Archives pour février 2010
 David Stancliffe. L'évêque de Salisbury est favorable au pacs gay, mais il prend bientôt sa retraite. © Salisburyanglican.org.uk.
(Blogmensgo, 25 février 2010) Sept évêques anglicans en exercice ou retraités ont, le 23 février 2010, appelé la chambre haute du Parlement britannique à soutenir un amendement en faveur du mariage gay dans les lieux de culte religieux. L’amendement doit être déposé le 2 mars devant la Chambre des Lords par un homosexuel notoire, lord Waheed Alli. Le gouvernement travailliste n’a pas encore fait savoir s’il soutiendrait l’amendement.
Le texte vise à rectifier la loi sur l’égalité en donnant la possibilité aux couples homosexuels de se pacser dans les églises, temples, mosquées, synagogues et autres édifices cultuels. Le mariage religieux est pour l’instant réservé aux seuls couples hétérosexuels. Les couples homosexuels n’ont droit qu’à un simple pacs laïc.
L’absence de choix entre une union civile ou religieuse est « parfaitement discriminatoire » à l’encontre des couples de même sexe, plaident l’évêque de Salisbury et les six autres évêques siégeant à la Chambre des Lords.
L’amendement devrait obtenir le soutien des conservateurs. En cas d’adoption, l’Église anglicane britannique refusera sans doute officiellement de célébrer des unions homosexuelles, mais certains pasteurs pourraient en célébrer à titre individuel.
Il apparaît certain que plusieurs évêques anglicans appartenant à la Chambre des Lords, en particulier ceux de Winchester et de Chichester, tenteront de faire capoter l’amendement comme ils l’ont déjà fait, le 25 janvier 2010, en torpillant un texte relatif à l’élargissement du pacs au sein de trois communautés religieuses… non anglicanes.
Philca / MensGo
(via La Croix et The Daily Telegraph du 23 février, et The Guardian du 24 février 2010)
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 Culotté ! Douglas F. Gansler a commandé un rapport sur le mariage gay à un sénateur… gay. © Oag.state.md.us.
(Blogmensgo, 25 février 2010) Le Maryland va prochainement reconnaître les unions homosexuelles célébrées ailleurs que dans cet État, a déclaré le 24 février 2010 son ministre de la Justice, le démocrate Douglas F. Gansler. Et de préciser que les administrations du Maryland doivent dès maintenant accorder aux couples homosexuels mariés les mêmes droits que ceux des couples hétérosexuels mariés.
Douglas Gansler appuie sa décision sur un rapport (en PDF) qui lui a été remis la veille par un sénateur ouvertement gay, Richard S. Madaleno Jr. Le « principe de base », est-il stipulé page 53, « est qu’un mariage valable là où il a été célébré reste valable au Maryland ».
Seuls cinq États américains autorisent la célébration de mariages gay : l’Iowa et quatre des six États de la Nouvelle-Angleterre (Connecticut, Massachusetts, New Hampshire et Vermont). Le district de la capitale Washington reconnaît lui aussi les unions homosexuelles contractées ailleurs (cf. notre article du 2 décembre 2009), de même que l’État de New York. Avec le Maryland, on obtient une formule de 5 + 3, voire bientôt 6 + 2, puisque Washington DC autorisera les mariages homosexuels sur ton territoire dès mars 2010.
La décision de Gansler risque toutefois d’être contestée en justice, car elle suscite un tollé dans les milieux politiques conservateurs et plusieurs évêques s’en offusquent publiquement. Bien qu’il préfère la solution du pacs à celle du mariage gay, le gouverneur démocrate Martin O’Malley a fait sienne la décision de son ministre de la Justice. Les autres leaders démocrates estiment qu’une telle décision n’est pas forcément opportune à l’approche des élections générales d’octobre 2010.
Philca / MensGo
(via toute la presse américaine du 25 février 2010, dont Washington Post et CatholicCulture.org)
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 Le général Casey (photo) ne veut pas d’un moratoire. « Ça veut dire que les hétéros seront fusillés par des hétéros et les homos par des homos. On fait comme ça, les amis ? » © Army.mil.
(Blogmensgo, 24 février 2010) Les généraux Casey et Schwartz, chefs d’état-major respectivement de l’armée de terre et de l’armée de l’air américaine, se disent inquiets d’une éventuelle levée du tabou homosexuel au sein de l’US Army. Ils l’ont fait savoir le 23 février 2010 devant la commission des Forces armées, le premier au Sénat et le second à la Chambre des représentants.
