serviettes de bain. Je suggère aussi d’apporter de quoi se protéger les oreilles car le fait que le prospectus contienne trois fois le mot DJ n’est certainement pas innocent. Et bien sûr, on est prié de sortir suffisamment couvert…

Pour tout renseignement complémentaire et pour savoir où et comment réserver, on clique sur ce lien ou sur l’image qui illustre cet article. Mieux vaut réserver, ne serait-ce que pour payer 5 francs suisses de moins que les 30 francs (3,7 euros de moins que 22 euros) demandés à ceux qui achètent leur billet sur place.

Amusez-vous bien, bande de moussaillons !

Philca / MensGo
(via courriel de Gay Party, reçu le 30 juillet 2010)

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Photo de la Gay Pride de Jérusalem

Les manifestants sont restés sages et les chars extrêmement discrets… © Activestills.org / Oren Ziv.

(Blogmensgo, 30 juillet 2010) La 9e Gay Pride annuelle de Jérusalem a rassemblé environ 2 000 participants et presque autant de policiers pour les encadrer, sur fond d’intolérance religieuse. La manifestation fut très sage, car les organisateurs avaient interdit toute attitude provocatrice.

Le cortège revendiquait l’égalité des droits pour tous les couples et individus, quelle que soit leur orientation sexuelle. Cette revendication a trouvé son point d’orgue devant le Parlement national (Knesset). La revendication était souvent d’ordre religieux, nombre de participants ayant revêtu une kipa juive aux couleurs de l’arc-en-ciel.

Presque 2 000 contre-manifestants se réunissaient pendant ce temps-là dans le quartier ultrareligieux de Méa Shéarim. Ils ne se sont pas privés de psalmodier contre la Gay Pride, mais la police leur avait strictement interdit d’utiliser des ânes pour stigmatiser la population LGBT.

Si Jérusalem n’interdit pas l’homosexualité, elle la tolère beaucoup moins que Tel-Aviv où l’ouverture d’esprit est plus grande. Il existe bien une plage dans la capitale où l’on peut afficher son homosexualité au grand jour, mais cette plage jouxte une plage réservée aux chiens.

La Gay Pride de Jérusalem n’a bien sûr pas manqué de commémorer la fusillade qui endeuilla, le 1er août 2009, un centre LGBT à Tel-Aviv (cf. notre article du 3 août 2009). Le tireur fou n’a jamais été appréhendé.

Philca / MensGo
(via toute la presse du 29 juillet 2010, dont AFP et blog News du Proche et du Moyen-Orient)

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Photo de footballeurs

Depuis qu'il a fait son coming out, il ne touche plus terre ! © Getty Images 2010 / Ian Walton.

(Blogmensgo, 28 juillet 2010) Deux chercheurs de l’université du Staffordshire organisent un sondage en ligne dont les résultats (ici au format Word) de la première vague de questions montrent que 93 % des 2 000 répondants affirment que l’homophobie n’a pas sa place dans le football, 7 % considérant que les joueurs gay n’ont pas leur place dans le football. Dans le même ordre d’idées, 90 % des sondés pensent que seules comptent les performances sportives des footballeurs et non pas leurs préférences sexuelles. Le sondage se poursuit avec une deuxième vague de questions visant cette fois-ci à affiner les réponses glanées lors de la première vague.

Pendant trois semaines, la première vague de questions s’est penchée à plusieurs reprises sur la question du coming out et de l’outing. Selon les premiers résultats, les footballeurs gay choisissent de rester dans le placard afin de préserver leur valeur commerciale et non pas parce qu’ils craignent les réactions de leurs fans ou de leurs coéquipiers. Les répondants sont 60 % à juger qu’un footballeur gay doit avoir le courage de ne pas rester dans le placard, mais ils sont 40 % à penser que les footballeurs gay n’ont pas à faire connaître leur orientation sexuelle car il s’agit là d’un sujet strictement privé.

Beaucoup de personnes interrogées estiment comparable la situation des footballeurs homosexuels d’aujourd’hui à celle des joueurs noirs dans les années 1970 et 1980. On peut toutefois objecter que la négritude d’un joueur est une donnée objective, alors que son homosexualité reste facilement indétectable sur le terrain.

La deuxième vague de questions cherche à tirer les enseignements de la première vague et sollicite l’avis des sondés sur diverses questions sociétales. Par exemple, sur l’impact réel des campagnes contre l’homophobie ou de multiples sorties du placard. De même les deux chercheurs, Ellis Cashmore et Jamie Cleland, demandent-ils aux internautes leur avis sur l’outing forcé des footballeurs gay par les médias.

Les deux chercheurs soupçonnent que les footballeurs craignent plus la réaction des médias que celle de leurs fans ou de leurs coéquipiers. C’est ce qui inciterait les footballeurs gay à ne pas dévoiler leur homosexualité. Le joueur noir Justin Fashanu (cf. notre article du 12 mars 2009) reste à ce jour le seul footballeur professionnel britannique ayant révélé son homosexualité avant la fin de sa carrière. « Il se trouve, explique Ellis Cashmore, que j’ai interviewé feu Justin Fashanu [il s’est suicidé en 1998] avant qu’il ne sorte du placard. Il était tellement confronté au racisme dans les années 1980 qu’il n’en pouvait plus. Et lorsqu’il a fait son coming out, il craignait le pire. Mais en fait, les pires attaques sont venues des médias. »

Commentaire. Sondage plutôt anglo-britannique, mais dont la teneur et les enseignements sont facilement transposables au-delà de la Manche. Les médias, plus redoutables que les fans ou les coéquipiers ? Ellis Cashmore pense que l’homophobie verbale des supporteurs servirait juste à faire « couleur locale » et n’aurait rien à voir avec une homophobie réelle. Mouais. Et quand on voit l’attitude des grévistes de l’équipe de France à l’encontre de l’homosexualité supposée de leur coéquipier Yoahnn Gourcuff, l’on se dit que les médias, aussi fangeux soient-ils, sont peut-être des agneaux inoffensifs.
Et si Cashmore avait raison ? Peut-être que les supporteurs traitent aujourd’hui Gourcuff de pédé ou d’enculé pour faire couleur locale, et qu’ils cesseront de l’appeler de la sorte si d’aventure le beau joueur bordelais avouait qu’il est homosexuel…

Philca / MensGo
(via toute la presse du 27 juillet 2010, dont Grioo.com et So Foot)

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