George Casey nourrit de « sérieuses inquiétudes » sur l’opportunité d’une telle mesure, alors que l’armée est « pleinement engagée » en Irak et en Afghanistan. Norton Schwartz estime lui aussi que le moment de s’attaquer au tabou homosexuel aurait pu être mieux choisi. Casey et Schwartz évoquent en outre un possible impact négatif sur la discipline au sein des troupes. Ce faisant, les deux généraux contredisent les déclarations du chef d’état-major général des armées, l’amiral Michael Mullen, et du président Barack Obama.
Carl Levin, qui préside la commission sénatoriale, suggère de se contenter pour l’instant d’un moratoire : on ne toucherait pas à la loi de 1993, mais on cesserait de l’appliquer. Le général Casey est toutefois hostile à un tel moratoire, tout comme le secrétaire d’État aux Armées, John McHugh. Ils estiment qu’une telle solution risque de compliquer les choses.
L’audition des deux chefs d’état-major s’inscrit dans le processus de réexamen de la fameuse loi « Don’t ask, don’t tell » (Ne rien demander, ne rien dire) qui autorise le maintien des homosexuels dans l’armée tant que leur homosexualité demeure cachée. Un tel processus pourrait prendre une année entière. Si 56 % des Américains (sondage de 2009) souhaitent l’abrogation du tabou homosexuel dans l’armée, seul un votre du Congrès peut abroger la loi en vigueur depuis 1993.
Philca / MensGo
(via Tribune de Genève et Reuters du 23 février 2010)
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 C'est bien Londres (ici en 2007) et non Tel-Aviv qui accueillera la WorldPride 2012. © Pridelondon.org.
(Blogmensgo, 23 février 2010) Les Gay Prides de Madrid, Berlin, Varsovie, Londres et Rome verront circuler un Love bus israélien aux couleurs arc-en-ciel dont l’objectif est de promouvoir l’image gay-friendly de Tel-Aviv. Il s’agirait aussi de militer pour que Tel-Aviv accueille le millésime 2012 de la WorldPride (Gay Pride internationale).
L’information estampillée AFP, relayée par de nombreux médias et sites web, émanerait de Yédiot Aharonot. Le site anglophone du quotidien israélien reste toutefois muet sur cette affaire. Quant à la WorldPride (fiche Wikipedia), c’est à Londres qu’elle se tiendra en 2012, tandis que Toronto accueillera l’événement en 2014.
Le site spécialisé Gay Tel Aviv Guide ne parle pas non plus du Love bus et se borne à annoncer la tenue de la Gay Pride de Tel-Aviv pour le 11 juin 2010, sans doter plus de détails. Le Love bus militerait-il pour une WorldPride ultérieure ?
Quoi qu’il en soit, la même dépêche AFP rapporte que les initiateurs de cet « autobus de l’amour » cherchent à financer leur projet par la mairie de Tel-Aviv et le ministère israélien du Tourisme. Le projet consiste à transporter des danseurs, des musiciens et des spécimens de la gastronomie israélienne.
Philca / MensGo
(via toute la presse du 22 février 2010, dont Le Figaro)
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 Virés de chez eux, parfois suicidaires et désormais menacés par un fou… © Le-refuge.org.
(Blogmensgo, 22 février 2010) C’est en principe aujourd’hui 22 février 2010 que l’association d’aide aux homos en rupture familiale Le Refuge de Montpellier (France) doit porter plainte contre l’auteur anonyme de menaces de mort. L’association a en effet reçu une lettre dont l’auteur menace de tuer les jeunes gays et lesbiennes hébergés dans les appartements du Refuge.
Affirmant que l’homosexualité est contre-nature et que les homos sont décérébrés, le mystérieux correspondant promet une mortelle expédition punitive : « On connaît toutes les habitudes de vos protégés et croyez-nous on va les criblés de plombs et les mettre en pièces détachées pour les punir. » La signature de la lettre ne permet aucune identification certaine.
La classe politique et la société civile se sont largement fait l’écho du Refuge après que celui-ci eut demandé « le soutien de la classe politique et des responsables associatifs » et des mesures de sécurité spécifiques pour ses jeunes protégés.
Le Refuge siège à Montpellier, où il offre aux jeunes homos adultes en rupture de ban familial un hébergement provisoire et un accompagnement psychosocial (cf. notre article du 24 septembre 2008). L’association dispose d’une antenne à Montreuil, en banlieue parisienne, où elle effectue le même type de démarche (cf. notre article du 9 mars 2009).
Philca / MensGo
(via toute la presse, dont Le Figaro du 18 février et NouvelObs.com du 19 février 2010)
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